Société

Publié le

16/10/2025

Êtes-vous spirituel ?

Résultats bruts

du 06/10/2026 à 07:01

Depuis toujours

Réponses

999

Oui

30%

Non

59%

Ne sais pas

11%

Synthèse des résultats

La spiritualité est une notion difficile à cerner objectivement. La question posée aux répondants sur Politês ne s'appuie sur aucun cadre défini : elle laisse à chacun le soin d'y projeter sa propre acception, qu'elle soit religieuse, philosophique, liée au développement personnel ou à une simple sensibilité intérieure. C'est précisément cette ouverture qui rend les résultats révélateurs de la façon dont les Français se perçoivent eux-mêmes sur ce sujet. Le résultat global est sans ambiguïté : une majorité de Français ne se considèrent pas comme spirituels. Ils sont 59 % à répondre non, contre 30 % qui s'identifient comme spirituels et 11 % qui ne savent pas se prononcer. La dynamique est donc celle d'un rejet majoritaire, mais non écrasant, de cette auto-identification. Le tiers qui se dit spirituel représente une proportion non négligeable, et les indécis témoignent d'une zone grise inhérente à la notion elle-même. Le premier enseignement notable concerne l'écart entre les genres. Les femmes se déclarent spirituelles à 43 %, contre 23 % des hommes, soit un écart de vingt points. Cela pourrait suggérer que la spiritualité, telle qu'elle est culturellement construite et perçue, résonne davantage avec les représentations ou les pratiques associées au féminin. Cela pourrait également refléter des modes différents d'expression de l'intériorité selon les genres, sans qu'il soit possible d'en tirer une conclusion définitive. Le second enseignement est générationnel. Chez les 18-34 ans, 26 % se disent spirituels ; cette proportion monte à 54 % chez les 50-64 ans et atteint 68 % chez les 65 ans et plus. L'écart est significatif : les générations les plus âgées s'identifient à cette dimension de manière bien plus marquée. Cela pourrait aller dans le sens d'un rapport à l'existence qui évolue avec l'âge, ou d'une différence générationnelle dans le rapport aux croyances et à l'intériorité. Les plus jeunes semblent davantage rejeter cette étiquette, ce qui ne signifie pas nécessairement qu'ils sont étrangers à toute quête de sens. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où la notion même de spiritualité est en pleine recomposition. La spiritualité hors des cadres religieux connaît un essor visible en France, notamment à travers les pratiques de bien-être, de méditation ou de développement personnel. Pourtant, malgré cet essor apparent, les Français semblent réticents à se qualifier eux-mêmes de spirituels, ce qui pourrait indiquer une dissociation entre les pratiques adoptées et l'identité que l'on accepte de leur associer.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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