Économie

Publié le

20/10/2025

Faut il abolir l'héritage ?

Résultats ajustés

du 03/07/2026 à 06:32

Depuis toujours

Réponses

570

Oui

12%

Non

80%

Ne sais pas

8%

Synthèse des résultats

L'héritage est l'un des sujets les plus anciens et les plus disputés de la pensée politique et économique. De la Révolution française aux travaux contemporains d'économistes comme Thomas Piketty ou Gabriel Zucman, la question de la transmission du patrimoine traverse les siècles en mobilisant des arguments profonds sur la justice, la propriété et l'égalité des chances. Soumettre cette question aux Français permet de saisir l'état de l'opinion sur un débat qui revient régulièrement dans l'actualité. Sur ce sujet, les résultats sont particulièrement nets. Une très large majorité des Français s'oppose à l'abolition de l'héritage : 80 % répondent non, tandis que seulement 12 % y sont favorables. La part des indécis reste modeste, à 8 %. On se trouve face à un consensus assez rare, où les opposants à la mesure dominent largement, quelle que soit la manière de découper l'échantillon. Premier enseignement : ce refus transcende les générations. Que l'on regarde les 18-24 ans (89 % de non) ou les 35-49 ans (79 % de non), l'opposition reste très solide dans toutes les tranches d'âge. Les 25-34 ans, souvent perçus comme plus sensibles aux questions d'inégalités, ne font pas exception avec 78 % d'opposition. Les seniors de 65 ans et plus affichent le taux de « oui » le plus élevé à 20 %, ce qui pourrait suggérer une légère ouverture relative chez les plus âgés, sans que cela remette en cause le tableau d'ensemble. Deuxième enseignement : la variable socioprofessionnelle n'introduit qu'un écart limité. Les CSP- soutiennent l'abolition à 16 %, contre 10 % chez les CSP+. Cet écart, bien que perceptible, reste modéré, et les deux groupes rejettent massivement la proposition. On peut émettre l'hypothèse que le refus de l'abolition de l'héritage n'est pas uniquement porté par les catégories aisées, mais qu'il dépasse les clivages socioéconomiques classiques. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où le débat public porte davantage sur la réforme de la fiscalité successorale que sur son abolition pure et simple. En France, 79 % des successions ne sont pas taxées selon la Cour des comptes, et les dispositifs d'optimisation réduisent considérablement l'imposition effective des plus gros patrimoines. Des propositions comme la « taxe Zucman », visant un impôt plancher sur les très grandes fortunes, ou les critiques du Pacte Dutreil alimentent un débat sur la justice fiscale, distinct de celui portant sur l'abolition de l'héritage. Ces résultats pourraient ainsi refléter non pas un rejet de toute réforme, mais une ligne de démarcation nette entre réformer et abolir. Les données présentées ici, collectées via Politês, ont fait l'objet d'un redressement statistique afin de mieux refléter la diversité de la population française. En définitive, l'opinion française semble tracer une frontière claire : l'attachement à la transmission patrimoniale familiale paraît profondément ancré, toutes catégories confondues. La question qui se pose alors est peut-être moins de savoir si l'héritage doit exister que de déterminer comment il devrait être encadré et, le cas échéant, mieux taxé.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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