Société

Publié le

19/10/2025

Êtes vous pour la suppression de la mention du genre sur les cartes d'identité ?

Résultats bruts

du 31/10/2026 à 23:49

Depuis toujours

Réponses

4895

Pour

21%

Contre

62%

Sans opinion

17%

Synthèse des résultats

La mention du genre sur les cartes d'identité est devenue un sujet de débat en France, portée notamment par des propositions législatives récentes et par des évolutions comparables chez certains voisins européens. Derrière cette question apparemment technique se trouvent des enjeux de reconnaissance des identités, de lutte contre les discriminations et de conception de l'état civil. Sur ce sujet, les répondants sur Politês se prononcent nettement contre la suppression de cette mention. Ils sont 62 % à s'y opposer, tandis que 21 % y sont favorables et 17 % sans opinion. La dynamique est donc celle d'un rejet majoritaire, sans pour autant traduire un consensus absolu : environ un quart des répondants reste soit favorable, soit indécis. Premier enseignement : le genre du répondant structure fortement les réponses. Les hommes s'opposent à la suppression à 68 %, contre 53 % des femmes, ces dernières étant nettement plus favorables (28 %) que les hommes (16 %). Les personnes se déclarant non binaires se prononcent quant à elles à 71 % pour la suppression, soit une position inverse à celle de l'ensemble des répondants. Ces écarts pourraient suggérer que l'expérience vécue de l'identité de genre influe sur la manière dont cette question est perçue : les personnes pour qui la mention est potentiellement source de difficulté administrative apparaissent logiquement plus favorables à sa disparition. Deuxième enseignement : une variation selon l'âge mérite d'être signalée. L'opposition à la suppression croît avec l'âge. Les 50-64 ans et les 65 ans et plus s'y opposent respectivement à 71 % et 75 %, quand les 25-34 ans affichent le niveau d'opposition le plus bas (58 %) et le taux de soutien le plus élevé (23 %). On peut émettre l'hypothèse d'une sensibilité légèrement plus ouverte à cette évolution chez les générations plus jeunes, même si le rejet reste majoritaire dans toutes les tranches d'âge. Troisième enseignement : les variations géographiques et socio-professionnelles restent limitées. Les DOM-TOM et l'Île-de-France affichent les taux d'opposition les plus élevés (respectivement 72 % et 67 %), tandis que le Nord-Ouest et le Sud-Ouest se situent légèrement en dessous de la moyenne nationale. Chez les catégories socio-professionnelles, les écarts sont modestes : l'opposition est plus marquée chez les CSP- (66 %) que chez les inactifs (60 %). Ces résultats s'inscrivent dans un contexte précis : des propositions de loi ont été déposées à l'Assemblée nationale en octobre 2025 pour supprimer la mention du sexe sur la carte nationale d'identité, et la Belgique a déjà franchi ce pas. Si une partie du paysage politique et associatif pousse dans ce sens, notamment pour réduire les difficultés administratives vécues par les personnes transgenres ou non binaires, l'opinion telle qu'elle s'exprime ici ne semble pas acquise à cette évolution. Il convient de noter que ces résultats sont issus de données brutes non redressées, ce qui invite à une lecture prudente, en particulier pour les segments aux effectifs plus réduits. En définitive, le rejet majoritaire de la suppression de la mention du genre coexiste avec des écarts notables selon le genre des répondants, ce qui pourrait indiquer que la perception de cette mesure est loin d'être uniforme au sein de la population française. La question reste ouverte : dans quelle mesure l'évolution du débat public et des cadres législatifs pourrait-elle, à terme, faire évoluer ces perceptions ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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