Société

Publié le

11/11/2025

Êtes-vous déjà allé à un festival ?

Résultats ajustés

du 20/10/2026 à 08:11

Depuis toujours

Réponses

684

Oui

69%

Non

31%

Synthèse des résultats

La pratique festivalière occupe une place croissante dans la vie culturelle française. Avec près de 2 000 festivals organisés chaque année en France, couvrant des disciplines aussi variées que la musique, le théâtre, le cinéma ou la gastronomie, la question de savoir si les Français ont déjà franchi les portes d'un tel événement révèle autant sur leurs habitudes culturelles que sur le rôle social de ces manifestations. Sur l'ensemble des répondants, une nette majorité se déclare concernée par la pratique festivalière : 69 % indiquent être déjà allés à un festival, contre 31 % qui ne l'ont jamais fait. Le phénomène apparaît donc largement répandu, même si une part non négligeable de la population reste à l'écart de ces événements. Premier enseignement : un écart de genre notable. Les hommes déclarent avoir fréquenté un festival dans une proportion de 75 %, soit douze points de plus que les femmes, qui sont 63 % à répondre positivement. Cet écart pourrait refléter des différences dans les types de festivals fréquentés, dans les représentations associées à ces événements, ou dans des contraintes d'accès variables selon le genre. Deuxième enseignement : une courbe générationnelle en forme d'arc. La pratique festivalière progresse avec l'âge jusqu'à un sommet chez les 35-49 ans, qui affichent le taux le plus élevé à 77 %, avant de s'infléchir chez les 50-64 ans (73 %) et les 18-24 ans (62 %). Les 15-17 ans présentent le taux le plus bas, à 48 % ; cette valeur pourrait s'expliquer en partie par des contraintes pratiques liées à leur âge, telles que la dépendance aux adultes pour l'accès à ce type d'événements. Troisième enseignement : un effet de la catégorie socioprofessionnelle. Les catégories socioprofessionnelles supérieures (CSP+) déclarent une pratique festivalière à hauteur de 76 %, contre 63 % pour les CSP- et 60 % pour les inactifs. Cet écart pourrait aller dans le sens d'une inégalité d'accès liée aux ressources économiques, le coût des billets et des déplacements pouvant constituer un frein pour certaines populations. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où le secteur festivalier français connaît une vitalité réelle, mais aussi une fragilisation de son modèle économique. La baisse des aides publiques et la hausse des coûts de production, documentées dans les bilans récents du secteur, posent la question de l'accessibilité à long terme de ces événements pour l'ensemble des publics. Par ailleurs, la concentration croissante dans le secteur de la musique live et les débats sur la diversité des programmations constituent des enjeux susceptibles d'influer sur la nature et la portée de l'offre festivalière. Les données mobilisées dans cette analyse ont été redressées pour refléter au mieux la structure de la population française, ce qui renforce leur robustesse d'ensemble. Les résultats portant sur des segments aux effectifs plus réduits sont à lire avec davantage de prudence. Au fond, si une majorité des Français interrogés dans le cadre du baromètre Politês déclare avoir déjà vécu l'expérience d'un festival, les disparités observées selon le genre, l'âge et la catégorie socioprofessionnelle invitent à nuancer ce constat d'ensemble. La question qui demeure est celle de l'évolution des conditions d'accès à ces événements, et de la mesure dans laquelle leur vocation fédératrice se traduit effectivement pour tous les publics.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

Téléchargez Politês, l’application qui questionne autrement.

Phone

Nos différences sont notre force.