Société

Publié le

06/06/2025

Êtes-vous confiant en l'avenir de la France ?

Résultats ajustés

du 27/10/2026 à 17:39

Depuis toujours

Réponses

198

Oui

23%

Non

71%

Ne sais pas

6%

Synthèse des résultats

La confiance en l'avenir de la France constitue un baromètre sensible de l'état d'esprit collectif. Elle cristallise des préoccupations économiques, sociales et géopolitiques dont les contours méritent d'être examinés avec attention. Les résultats recueillis sur Politês sont nets : 71 % des répondants déclarent ne pas être confiants en l'avenir de la France, contre 24 % qui expriment de la confiance. Les indécis représentent 5 % des répondants. Le pessimisme s'impose donc très largement, sans polarisation notable entre les réponses positives et négatives. Premier enseignement : un écart de genre marqué. Les femmes se montrent sensiblement plus pessimistes que les hommes. Parmi les répondantes, 81 % déclarent ne pas être confiantes, contre 60 % des hommes. À l'inverse, 34 % des hommes expriment de la confiance, soit plus du double des femmes (15 %). Cet écart pourrait suggérer des perceptions différenciées de la situation nationale, sans qu'il soit possible d'en identifier la cause précise. Deuxième enseignement : une nuance générationnelle à ne pas surinterpréter. Les 35-49 ans affichent le niveau de pessimisme le plus élevé, avec 72 % de réponses négatives, un chiffre légèrement supérieur à la moyenne. Les 18-24 ans et les 25-34 ans se situent à 64 % de réponses négatives, un niveau certes inférieur mais qui reste très majoritaire. Ces résultats suggèrent que le pessimisme est généralisé à l'ensemble des générations actives, avec une légère inflexion chez les plus jeunes, sans que l'on puisse parler de véritable rupture entre tranches d'âge. Troisième enseignement : une disparité socio-professionnelle. Les CSP- affichent un niveau de pessimisme plus élevé (79 % de non-confiants) que les CSP+ (70 %). Cet écart pourrait aller dans le sens d'une perception de l'avenir plus sombre chez les catégories socio-professionnelles moins favorisées, ce qui serait cohérent avec l'idée que les préoccupations économiques pèsent davantage sur ceux dont les marges de manœuvre sont plus limitées. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où les préoccupations économiques occupent une place centrale dans le débat public. La résurgence de l'inflation depuis 2021-2022, les débats autour des réformes gouvernementales et l'instabilité géopolitique liée notamment au conflit en Ukraine constituent autant d'éléments susceptibles d'alimenter un sentiment d'incertitude collective. Le clivage socio-économique observé dans les données est lui aussi cohérent avec des tendances documentées : les ménages les plus modestes sont généralement plus exposés aux effets des chocs économiques, ce qui pourrait colorer différemment leur vision de l'avenir du pays. Ces résultats sont issus d'un échantillon redressé de 552 répondants, représentatif de la population française. Le redressement vise à corriger les biais d'échantillonnage ; une lecture prudente des sous-groupes aux effectifs les plus réduits reste néanmoins recommandée. Au-delà des chiffres, ce qui ressort de cette consultation, c'est un sentiment de défiance collective qui traverse l'ensemble des catégories de la population, avec des nuances selon le genre ou la catégorie socio-professionnelle. La question qui se pose en filigrane est celle des conditions susceptibles de modifier cette perception : s'agit-il d'une tendance structurelle de fond, ou d'un état d'esprit davantage lié à la conjoncture et donc susceptible d'évoluer ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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