Société

Publié le

23/11/2025

Est-il important d'inculquer aux enfants la notion de consentement ?

Résultats ajustés

du 31/10/2026 à 20:32

Sur 30 jours

Réponses

126

Oui

99%

Non

1%

Ne sais pas

0%

Synthèse des résultats

L'éducation au consentement occupe une place croissante dans les débats publics et législatifs français, portée notamment par les mouvements de libération de la parole sur les violences sexuelles et par les réformes successives du droit pénal relatives aux mineurs. Interroger les Français sur l'importance d'inculquer cette notion aux enfants revient à mesurer leur adhésion à un projet éducatif dont les contours restent parfois disputés. Les résultats recueillis par Politês sont marqués par un accord très large : neuf répondants sur dix se déclarent favorables à l'inculcation de cette notion aux enfants, contre 9 % d'avis contraires et 1 % d'indécis. Une telle convergence est rarement observée sur des sujets touchant à l'éducation des enfants et à la sexualité, ce qui en fait un signal significatif, à interpréter toutefois avec la prudence que commande la taille de l'échantillon. Le premier enseignement notable concerne la variable de genre. Les résultats redressés font apparaître un écart entre les femmes, qui approuvent à 95 %, et les hommes, qui approuvent à 84 %. Cet écart de onze points pourrait suggérer que la question du consentement est perçue de manière différente selon le genre, peut-être en lien avec une sensibilité ou une exposition inégale aux enjeux de protection que recouvre ce concept. Le second enseignement porte sur la dimension générationnelle. Les tranches d'âge les plus jeunes, de 15 à 34 ans, affichent des taux d'approbation supérieurs à 95 %, tandis que les répondants de 50 ans et plus se montrent sensiblement moins affirmatifs, avec 78 % d'accord chez les 50-64 ans. Ce gradient pourrait aller dans le sens d'une appropriation plus précoce de cette notion par les générations ayant grandi dans un contexte où l'éducation à la sexualité a progressivement intégré cette dimension, même si son application est restée inégale selon les établissements et les territoires. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte de plusieurs évolutions législatives majeures. La loi du 21 avril 2021 a notamment posé un seuil de non-consentement irréfragable entre un adulte et un mineur de moins de 15 ans, et les débats parlementaires récents portent sur l'inscription explicite du consentement dans la définition légale du viol. Parallèlement, le programme d'éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle fait l'objet de discussions dans les milieux éducatifs et politiques, illustrant que si l'adhésion de principe est large, les modalités concrètes de mise en œuvre restent sujettes à débat. Les résultats présentés sont redressés pour refléter au mieux la population française, ce qui renforce leur robustesse relative. L'échantillon total de 157 répondants invite néanmoins à la prudence dans la lecture de certains sous-groupes, dont les effectifs demeurent limités. Au-delà du consensus apparent, la question reste ouverte : l'accord sur le principe d'une éducation au consentement se traduit-il par une vision partagée de son contenu, de l'âge auquel l'introduire et de ses modalités pédagogiques ? C'est peut-être là que se situe le vrai débat.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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