Société

Publié le

11/10/2025

Faut-il imposer les ultras riches?

Résultats bruts

du 18/08/2026 à 00:50

Depuis toujours

Réponses

6730

Pour

80%

Contre

14%

Sans opinion

6%

Synthèse des résultats

La fiscalité des très grandes fortunes figure parmi les sujets les plus débattus de la vie politique française. Entre la suppression de l'ISF en 2018, les propositions récentes d'un impôt minimal sur les patrimoines supérieurs à 100 millions d'euros, et les tensions budgétaires actuelles, la question de l'imposition des ultra-riches cristallise des visions opposées de la justice sociale et de l'efficacité économique. C'est dans ce contexte que les répondants sur Politês ont été interrogés sur leur position. La réponse est nette : 80 % des répondants se déclarent favorables à l'imposition des ultra-riches, contre 14 % qui s'y opposent. Seuls 6 % n'expriment pas d'opinion. Il s'agit d'une adhésion très largement majoritaire, qui dépasse les clivages habituels observés sur les questions fiscales. Premier enseignement : un écart de genre notable. Les femmes soutiennent cette mesure à hauteur de 84 %, contre 77 % chez les hommes. Cet écart de sept points pourrait suggérer des perceptions différentes de la question fiscale selon le genre, peut-être en lien avec des sensibilités distinctes aux enjeux de redistribution et de solidarité, sans qu'il soit possible d'en déterminer la cause à partir de ces seules données. Deuxième enseignement : une variation selon l'âge. Le soutien est plus mesuré chez les 15-17 ans (65 %) et progresse nettement avec l'âge, atteignant un pic chez les 35-49 ans (87 %). Il tend ensuite à se stabiliser à des niveaux légèrement inférieurs pour les 50 ans et plus, oscillant entre 73 % et 78 %. Cet écart générationnel marqué entre les plus jeunes et les actifs d'âge moyen pourrait refléter des degrés variables d'exposition aux débats fiscaux, ou des représentations encore en formation chez les primo-votants. Troisième enseignement : une relative homogénéité socio-professionnelle, avec une exception notable. Les cadres et professions intermédiaires (CSP+) soutiennent la mesure à 83 %, un niveau comparable à celui des CSP- (82 %). Les inactifs affichent un soutien légèrement plus faible (76 %). Seule la catégorie des agriculteurs exploitants se distingue sensiblement, avec un soutien de 60 % et un taux d'opposition atteignant 34 %, bien au-dessus de la moyenne. Ce résultat pourrait aller dans le sens d'une méfiance plus prononcée envers la fiscalité du patrimoine dans ce milieu, possiblement associée à des préoccupations liées à la transmission des exploitations agricoles. Ces résultats s'inscrivent dans un débat fiscal français de longue date. La suppression de l'ISF en 2018, suivie de la mise en place de l'IFI — limité au seul patrimoine immobilier — avait suscité de vives controverses. Les propositions récentes, notamment celle d'un impôt mondial minimal de 2 % sur les patrimoines supérieurs à 100 millions d'euros portée par des économistes comme Gabriel Zucman, semblent résonner avec une aspiration assez largement partagée à une contribution accrue des très grandes fortunes. Des travaux académiques indiquent par ailleurs que les contribuables les plus fortunés acquitteraient, en proportion de leurs revenus et de leur patrimoine, une charge fiscale inférieure à celle du reste de la population — un élément susceptible d'alimenter ce sentiment. Au-delà des chiffres, ces données font apparaître une aspiration largement partagée à une fiscalité perçue comme plus équitable envers les plus grandes fortunes. La question qui demeure ouverte est celle des modalités concrètes : quels patrimoines cibler, à quel taux, et avec quels effets attendus sur l'économie et les finances publiques ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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