Société

Publié le

16/11/2025

Si vous étiez sur que personne ne soit au courant et qu'il n'y ait pas de consequence pour vous, ni prison ni quoi que ce soit. Seriez vous prêt à tuer ou torturer quelqu'un pour gagner beaucoup d'argent ?

Résultats ajustés

du 13/08/2026 à 18:01

Depuis toujours

Réponses

923

Oui

12%

Non

82%

Ne sais pas

6%

Synthèse des résultats

La question posée est radicale par construction : elle neutralise volontairement les freins habituels à la violence — la peur de la sanction pénale et le regard social — pour ne laisser en jeu que les convictions morales profondes de chacun. Ce que l'on mesure ici, c'est l'épaisseur de la barrière éthique intériorisée, celle qui résiste même en l'absence de toute conséquence externe. La réponse des répondants sur Politês est sans ambiguïté : 82 % déclarent qu'ils ne seraient pas prêts à tuer ou torturer quelqu'un pour de l'argent, même dans ce scénario d'impunité totale. 12 % répondent oui, et 6 % expriment une indécision. Ces chiffres traduisent un rejet très largement partagé, qui pourrait témoigner de la solidité des interdits moraux fondamentaux au sein de la population française. Premier enseignement notable : un écart de genre significatif. Les hommes sont deux fois plus nombreux que les femmes à répondre positivement, avec 16 % contre 7 %. Cela pourrait suggérer des différences dans la manière dont les normes de violence sont intériorisées ou exprimées selon le genre, même dans un contexte purement hypothétique. Deuxième enseignement : l'âge structure fortement les réponses. Chez les 18-24 ans, 25 % répondent oui, contre seulement 6 % chez les 50-64 ans. L'adhésion au refus moral progresse ainsi de manière quasi linéaire avec l'âge. Ce gradient pourrait aller dans le sens d'une intériorisation croissante des normes éthiques avec l'avancée en âge, ou d'une propension plus marquée des répondants les plus jeunes à répondre de façon transgressive à une question hypothétique, sans que cela ne préjuge d'un comportement réel. Troisième enseignement : les catégories socioprofessionnelles supérieures (CSP+) affichent le taux de réponses positives le plus bas, à 10 %, contre 16 % pour les CSP-. Cet écart, modéré, pourrait s'inscrire dans un contexte où l'accès à des ressources économiques et à une certaine sécurité matérielle est associé à un rapport différent aux arbitrages extrêmes, sans qu'il soit possible d'en tirer une conclusion ferme. Cette question s'inscrit dans un débat philosophique ancien sur la nature des motivations morales humaines. Si la crainte de la sanction constitue un frein majeur à la violence dans les sociétés organisées, la persistance d'un refus à 82 % même en l'absence de toute conséquence extérieure pourrait suggérer que les interdits fondamentaux — comme celui de ne pas donner la mort — sont, pour la majorité des personnes interrogées, intériorisés au-delà du simple calcul risque-bénéfice. La philosophie morale distingue en effet les comportements guidés par la crainte de la punition de ceux guidés par des convictions propres : les résultats observés ici sembleraient pencher davantage vers la seconde catégorie, au moins pour une large majorité. Les résultats sont redressés pour refléter la population française. Les effectifs de certains sous-groupes invitent à une lecture prudente des variations régionales, qui ne sont pas commentées ici. Au final, ces résultats donnent à voir la robustesse relative des barrières éthiques face à la tentation matérielle dans un contexte d'impunité fictive. La question ouverte reste de savoir si ce rejet reflète une conviction morale stable ou s'il pourrait évoluer selon les contextes de vie, les expériences individuelles, ou les pressions sociales et économiques.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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