Culture et Loisirs

Publié le

20/10/2025

Êtes-vous déjà parti en solitaire en vacances ?

Résultats ajustés

du 29/06/2026 à 19:52

Depuis toujours

Réponses

573

Oui

37%

Non

63%

Synthèse des résultats

Partir en vacances seul reste une pratique minoritaire, mais elle suscite un intérêt croissant dans les débats sur les modes de vie et les nouvelles formes de tourisme. La question posée aux répondants sur Politês permet de mesurer le degré de diffusion réelle de cette expérience dans la population française, au-delà des discours sur son essor supposé. Les résultats sont clairs sur un point : une majorité de Français n'a jamais franchi le pas. 63 % déclarent n'être jamais partis seuls en vacances, contre 37 % qui affirment l'avoir déjà fait. On est donc face à une pratique bien présente, mais qui demeure celle d'une minorité significative, loin d'être généralisée. Le premier enseignement majeur porte sur l'écart entre hommes et femmes. 43 % des hommes déclarent être déjà partis en solitaire, contre 31 % des femmes. Cet écart de douze points pourrait suggérer que des freins spécifiques pèsent davantage sur les femmes dans la décision de voyager seules. La perception de la sécurité, souvent citée comme une préoccupation particulière pour les voyageuses, pourrait contribuer à expliquer cette différence, sans qu'il soit possible d'en établir une causalité directe. Le deuxième enseignement est d'ordre générationnel. La propension à partir seul augmente avec l'âge jusqu'à un pic chez les 50-64 ans, où 45 % déclarent avoir vécu cette expérience. À l'inverse, les 18-24 ans ne sont que 19 % à l'avoir fait, et les 25-34 ans, 33 %. Ces résultats pourraient s'interpréter à travers le prisme du cycle de vie : les plus jeunes sont plus souvent en couple, en groupe d'amis ou contraints financièrement, tandis que les personnes d'âge intermédiaire disposeraient d'une plus grande autonomie, tant économique que personnelle, pour envisager ce type de séjour. Troisième enseignement, d'ordre socioprofessionnel : les CSP+ sont 40 % à déclarer être partis seuls, contre 31 % pour les CSP-. Cet écart de neuf points va dans le sens d'une corrélation possible entre niveau de revenus et accès au voyage en solitaire, une pratique qui peut s'avérer plus coûteuse qu'un voyage organisé en groupe ou en famille. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte plus large où le voyage en solo connaîtrait une progression notable, notamment chez les femmes et les profils dits « néo-célibataires » ou seniors. Pourtant, les chiffres recueillis rappellent que la conversion de l'intérêt pour ce mode de voyage en expérience vécue reste encore partielle dans la population française. Au fond, si le voyage en solitaire progresse dans les représentations et les offres touristiques, il reste une expérience que deux tiers des Français n'ont pas encore vécue. La question qui se pose naturellement est celle des conditions — pratiques ou symboliques — qui permettraient à davantage de personnes de franchir ce cap.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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