Société

Publié le

20/10/2025

Êtes vous pour ou contre l’éducation sexuelle dès la maternelles ?

Résultats bruts

du 17/07/2026 à 22:45

Depuis toujours

Réponses

2006

Pour

32%

Contre

62%

Sans opinion

6%

Synthèse des résultats

L'éducation à la sexualité à l'école est un sujet qui traverse le débat public français depuis plusieurs décennies. La question de son introduction dès la maternelle concentre aujourd'hui des positions particulièrement tranchées, entre défenseurs d'une prévention précoce des violences et partisans d'une intervention parentale prioritaire. Les résultats recueillis sur Politês sont sans ambiguïté sur la tendance générale : 62 % des répondants se déclarent contre l'éducation sexuelle dès la maternelle, tandis que 32 % y sont favorables. Seuls 6 % se disent sans opinion. On est ici face à une répartition nettement déséquilibrée, où l'opposition est majoritaire et les indécis peu nombreux — signe d'un sujet qui mobilise des convictions déjà formées. Premier enseignement : le genre apparaît comme la variable la plus structurante. Les femmes se montrent nettement plus favorables que les hommes, 41 % d'entre elles y sont favorables, contre 25 % des hommes. À l'inverse, 68 % des hommes s'y déclarent opposés, contre 54 % des femmes. Cet écart, parmi les plus marqués de l'enquête, pourrait suggérer que les femmes associent davantage cette éducation précoce à des enjeux de protection et de prévention des violences — un lien que la sensibilité aux questions d'égalité et de consentement pourrait contribuer à expliquer. Deuxième enseignement : l'âge dessine une tendance régulière et progressive. L'opposition croît avec l'avancée en âge : elle atteint 59 % chez les 18-24 ans et grimpe à 78 % chez les 65 ans et plus. À l'inverse, les jeunes adultes — 18-24 ans et 25-34 ans — affichent les niveaux de soutien les plus élevés, respectivement 36 % et 35 %. Ces écarts générationnels pourraient aller dans le sens d'une sensibilité différenciée aux questions d'éducation au consentement et à la vie affective, sans qu'il soit possible d'en déduire une causalité directe. Troisième enseignement : les catégories socioprofessionnelles présentent des écarts plus modestes. Les inactifs, qui regroupent notamment les étudiants et les retraités, se montrent légèrement plus favorables (36 %) que les CSP+ et les CSP- (30 % chacun). L'opposition reste toutefois majoritaire dans tous les groupes, ce qui souligne la transversalité du rejet. Ce résultat intervient dans un contexte précis : un nouveau programme d'éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle doit entrer en vigueur à la rentrée 2025. Ce programme, conçu pour être progressif de la maternelle à la terminale, fait l'objet de vifs débats. Ses partisans y voient un outil de protection des enfants contre les violences, tandis que ses détracteurs, notamment dans certaines associations de parents d'élèves, s'inquiètent d'une intervention jugée prématurée. Il convient de noter que le terme même d'« éducation sexuelle » pourrait contribuer à cristalliser des réticences, dans la mesure où le contenu réel destiné aux plus jeunes se concentre davantage sur la connaissance du corps, l'intimité et les émotions. Ces résultats sont issus de données brutes, sans redressement de l'échantillon. Une lecture prudente s'impose, notamment concernant les sous-groupes aux effectifs plus réduits. Au-delà des chiffres, cette enquête illustre la sensibilité particulière qui entoure l'articulation entre l'école et la famille sur les sujets touchant au développement de l'enfant. La question qui demeure ouverte est celle du cadrage : une meilleure information sur le contenu réel de ces enseignements modifierait-elle la perception qu'en a l'opinion publique ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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