Culture et Loisirs

Publié le

21/07/2025

Êtes-vous tatoué•e ?

Résultats bruts

du 18/08/2026 à 00:18

Depuis toujours

Réponses

5529

Oui

30%

Non

70%

Synthèse des résultats

Le tatouage s'est progressivement imposé comme un marqueur identitaire dans la société française, au croisement de l'expression personnelle, des codes générationnels et des appartenances culturelles. Mesurer sa prévalence permet d'observer comment une pratique longtemps associée à des milieux spécifiques s'est diffusée dans l'ensemble de la population. Dans cet échantillon, 30% des répondants sur Politês déclarent être tatoués, contre 70% qui ne le sont pas. La pratique reste donc minoritaire, mais concerne tout de même près d'un répondant sur trois, ce qui témoigne d'une présence significative dans la société française. Le premier enseignement majeur porte sur le genre. Les femmes se déclarent tatouées à 45%, soit plus du double du taux observé chez les hommes (22%). Cet écart est particulièrement marqué et pourrait suggérer que le tatouage, en France, est aujourd'hui davantage une pratique féminine que masculine, du moins parmi les générations représentées dans cet échantillon. Les personnes se définissant comme non binaires affichent quant à elles un taux de 49% ; cet effectif, limité à 91 répondants, invite toutefois à interpréter ce résultat avec prudence. Le deuxième enseignement concerne l'effet de l'âge. La prévalence atteint son niveau le plus élevé chez les 25-34 ans (41%) et les 35-49 ans (38%), avant de reculer sensiblement chez les 50-64 ans (21%) et les 65 ans et plus (11%). Les 18-24 ans se situent à 22%, en deçà des tranches d'âge immédiatement supérieures. On peut émettre l'hypothèse que nombre d'entre eux n'ont pas encore franchi le pas, l'âge moyen du premier tatouage étant généralement situé autour de la mi-vingtaine. Ce profil en courbe suggère une concentration de la pratique chez les adultes d'âge intermédiaire, qui ont grandi dans une période de démocratisation progressive du tatouage. Troisième enseignement : la catégorie socioprofessionnelle structure également les réponses. Les CSP- affichent le taux le plus élevé, à 47%, devant les CSP+ (33%) et les inactifs (19%). Cet écart pourrait aller dans le sens d'une pratique plus ancrée dans certains milieux populaires, même si le tatouage a clairement traversé les frontières sociales ces dernières années. D'un point de vue géographique, les variations régionales sont relativement modestes. L'Île-de-France se distingue légèrement par un taux plus bas (23%), tandis que les autres régions oscillent entre 31% et 33%. Les DOM-TOM atteignent 37%, un résultat à considérer avec prudence en raison d'un effectif limité. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte de normalisation progressive du tatouage en France. La pratique, autrefois associée à des subcultures ou à des milieux marginaux, touche aujourd'hui une part notable de la population adulte, avec une concentration chez les générations nées à partir des années 1970 et 1980, qui ont grandi dans un contexte de plus grande acceptation sociale de cette forme d'expression corporelle. Les données présentées ici sont issues de résultats bruts, non redressés, ce qui invite à les interpréter avec prudence, en particulier pour les segments aux effectifs plus réduits. Au-delà des chiffres, ces résultats mettent en lumière la persistance de logiques démographiques structurantes — notamment le genre et l'âge — dans des pratiques que l'on pourrait a priori considérer comme purement individuelles. La question reste ouverte : ces écarts reflèteraient-ils des choix identitaires différents selon les groupes, ou les effets d'une diffusion encore inégalement achevée ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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