Société
Publié le
23/11/2025
Résultats bruts
du 25/07/2026 à 00:13
Depuis toujours
Réponses
3932
Oui
97%
Non
2%
Ne sais pas
1%
La notion de consentement occupe une place croissante dans les débats éducatifs et législatifs français. Au-delà de sa dimension strictement sexuelle, elle renvoie à la capacité des enfants à exprimer leurs désirs, à poser des limites et à développer leur autonomie. La question de son enseignement auprès des plus jeunes cristallise des enjeux à la fois pédagogiques, sociaux et juridiques. Sur ce sujet, les répondants sur Politês expriment une adhésion très large : 97 % d'entre eux considèrent qu'il est important d'inculquer aux enfants la notion de consentement. Seuls 2 % y sont opposés, et 1 % déclarent ne pas savoir. Ce niveau de convergence est remarquable et dessine un consensus fort, toutes catégories confondues. Premier enseignement : un écart générationnel notable. Si les tranches d'âge les plus jeunes affichent des niveaux d'adhésion proches de 98 %, les 50-64 ans descendent à 93 % et les 65 ans et plus à 86 %, avec une part de « ne sais pas » atteignant 8 % dans ce dernier groupe. Cela pourrait suggérer que la sensibilité à cette notion, telle qu'elle est aujourd'hui formulée, est moins bien ancrée chez les générations plus âgées, sans qu'on puisse en déduire une opposition de fond. Deuxième enseignement : un léger écart entre les genres. Les femmes et les personnes non binaires affichent des taux d'adhésion de 98 % et 99 %, légèrement supérieurs aux 96 % enregistrés chez les hommes. L'écart reste faible, mais il pourrait aller dans le sens d'une sensibilité plus marquée chez les femmes et les personnes non binaires à cette question, ce qui peut être mis en lien avec une exposition plus fréquente aux problématiques de violences ou de discrimination. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où l'éducation au consentement gagne en visibilité institutionnelle en France. Un programme national d'éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle a été adopté début 2025, avec pour objectif d'intégrer la notion de consentement dans les programmes scolaires dès la maternelle. Par ailleurs, la notion de consentement est en cours d'intégration dans la définition juridique du viol et des agressions sexuelles dans le Code pénal. Ces évolutions législatives et pédagogiques s'inscrivent dans un contexte où près de 160 000 mineurs seraient victimes de violences sexuelles chaque année, selon la Commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants. Précision méthodologique : les résultats présentés ici sont des données brutes, non redressées. Le profil des répondants peut différer de celui de la population générale, notamment en termes d'âge ou de rapport aux questions éducatives. Certains segments ont été écartés de l'analyse en raison d'effectifs insuffisants pour garantir la robustesse des conclusions. Ce niveau d'adhésion transversal témoigne d'une convergence rare sur un sujet souvent perçu comme sensible. Il reste à observer si cette orientation de principe se traduit par une demande concrète en matière d'outils pédagogiques, d'implication parentale ou d'engagement des institutions scolaires dans la mise en œuvre effective de cet enseignement.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours
MayMay
a demandé
Réponses
8142
Aztek21
a demandé
Réponses
7737
Lisa
a demandé
Réponses
7567