Société

Publié le

11/10/2025

Faut-il imposer les ultras riches?

Résultats bruts

du 02/07/2026 à 17:56

Depuis toujours

Réponses

6697

Pour

80%

Contre

14%

Sans opinion

6%

Synthèse IA — bêta

La question de la taxation des grandes fortunes occupe une place centrale dans le débat public français. Qu'il s'agisse des revendications portées par les Gilets jaunes dès 2018, des discussions budgétaires annuelles ou des propositions législatives récentes, la fiscalité des plus fortunés cristallise des positions profondes sur la justice sociale et le rôle de l'État redistributeur. Sur ce sujet, les répondants sur Politês se prononcent très majoritairement en faveur d'une imposition accrue des ultra-riches : 80 % se déclarent pour, 14 % contre, et 6 % sans opinion. Cette adhésion constitue l'une des plus larges observables sur un sujet de politique fiscale, témoignant d'un consensus qui transcende les clivages habituels. Premier enseignement, l'écart entre hommes et femmes mérite d'être signalé. Les femmes se montrent légèrement plus favorables à cette mesure, à 84 %, contre 77 % chez les hommes. Sans qu'il soit possible d'en établir la cause, cette différence de sept points pourrait suggérer des sensibilités distinctes face aux enjeux de redistribution et de solidarité nationale. Deuxième enseignement, l'âge dessine un profil nuancé. Les 15-17 ans affichent le soutien le plus faible, à 65 %, ainsi que la proportion d'indécis la plus élevée, à 12 %. L'adhésion croît ensuite régulièrement jusqu'aux tranches d'âge intermédiaires, avec un pic chez les 35-49 ans à 87 %. On note ensuite une légère baisse chez les seniors, qui restent néanmoins favorables à 72 %. Ces variations pourraient refléter un rapport différencié à la question selon l'expérience fiscale et la trajectoire économique de chaque génération. Troisième enseignement, les catégories socioprofessionnelles convergent dans une large approbation, mais pas de façon uniforme. Les CSP+ et les CSP- se déclarent favorables respectivement à 83 % et 82 %, tandis que les inactifs sont un peu moins nombreux à partager cet avis, à 76 %. On peut émettre l'hypothèse que le soutien à cette mesure ne serait pas l'apanage des seules catégories populaires, même s'il serait hasardeux d'en tirer des conclusions définitives. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte politique particulier. En France, l'impôt sur la fortune a connu une histoire mouvementée, de l'IGF instauré en 1982 à l'ISF supprimé en 2017, remplacé par l'IFI limité au seul patrimoine immobilier. Plus récemment, une proposition de loi visant à instaurer un impôt plancher de 2 % sur les patrimoines dépassant 100 millions d'euros a été adoptée par l'Assemblée nationale en février 2025, avant d'être rejetée par le Sénat en juin 2025. Les résultats présentés ici prennent ainsi place dans un débat institutionnel particulièrement actif, où la question reste ouverte. Note méthodologique : les résultats sont issus d'un échantillon brut non redressé, présentant une légère surreprésentation de certaines tranches d'âge, notamment les 25-34 ans. Une prudence s'impose donc dans la généralisation des chiffres par segment. Au fond, ces résultats donnent à voir une aspiration à une fiscalité perçue comme plus équitable, partagée bien au-delà des seules franges politisées ou des catégories les moins aisées. La question qui demeure ouverte est celle des modalités concrètes d'une telle imposition, et de sa capacité à répondre durablement aux attentes qu'elle suscite.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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