Société

Publié le

16/10/2025

Êtes-vous spirituel ?

Résultats ajustés

du 17/08/2026 à 08:26

Depuis toujours

Réponses

930

Oui

40%

Non

49%

Ne sais pas

11%

Synthèse des résultats

La spiritualité occupe aujourd'hui une place singulière dans le paysage des croyances en France. Notion aux contours volontairement flous, elle désigne tantôt une pratique religieuse, tantôt une quête personnelle de sens, tantôt un rapport à la nature ou à l'intériorité. Interroger les Français sur ce sujet, c'est sonder autant leurs convictions profondes que leur rapport à l'institution religieuse et à la transcendance. À l'échelle de l'ensemble des répondants, une courte majorité de 49 % déclare ne pas se considérer spirituelle, tandis que 40 % s'estiment spirituels et 11 % expriment une incertitude. Le résultat ne dessine pas de consensus tranché, mais reflète plutôt une population partagée, où le non domine sans écraser, et où l'indécision reste significative. Le premier enseignement majeur tient à l'écart générationnel. Parmi les 18-34 ans, 26 % se décrivent comme spirituels, contre 63 % qui s'y refusent. Chez les 50-64 ans, la proportion s'inverse nettement : 54 % se disent spirituels, et cette part atteint 67 % chez les 65 ans et plus. Cet écart entre générations pourrait suggérer que la spiritualité reste davantage ancrée dans les cohortes ayant grandi dans un environnement de pratique religieuse plus répandue, tandis que les générations plus récentes s'en éloigneraient ou en redéfiniraient les contours. Deuxième enseignement notable : la différence de perception entre femmes et hommes. 47 % des femmes interrogées se disent spirituelles, contre 32 % des hommes, soit un écart d'environ 15 points — l'un des plus marqués relevés dans cette enquête. Le refus de la spiritualité s'avère par ailleurs nettement plus fréquent chez les hommes (58 %) que chez les femmes (42 %). Sans en tirer de conclusion définitive, ce résultat va dans le sens d'une sensibilité différenciée au fait spirituel selon le genre. Troisième enseignement : la situation professionnelle introduit également un différentiel perceptible. Les inactifs — qui regroupent notamment retraités, personnes sans emploi et étudiants — affichent un taux d'adhésion à la spiritualité de 51 %, supérieur à celui des CSP+ (37 %) et des CSP- (34 %). Ce résultat pourrait s'éclairer à la lumière de la composition démographique de ce groupe, lequel inclut vraisemblablement une part significative de seniors, dont on a vu qu'ils se déclarent plus volontiers spirituels. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte de transformation profonde du rapport des Français à la religion et à la croyance. Le recul de l'affiliation religieuse institutionnelle, notamment catholique, ne s'est pas nécessairement traduit par un rejet global du spirituel, mais pourrait plutôt témoigner d'une recomposition vers des formes plus individuelles et moins codifiées. La polysémie du terme lui-même invite à la prudence : deux répondants ayant répondu « oui » peuvent recouvrir des réalités très différentes, de la pratique religieuse régulière à une simple attention portée au sens de l'existence. L'enquête menée par Politês a fait l'objet d'un redressement statistique afin de mieux refléter la diversité de la population française. La taille de certains segments restant limitée, il convient de privilégier la lecture des tendances plutôt que celle des chiffres pris isolément. Au fond, ce que révèle cette enquête, ce n'est pas tant un rejet de la spiritualité qu'une profonde hétérogénéité dans la manière de s'y rapporter. Les lignes de partage les plus lisibles passent par l'âge et le genre, davantage que par la géographie ou la catégorie socioprofessionnelle. Une question demeure ouverte : dans quelle mesure la compréhension même du mot « spirituel » influence-t-elle la réponse donnée ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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