Société

Publié le

20/10/2025

Êtes vous fiers d’être français ?

Résultats ajustés

du 16/08/2026 à 00:19

Depuis toujours

Réponses

563

Oui

82%

Non

18%

Synthèse des résultats

La fierté nationale est une notion à la fois intime et collective, qui cristallise des débats récurrents sur l'identité, les valeurs républicaines et le rapport à l'histoire. La question posée invite à mesurer non pas une opinion sur une politique ou un événement, mais un sentiment d'appartenance fondamental. Les résultats recueillis sur Politês révèlent une adhésion majoritaire : 82 % des répondants se déclarent fiers d'être français, contre 18 % qui ne le sont pas. Ce résultat, obtenu sur un échantillon de 563 répondants après redressement, traduit un sentiment partagé bien au-delà des clivages habituels. Premier enseignement, et peut-être le plus saillant : la quasi-absence de différence entre les hommes et les femmes. Les deux groupes affichent exactement le même taux, 82 %, ce qui suggère que ce sentiment d'appartenance nationale ne se distribuerait pas selon le genre. Deuxième enseignement : une variation générationnelle mérite l'attention. Les 65 ans et plus expriment une fierté nationale sensiblement plus faible, à 59 %, soit un écart de près de 30 points par rapport aux 35-49 ans (88 %) ou aux 15-17 ans (97 %). Cela pourrait aller dans le sens d'une lecture plus nuancée ou plus critique de l'identité nationale chez les générations les plus âgées, peut-être nourrie d'une expérience plus longue des déceptions institutionnelles ou d'une sensibilité différente aux transformations du pays. Il convient toutefois de souligner que l'effectif des 65 ans et plus est limité (n=17), ce qui invite à la prudence sur ce point spécifique. Troisième enseignement : les inactifs (75 %) se distinguent des CSP+ (85 %) et des CSP- (86 %), avec un écart d'une dizaine de points. Ce résultat pourrait s'interpréter dans le sens d'un lien entre insertion sociale et professionnelle et sentiment d'appartenance nationale, sans pour autant en tirer de conclusion causale. Quatrième enseignement : les variations régionales restent contenues. Le Nord-Ouest affiche le taux le plus élevé (90 %), contre 81 % pour le Nord-Est et 86 % pour l'Île-de-France. Ces écarts, bien que réels, ne remettent pas en cause la tendance générale. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où la fierté nationale fait l'objet de lectures politiques plurielles. Elle est souvent associée aux symboles républicains, à l'histoire nationale et aux valeurs des Lumières, mais elle peut aussi être teintée de déceptions vis-à-vis de la gouvernance, voire questionnée par certains courants politiques qui y voient une notion à redéfinir. Le taux élevé observé ici ne renseigne pas sur les raisons de cette fierté ni sur le contenu qu'on lui prête. En définitive, la fierté d'être français apparaît comme un sentiment largement partagé, qui traverse les genres, les territoires et, dans une large mesure, les catégories socio-professionnelles. Les nuances les plus notables se logent dans les écarts générationnels et dans la situation vis-à-vis de l'emploi. Reste ouverte la question du contenu de cette fierté : s'appuierait-elle sur les mêmes références selon les générations, les régions ou les trajectoires sociales ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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