Société
Publié le
23/11/2025
Résultats bruts
du 30/05/2026 à 07:53
Depuis toujours
Réponses
3855
Oui
97%
Non
2%
Ne sais pas
1%
La notion de consentement occupe une place croissante dans le débat public, portée notamment par les évolutions législatives récentes, le mouvement #MeToo et les discussions autour de l'éducation à la vie affective et sexuelle à l'école. Interroger les Français sur l'importance d'inculquer cette notion aux enfants revient à sonder un pilier de l'éducation préventive, à la croisée de la protection de l'enfance, de la culture du respect et de la transmission des valeurs. Le résultat est net : 97 % des répondants sur Politês se prononcent en faveur de l'inculcation de la notion de consentement aux enfants. Seulement 2 % y sont opposés, et 1 % se déclarent sans opinion. On se trouve ici face à l'un des niveaux d'adhésion les plus élevés que peut produire une question d'opinion, ce qui traduit un consensus remarquablement stable à travers les grandes catégories de la population. Premier enseignement : l'adhésion est quasi-identique entre les femmes et les hommes, avec un léger écart — 99 % des femmes et 96 % des hommes répondent favorablement. Cet écart, modeste en valeur absolue, pourrait suggérer que la question du consentement résonne de manière légèrement plus directe chez les femmes, dans un contexte où elles sont statistiquement plus exposées aux violences sexuelles. Il ne s'agit pas d'une divergence, mais d'une nuance qui mérite d'être relevée. Deuxième enseignement : une variation générationnelle se dessine. L'adhésion atteint 98 % chez les 15-34 ans, avant de s'éroder progressivement avec l'âge — 96 % chez les 35-49 ans, 93 % chez les 50-64 ans. Chez les 65 ans et plus, le soutien descend à 86 %, avec par ailleurs 8 % de sans-réponse, un taux nettement plus élevé que dans les autres tranches d'âge. Cet écart générationnel pourrait aller dans le sens d'une intégration plus récente de la notion de consentement dans le langage et les représentations des générations plus jeunes, sans qu'on puisse pour autant conclure à une opposition de valeurs. Ce résultat s'inscrit dans un contexte où la question du consentement a connu une profonde transformation dans l'espace public. La loi du 21 avril 2021 a fixé des seuils de non-consentement irréfragable pour les mineurs, tandis que les débats parlementaires en cours portent sur l'inscription explicite du consentement dans la définition légale du viol. Par ailleurs, le programme d'Éducation à la Vie Affective, Relationnelle et Sexuelle, expérimenté en 2025, place la question de l'enseignement du consentement à l'école au cœur des politiques éducatives, même si sa mise en œuvre reste inégale selon les établissements. Une précision méthodologique s'impose : les résultats présentés sont des données brutes, non redressées. Le profil des répondants, plus jeune et plus féminin que la population générale, pourrait contribuer à amplifier légèrement les niveaux d'adhésion observés. Cette réserve s'applique en particulier à la lecture des résultats des segments les plus réduits. Au-delà du chiffre agrégé, ce quasi-consensus invite à déplacer le regard : si l'importance du principe est aussi largement partagée, les questions qui demeurent ouvertes concernent la manière de le transmettre, les outils pédagogiques à mobiliser, et les conditions concrètes d'une éducation effective et homogène sur l'ensemble du territoire.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours
MayMay
a demandé
Réponses
8033
Aztek21
a demandé
Réponses
7601
Lisa
a demandé
Réponses
7484