Société
Publié le
16/11/2025
Résultats ajustés
du 28/09/2026 à 14:05
Depuis toujours
Réponses
930
Oui
12%
Non
82%
Ne sais pas
6%
La question posée ici est radicale : dans l'hypothèse d'une impunité totale, garantie et vérifiée, seriez-vous prêt à tuer ou torturer quelqu'un pour gagner beaucoup d'argent ? Elle ne porte pas sur un scénario réaliste, mais sonde quelque chose de plus fondamental : les convictions morales profondes des individus, celles qui tiennent non pas par crainte des conséquences, mais par adhésion à des valeurs intrinsèques. Les résultats recueillis auprès des répondants sur Politês, redressés pour refléter la population française, révèlent une adhésion nette au refus. 82 % répondent non, 12 % répondent oui, et 6 % déclarent ne pas savoir. La dynamique d'ensemble est celle d'un rejet large et solide, même si la proportion de réponses affirmatives, pour une question de cette nature, mérite d'être examinée avec attention. Le premier enseignement tient à l'écart générationnel. Chez les 18-24 ans, 25 % déclarent qu'ils seraient prêts à commettre ces actes dans ce scénario hypothétique, contre 14 % chez les 35-49 ans et 6 % chez les 50-64 ans. Cet écart pourrait suggérer que les générations les plus jeunes, encore en construction de leur cadre moral, ou davantage exposées à des représentations fictionnelles de la violence comme outil de gain, entretiennent une relation différente à ces interdits fondamentaux. Il serait toutefois hasardeux d'y voir une tendance structurelle sans éléments complémentaires. Le deuxième enseignement concerne le genre. Les hommes répondent oui à 17 %, contre 7 % chez les femmes. Cet écart, notable pour une question à fort contenu moral, pourrait aller dans le sens de différences documentées dans les attitudes face à la violence et à la prise de risque moral. Il reste cependant à interpréter avec prudence, notamment parce que les réponses à ce type de question hypothétique peuvent être influencées par des biais déclaratifs liés aux normes sociales de genre. Un troisième enseignement peut être tiré des catégories socioprofessionnelles. Les CSP+ déclarent oui à 10 %, contre 16 % pour les CSP-. Cet écart modéré pourrait être mis en regard de la relation entretenue avec la sécurité économique : une précarité perçue plus importante pourrait rendre l'hypothèse du gain financier subjectivement plus saillante, sans qu'aucune causalité directe ne puisse être établie. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où les représentations culturelles de la violence à des fins de gain, largement diffusées dans les médias et la fiction, coexistent avec un cadre légal et éthique qui condamne fermement ces actes. L'interdiction du meurtre et de la torture est absolue en droit français comme en droit international. Les débats philosophiques sur la moralité en l'absence de contrainte extérieure — notamment dans les traditions utilitaristes ou nihilistes — rappellent que la question de l'agir moral sans sanction est l'une des plus anciennes de la philosophie. Au fond, ces résultats ne signifient pas que 12 % des Français seraient des criminels en puissance. Ils interrogent plutôt ce que signifie tenir à des valeurs morales dans un monde où la sanction serait abolie, et si l'éthique peut exister indépendamment de la contrainte sociale. Une question que les philosophes posent depuis des millénaires, et à laquelle les réponses varient encore selon l'âge, le genre ou la situation sociale.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours
MayMay
a demandé
Réponses
8781
Aztek21
a demandé
Réponses
8241
Lisa
a demandé
Réponses
8225