Économie

Vie Pratique et Consommation

Publié le

20/10/2025

Avez-vous déjà pris l'avion ?

Résultats bruts

du 02/10/2026 à 19:44

Depuis toujours

Réponses

6058

Oui

82%

Non

18%

Synthèse des résultats

Prendre l'avion est devenu, pour une grande partie des Français, une réalité ordinaire. Pourtant, derrière cette apparente banalité se dessinent des inégalités d'accès qui méritent d'être examinées : l'expérience aérienne reste inégalement répartie selon l'âge, la situation socioprofessionnelle ou la région de résidence. Dans l'ensemble, une large majorité des répondants sur Politês déclare avoir déjà pris l'avion : 82 % répondent oui, contre 18 % qui ne l'ont jamais fait. Ce résultat témoigne d'une diffusion relativement étendue de l'expérience aérienne au sein de la population, sans pour autant atteindre l'universalité. Premier enseignement : un écart générationnel marqué. Les 15-17 ans se distinguent nettement du reste de la population, avec seulement 64 % ayant déjà pris l'avion. Ce taux progresse avec l'âge, atteignant 90 % chez les 35-49 ans et 91 % chez les 50-64 ans. Cela pourrait suggérer que l'expérience du voyage aérien s'accumule au fil du temps, et que les plus jeunes n'ont simplement pas encore eu autant d'occasions d'y recourir. L'écart avec les générations plus âgées pourrait également refléter des contraintes économiques ou familiales propres à cette tranche d'âge. Deuxième enseignement : une dimension socioprofessionnelle perceptible. Les CSP+ déclarent à 91 % avoir déjà pris l'avion, contre 82 % pour les CSP- et 74 % pour les inactifs. Cet écart d'une quinzaine de points entre les catégories les plus aisées et les inactifs pourrait aller dans le sens d'un accès encore partiellement conditionné par les ressources économiques, même si d'autres facteurs entrent probablement en jeu. Troisième enseignement : une disparité régionale notable. Les résidents d'Île-de-France se distinguent avec 93 % d'expérience aérienne déclarée, tandis que les régions Nord-Ouest et Nord-Est affichent des taux plus bas, respectivement 77 % et 73 %. Les résidents des DOM-TOM, avec 98 %, présentent le taux le plus élevé, ce qui s'explique en grande partie par leur situation géographique : l'avion y constitue souvent le principal moyen de rejoindre la métropole ou d'autres destinations. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte de démocratisation relative du transport aérien en France, portée notamment par l'essor des compagnies à bas coûts depuis les années 2000. Ils interviennent toutefois dans un contexte de tensions récentes sur les prix des billets, qui auraient augmenté de près de 9 % en 2023. Par ailleurs, la montée des préoccupations environnementales autour du transport aérien et l'émergence de la notion de « honte de prendre l'avion » invitent à nuancer l'idée d'un non-recours purement contraint : pour une partie de la population, il pourrait aussi relever d'un choix délibéré. Au final, si l'avion reste un mode de transport majoritairement expérimenté par les Français, il n'est pas encore universel. Les écarts observés selon l'âge, la catégorie socioprofessionnelle et la région soulèvent une question qui dépasse la simple statistique : dans quelle mesure l'accès au transport aérien constitue-t-il encore un marqueur de différenciation sociale et territoriale en France ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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