Société

Publié le

20/10/2025

Êtes-vous racistes ?

Résultats ajustés

du 24/10/2026 à 14:34

Depuis toujours

Réponses

583

Oui

7%

Non

89%

Ne sais pas

4%

Synthèse des résultats

La question « Êtes-vous raciste ? » touche à l'un des sujets les plus sensibles et les plus complexes du débat public français. Au-delà du chiffre brut, ce que cette question mesure avant tout, c'est la manière dont les répondants se perçoivent eux-mêmes face à une notion qui fait l'objet de définitions multiples, de débats juridiques et de controverses sociales et politiques durables. Le résultat global est sans ambiguïté : 88 % des répondants sur Politês déclarent ne pas se considérer racistes. 7 % répondent oui, et 5 % déclarent ne pas savoir. Le consensus apparent est fort, mais il appelle plusieurs lectures. **Premier enseignement : un écart de genre significatif.** Parmi les hommes, 11 % se déclarent racistes, contre 3 % chez les femmes, soit un écart de huit points. Cet écart pourrait suggérer une propension plus grande des hommes à assumer ou à revendiquer cette étiquette, ou encore à l'interpréter différemment. Il pourrait aussi refléter des différences dans les normes sociales de désirabilité autour de cette question, les femmes pouvant davantage anticiper la réprobation sociale associée à une réponse affirmative. **Deuxième enseignement : un effet d'âge à noter.** Les répondants âgés de 65 ans et plus présentent le taux d'auto-déclaration le plus élevé, avec 20 % de réponses positives, soit près de trois fois la moyenne. Ce résultat, obtenu sur un effectif très limité, doit être interprété avec une extrême prudence. Il indique néanmoins une direction qui pourrait s'inscrire dans un rapport différent à cette notion selon les générations, notamment au regard de périodes historiques où certains discours raciaux étaient moins stigmatisés socialement. À l'inverse, les 35-49 ans affichent le taux le plus bas parmi les adultes, à 4 %. **Troisième enseignement : des disparités régionales.** Le Sud-Est affiche le taux le plus élevé avec 11 % de réponses positives, contre 4 % dans le Nord-Ouest et 5 % dans le Nord-Est. Ces écarts régionaux restent difficiles à interpréter sans données complémentaires, mais ils pourraient aller dans le sens d'une sensibilité variable selon les territoires aux questions d'identité et de dynamiques migratoires perçues. Ce résultat s'inscrit dans un contexte où la notion même de racisme fait l'objet de vifs débats en France. La Commission nationale consultative des droits de l'homme suit chaque année l'évolution des actes et des perceptions racistes. Par ailleurs, des sondages indiquent que 46 % des Français estiment avoir déjà été victimes de racisme, tandis que la part de ceux qui se reconnaissent eux-mêmes comme racistes demeure très faible. Cet écart entre racisme subi et racisme assumé pourrait suggérer un décalage dans les représentations : entre une société qui expérimente les discriminations et une population qui ne se perçoit pas en être l'auteur. En définitive, la très large majorité des répondants ne se reconnaît pas dans l'étiquette du racisme. Cette question invite toutefois à s'interroger sur ce que cette auto-évaluation dit réellement des représentations collectives : entre définition personnelle du racisme, conscience des biais implicites et désirabilité sociale, ce que l'on mesure lorsque l'on demande à quelqu'un s'il est raciste reste une question ouverte.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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