Société

Publié le

20/10/2025

Êtes vous pour ou contre l’éducation sexuelle dès la maternelles ?

Résultats ajustés

du 30/10/2026 à 17:13

Depuis toujours

Réponses

1553

Pour

29%

Contre

64%

Sans opinion

7%

Synthèse des résultats

L'éducation à la vie affective et sexuelle à l'école fait l'objet d'un débat persistant en France. La question de son introduction dès la maternelle cristallise tout particulièrement les tensions, entre partisans d'une prévention précoce et opposants qui y voient une intrusion dans la sphère familiale. La mise en œuvre annoncée du programme EVARS, applicable de la maternelle au lycée, confère à ce sujet une résonance particulièrement actuelle. Les résultats recueillis sur Politês sont clairs sur un point : une majorité des répondants se déclare opposée à l'éducation sexuelle dès la maternelle. 65 % se positionnent contre, 28 % pour, et 7 % sont sans opinion. La dynamique d'ensemble est donc celle d'un rejet majoritaire, même si une part non négligeable de la population y est favorable. Premier enseignement, un écart générationnel marqué. L'opposition au programme croît régulièrement avec l'âge : elle est de 59 % chez les 18-24 ans, de 63 % chez les 25-34 ans, et atteint 70 % chez les 50-64 ans. À l'inverse, les tranches d'âge les plus jeunes concentrent les taux de soutien les plus élevés, avec 36 % de favorables chez les 18-24 ans contre 23 % chez les 50-64 ans. Ces écarts pourraient suggérer une évolution des représentations autour de l'éducation sexuelle selon les générations, sans que l'opposition ne disparaisse dans aucune tranche d'âge. Deuxième enseignement, un écart entre femmes et hommes. Les femmes interrogées se déclarent favorables à 32 %, contre 24 % pour les hommes. L'opposition est également moins prononcée chez les femmes (62 %) que chez les hommes (69 %). Cet écart, bien que modéré, pourrait refléter une perception différenciée du sujet selon le genre, peut-être en lien avec des expériences distinctes en matière d'éducation à la santé ou de prévention. Troisième enseignement, une relative homogénéité régionale, à une exception près. Les grandes régions métropolitaines affichent des résultats proches, oscillant entre 56 % et 66 % d'opposition. La région Nord-Ouest se distingue avec un taux de soutien de 38 %, supérieur à la moyenne nationale de 28 %. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte législatif et politique précis. La loi de 2001, qui prévoit trois séances annuelles d'éducation à la sexualité dès la maternelle, reste peu appliquée selon plusieurs observateurs. Le nouveau programme EVARS, dont la mise en œuvre est prévue pour la rentrée 2025, ravive des inquiétudes déjà présentes dans une partie de la population, qui s'interroge sur le rôle de l'école dans ce domaine et sur les frontières avec la responsabilité parentale. L'intensité du débat associatif et médiatique autour de ce sujet pourrait contribuer à expliquer la vigueur de l'opposition mesurée ici. Au-delà des chiffres, ce résultat soulève une question de fond : dans quelle mesure la défiance envers ce type de programme relève-t-elle d'un désaccord sur le contenu, sur l'âge concerné, ou plus largement sur le périmètre d'intervention de l'école dans l'éducation des plus jeunes ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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