Société
Publié le
19/10/2025
Résultats bruts
du 16/09/2026 à 18:27
Depuis toujours
Réponses
4777
Pour
21%
Contre
62%
Sans opinion
17%
La question de la mention du genre sur les documents d'identité s'inscrit dans un débat plus large sur la reconnaissance des identités de genre et l'évolution des normes administratives. Elle touche à la fois à des enjeux pratiques, liés à la gestion de l'état civil, et à des enjeux symboliques, autour de la place du genre dans l'espace public et institutionnel. Sur l'ensemble des répondants, l'opposition à la suppression de cette mention est nette : 62 % des Français interrogés sur Politês se déclarent contre, tandis que 21 % y sont favorables et 17 % sans opinion. Ce résultat traduit une orientation claire vers le maintien du statu quo plutôt qu'une hésitation collective. Premier enseignement : la variable de genre constitue le clivage le plus marquant de cette enquête. Les hommes s'opposent à la suppression à hauteur de 68 %, contre 53 % chez les femmes, soit un écart de 15 points. Les femmes expriment quant à elles un soutien presque deux fois supérieur à celui des hommes (28 % contre 16 %). Ces chiffres pourraient suggérer que la question résonne différemment selon les expériences vécues, les femmes pouvant se montrer plus sensibles aux enjeux d'identité de genre dans l'espace administratif. Deuxième enseignement : un écart générationnel se dessine, même s'il reste modéré. Les 25-34 ans sont les plus favorables à la suppression (23 %), tandis que les 65 ans et plus affichent la plus forte opposition (75 %). Les 50-64 ans s'opposent pour leur part à 71 % à cette mesure. On pourrait émettre l'hypothèse d'une sensibilité plus marquée aux questions d'identité de genre parmi les générations les plus jeunes, même si cette tendance demeure contenue. Troisième enseignement : les variations socioprofessionnelles et régionales sont relativement limitées. Les catégories socioprofessionnelles supérieures et les inactifs se situent proches de la moyenne nationale, et les écarts entre régions restent faibles, de l'ordre de quelques points. Dans une perspective plus large, ce débat s'inscrit dans un contexte européen où plusieurs pays ont engagé des réflexions sur la dématérialisation ou la simplification des mentions administratives liées au genre. En France, la question reste sensible, portée à la fois par des associations militant pour la reconnaissance des personnes non binaires et par des voix défendant le maintien de catégories traditionnelles dans les documents officiels. Ces tensions de fond pourraient contribuer à expliquer la solidité de l'opposition constatée dans les résultats. Les résultats présentés sont des données brutes, non redressées. La surreprésentation possible de certains profils dans l'échantillon invite à interpréter ces chiffres avec prudence, notamment pour les segments les plus tranchés. En définitive, les Français interrogés expriment une résistance claire à la suppression de la mention du genre sur les cartes d'identité, tout en révélant des sensibilités contrastées selon le genre et la génération des répondants. La question reste ouverte : dans quelle mesure ces positions reflètent-elles des convictions stables, ou pourraient-elles évoluer au fil des débats publics à venir ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours
MayMay
a demandé
Réponses
8741
Aztek21
a demandé
Réponses
8197
Lisa
a demandé
Réponses
8187