Société
Publié le
20/10/2025
Résultats ajustés
du 19/08/2026 à 21:43
Depuis toujours
Réponses
946
Pour
91%
Contre
9%
L'empathie, longtemps cantonnée au registre des émotions, fait aujourd'hui l'objet d'un intérêt croissant dans les champs de la psychologie et des sciences cognitives. La question de savoir si elle constitue une forme d'intelligence à part entière touche à des enjeux concrets : la manière dont certaines aptitudes humaines sont valorisées, dans l'éducation, le monde du travail ou la vie sociale. Sur ce sujet, les répondants sur Politês expriment une adhésion très nette. Neuf répondants sur dix considèrent que l'empathie est une forme d'intelligence, contre seulement 9 % d'un avis contraire. Ce niveau de consensus est rare, et il mérite d'être examiné dans ses nuances. Premier enseignement : un écart entre les genres, modeste mais cohérent. Les femmes se prononcent en faveur de cette proposition à 93 %, contre 89 % chez les hommes. Si l'écart reste limité, il va dans le sens d'une association peut-être plus intuitive, chez les répondantes, entre empathie et capacités intellectuelles — ce que certains travaux sur la socialisation différenciée pourraient contribuer à éclairer. Deuxième enseignement : une légère variation selon l'âge, aux deux extrémités de la distribution. Les 15-17 ans et les 65 ans et plus affichent les niveaux d'adhésion les plus bas, respectivement 85 % et 83 %, là où les autres tranches d'âge se situent autour de 91-92 %. Ces écarts restent modestes, mais pourraient suggérer que la reconnaissance de l'empathie comme forme d'intelligence est particulièrement ancrée chez les adultes en activité, davantage exposés aux discours professionnels valorisant les compétences émotionnelles. Troisième enseignement : une variation selon la catégorie socioprofessionnelle. Les CSP+ adhèrent à la proposition à 94 %, contre 89 % pour les CSP- et 87 % pour les inactifs. Cet écart pourrait s'expliquer par le fait que les catégories les plus diplômées ou les plus exposées aux environnements managériaux auraient davantage intériorisé des cadres théoriques valorisant les compétences relationnelles au même titre que les capacités analytiques — sans que l'on puisse pour autant établir de lien de causalité direct. Ce résultat s'inscrit dans une évolution plus large de la conception de l'intelligence. Depuis les travaux de Howard Gardner sur les intelligences multiples, et la popularisation du concept d'intelligence émotionnelle par Daniel Goleman dans les années 1990, la définition de ce qu'on appelle « intelligence » s'est progressivement élargie. L'empathie, qui associe des dimensions cognitives et affectives — la compréhension du monde intérieur d'autrui autant que le ressenti partagé — s'inscrit naturellement dans ce cadre élargi. Il n'est donc pas surprenant que cette représentation soit aujourd'hui largement partagée. Au fond, ce quasi-consensus invite à une question plus large : si l'empathie est si largement reconnue comme une forme d'intelligence, cela se traduit-il dans les priorités éducatives, managériales ou politiques ? L'adhésion à une idée et sa traduction concrète dans les pratiques sont deux choses que les données ne permettent pas, à elles seules, de rapprocher.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours
MayMay
a demandé
Réponses
8672
Lisa
a demandé
Réponses
8130
Aztek21
a demandé
Réponses
8105