Culture et Loisirs
Publié le
20/10/2025
Résultats ajustés
du 19/08/2026 à 22:01
Depuis toujours
Réponses
594
Oui
37%
Non
63%
La question des vacances en solitaire touche à une évolution profonde des pratiques touristiques : celle d'une recherche croissante d'autonomie et de liberté dans l'organisation des loisirs. Derrière ce choix de partir seul se dessinent des enjeux liés au rapport à l'indépendance, aux contraintes sociales et à l'évolution des modes de vie. Selon les résultats recueillis auprès des Français sur Politês, un peu plus d'un tiers des répondants déclare être déjà parti en vacances en solitaire, soit 37 %, contre 63 % qui ne l'ont jamais fait. La pratique reste donc minoritaire, mais loin d'être marginale : elle concerne plus d'un Français sur trois, ce qui en fait un phénomène notable dans le paysage des pratiques touristiques. Premier enseignement, l'écart entre les genres est l'un des plus saillants. Parmi les hommes, 44 % déclarent avoir déjà voyagé seuls, contre 30 % des femmes. Cet écart de 14 points pourrait suggérer que des représentations différenciées du voyage solo persistent selon le genre, qu'il s'agisse de perceptions sociales, de préoccupations sécuritaires ou de normes culturelles entourant le fait de partir seul. Il ne s'agit pas pour autant d'une tendance figée, et les femmes constituent elles aussi une part significative des voyageurs solo. Deuxième enseignement, la pratique croît nettement avec l'âge. Les 18-24 ans ne sont que 18 % à avoir déjà voyagé en solitaire, contre 33 % chez les 25-34 ans, 40 % chez les 35-49 ans, et jusqu'à 45 % chez les 50-64 ans. Cette progression régulière pourrait s'expliquer par une accumulation d'expériences de voyage, une plus grande autonomie financière, ou encore par l'évolution des configurations familiales et sociales au fil de la vie. Les plus jeunes, moins souvent confrontés à des contextes propices au voyage seul, sont logiquement moins représentés. Troisième enseignement, un léger différentiel est observable selon la catégorie socioprofessionnelle. Les CSP+ affichent un taux de 39 %, légèrement supérieur à celui des CSP- à 31 %. Cet écart, modéré, pourrait être associé à des ressources financières facilitant l'organisation d'un voyage individuel, ou à des pratiques de mobilité plus fréquentes dans certains milieux professionnels. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte plus large de développement du tourisme individuel. Des analyses récentes du secteur suggèrent que le voyage en solo constitue un marché en expansion, porté par une aspiration à la liberté, à la personnalisation des séjours et à la déconnexion. Les offres touristiques semblent d'ailleurs s'adapter à cette demande, avec des hébergements et des formules pensés pour les voyageurs solos. Le fait que près d'un Français sur trois ait déjà franchi le pas pourrait aller dans le sens de cette tendance de fond, même si la majorité n'a pas encore expérimenté cette forme de voyage. Les résultats ont été redressés pour refléter au mieux la population française. Les effectifs de certains segments, notamment les plus âgés, restent limités et invitent à interpréter leurs résultats avec prudence. En définitive, les vacances en solitaire apparaissent comme une pratique installée mais encore loin d'être universelle, avec des variations sensibles selon le genre et l'âge. La question qui se pose dès lors est celle des leviers — sociaux, économiques ou culturels — qui pourraient faire évoluer ce rapport au voyage individuel dans les années à venir.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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