Société

Publié le

07/03/2026

Est-ce que vous résidez dans votre ville de naissance ?

Résultats ajustés

du 31/10/2026 à 06:02

Depuis toujours

Réponses

1507

Oui

19%

Non

81%

Synthèse des résultats

La question de résider dans sa ville de naissance touche à la fois aux dynamiques de mobilité résidentielle et aux liens d'appartenance territoriale. Elle invite à interroger ce qui retient ou éloigne les individus de leur lieu d'origine, entre contraintes économiques, aspirations personnelles et attachement identitaire. Sur l'ensemble des répondants interrogés dans le cadre de cette enquête Politês, le constat est net : 81 % déclarent ne plus résider dans leur ville de naissance, contre 19 % qui y vivent encore. Ces données dessinent le portrait d'une population majoritairement mobile, dont les trajectoires résidentielles ont conduit la grande majorité loin de leur point de départ. Le premier enseignement est générationnel. Les répondants les plus jeunes, dans la tranche des 15-17 ans, sont proportionnellement les plus nombreux à résider encore dans leur ville de naissance, avec 38 % de réponses positives. Ce taux diminue progressivement avec l'âge : il passe à 26 % chez les 18-24 ans, puis à 21 % chez les 25-34 ans, avant de se stabiliser autour de 15 à 18 % pour les tranches plus âgées. Ces chiffres pourraient suggérer que le départ de la ville natale s'opère principalement au moment des études supérieures ou de l'entrée dans la vie active, et que les individus établis dans leur vie adulte ont, pour leur grande majorité, quitté leur lieu d'origine géographique. Le deuxième enseignement porte sur les catégories socioprofessionnelles. Les CSP+ présentent le taux de résidence dans la ville de naissance le plus faible, à 15 %, contre 24 % pour les CSP- et 25 % pour les inactifs. Ces écarts pourraient aller dans le sens d'une mobilité plus importante associée à des parcours professionnels qualifiés, qui impliquent davantage de déplacements géographiques pour accéder aux emplois correspondants. Troisième enseignement, la dimension régionale. L'Île-de-France se distingue avec seulement 13 % de résidents dans leur ville de naissance, soit le niveau le plus bas parmi toutes les régions. Le Nord-Est présente, à l'inverse, le taux le plus élevé, avec 30 %. Ces écarts pourraient s'expliquer par l'attractivité exercée par les grandes métropoles, et Paris en particulier, sur des populations venues de toute la France, ce qui réduit mécaniquement la proportion de natifs parmi les résidents. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où la mobilité résidentielle en France, bien qu'en légère diminution ces dernières années selon les données de l'Insee, reste un phénomène structurant. Les déplacements demeurent souvent locaux et intra-départementaux, ce qui pourrait nuancer le sentiment d'éloignement ressenti. Par ailleurs, des travaux en sociologie urbaine rappellent que le lien à une ville natale peut persister indépendamment de la résidence effective, à travers des liens familiaux, affectifs ou identitaires. Ces résultats sont issus d'un échantillon redressé de 1 470 répondants, représentatif de la population française, et doivent être lus comme une tendance de fond plutôt que comme des conclusions définitives. Au-delà du simple constat de mobilité, ces données posent une question plus large sur la nature du lien au territoire : résider ailleurs que dans sa ville natale signifie-t-il s'en détacher, ou peut-on entretenir un sentiment d'appartenance fort avec un lieu que l'on a quitté ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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