Société
Publié le
07/03/2026
Résultats ajustés
du 16/09/2026 à 15:39
Depuis toujours
Réponses
1393
Oui
19%
Non
81%
La question de savoir si l'on réside encore dans sa ville de naissance touche à des réalités concrètes : trajectoires de vie, mobilité professionnelle, attractivité des territoires et sentiment d'appartenance. Elle permet d'appréhender, indirectement, la manière dont les Français s'inscrivent géographiquement dans leur propre histoire. Le résultat est net : quatre Français sur cinq ne résident plus dans leur ville de naissance. Avec 81 % de réponses négatives contre 19 % de positives, la mobilité résidentielle apparaît comme la norme, le maintien dans sa ville natale comme l'exception. Premier enseignement, et sans doute le plus marquant : l'effet de l'âge sur cette répartition. Les 15-17 ans affichent le taux le plus élevé de résidence dans leur ville natale, avec 38 %, soit le double de la moyenne nationale. Ce chiffre est cohérent avec le fait que cette tranche d'âge n'a pas encore, pour la grande majorité, entrepris d'études supérieures ou de mobilité professionnelle. À mesure que l'on avance en âge, ce taux diminue sensiblement : il tombe à 26 % chez les 18-24 ans, puis à 21 % chez les 25-34 ans, avant d'atteindre son point bas à 15 % chez les 35-49 ans. Cette trajectoire descendante pourrait suggérer que la mobilité s'accumule avec le temps, notamment sous l'effet des grandes étapes de vie. Fait notable, les tranches 50-64 ans et 65 ans et plus remontent légèrement, à respectivement 18 % et 19 %, ce qui pourrait indiquer un léger effet de retour ou, alternativement, que les générations concernées ont connu des mobilités globalement moins étendues. Deuxième enseignement : un écart régional perceptible. L'Île-de-France se distingue avec seulement 13 % de résidents nés dans leur ville actuelle, soit le taux le plus bas de toutes les régions. À l'opposé, le Nord-Est affiche 30 %, le niveau le plus élevé. Les régions Nord-Ouest, Sud-Ouest et Sud-Est se situent dans une fourchette intermédiaire, autour de 23-24 %. Ces chiffres pourraient aller dans le sens d'une attractivité particulière de la région parisienne, qui concentrerait des arrivées venues de toute la France, diluant mécaniquement la part de natifs parmi ses résidents. Troisième enseignement : les catégories socioprofessionnelles font également apparaître des écarts notables. Les CSP+ ne sont que 15 % à résider dans leur ville natale, contre 23 % pour les CSP- et 25 % pour les inactifs. Ce résultat pourrait suggérer que les mobilités liées aux études supérieures et aux carrières qualifiées s'accompagnent d'un éloignement plus fréquent de la ville natale. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où la mobilité résidentielle constitue, depuis plusieurs décennies, une composante structurelle de la société française. Les grandes reconfigurations territoriales du XXe siècle, l'essor de la périurbanisation et les politiques visant à renforcer l'attractivité des petites villes ont progressivement distendu le lien entre lieu de naissance et lieu de vie pour une large majorité. Les disparités régionales et générationnelles rappellent toutefois que cette mobilité n'est ni uniforme ni inéluctable. Les résultats présentés ici sont redressés afin de refléter au mieux la diversité de la population française. Les répondants sur Politês confirment ainsi une tendance structurelle déjà documentée par ailleurs. En définitive, la ville natale apparaît davantage comme un point de départ que comme un ancrage durable pour la majorité des Français. Les déterminants de ceux qui y restent ou y reviennent — attachement, contraintes, choix délibéré — constituent une dimension que les seuls chiffres ne permettent pas, à ce stade, de trancher.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours
MayMay
a demandé
Réponses
8741
Aztek21
a demandé
Réponses
8197
Lisa
a demandé
Réponses
8187