Société
Publié le
23/11/2025
Résultats bruts
du 15/09/2026 à 16:55
Depuis toujours
Réponses
3995
Oui
97%
Non
2%
Ne sais pas
1%
La notion de consentement occupe une place croissante dans les débats éducatifs et sociétaux en France. Longtemps cantonnée au champ juridique ou à la sphère familiale, elle s'est progressivement imposée comme un enjeu de formation dès le plus jeune âge, portée notamment par les évolutions législatives et les prises de conscience collectives autour des violences sexuelles. La question posée aux répondants sur Politês interroge directement leur adhésion à ce principe éducatif. Le résultat est d'une clarté rare : 97 % des répondants estiment qu'il est important d'inculquer aux enfants la notion de consentement. Seulement 2 % y sont opposés et 1 % se déclarent sans avis. On se trouve ici face à l'un des niveaux d'accord les plus élevés que peut produire une question d'opinion publique, signalant un consensus qui dépasse les clivages habituels. Premier enseignement, la variable de genre révèle un écart modeste mais cohérent. Les femmes adhèrent à cette idée à 98 %, contre 96 % chez les hommes. L'écart reste limité, mais il pourrait suggérer que les femmes, davantage concernées en moyenne par les questions de violence sexuelle et d'intégrité corporelle, expriment une sensibilité légèrement plus forte sur ce sujet. Deuxième enseignement, c'est l'âge qui produit la variation la plus notable. Le soutien est quasi unanime chez les moins de 35 ans, entre 97 % et 98 %, mais il diminue progressivement avec l'âge. Chez les 50-64 ans, il s'établit à 93 %, ce qui reste très majoritaire. Cet écart générationnel, bien que discret en valeur absolue, mérite d'être noté. Il pourrait aller dans le sens d'une familiarisation plus grande des générations plus jeunes avec ce vocabulaire et ces enjeux, sans qu'il soit possible d'en tirer de conclusion définitive. Ce résultat s'inscrit dans un contexte où le cadre légal et éducatif français a évolué de manière significative. La loi de 2021 a fixé à 15 ans l'âge du consentement sexuel, et l'éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle figure désormais dans les programmes de l'Éducation nationale. Ces évolutions institutionnelles ont pu contribuer à ancrer cette notion dans le débat public, même si des controverses persistent quant aux modalités concrètes de son enseignement dans les établissements scolaires. Le mouvement #MeToo a par ailleurs participé à faire du consentement un terme partagé, compris au-delà des seuls cercles militants ou professionnels. Les résultats présentés ici sont des données brutes, non redressées. Le profil de l'échantillon, avec une surreprésentation des 18-34 ans, invite à interpréter ces chiffres avec une légère prudence, notamment pour les segments générationnels plus âgés dont les effectifs sont plus réduits. Au-delà des chiffres, ce niveau d'adhésion interroge moins sur le principe que sur sa mise en œuvre. Si le consensus sur l'importance d'enseigner le consentement aux enfants paraît établi, les questions qui restent ouvertes portent davantage sur les modalités concrètes : à quel âge introduire ce sujet, par qui l'aborder, et selon quels contenus pédagogiques ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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Depuis toujours
MayMay
a demandé
Réponses
8741
Aztek21
a demandé
Réponses
8197
Lisa
a demandé
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8187