Société

Publié le

11/10/2025

Faut-il imposer les ultras riches?

Résultats bruts

du 17/07/2026 à 14:16

Depuis toujours

Réponses

6711

Pour

80%

Contre

14%

Sans opinion

6%

Synthèse des résultats

La question de la fiscalité des grandes fortunes est l'un des sujets les plus débattus de la vie politique française. Entre la suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune en 2018, les revendications du mouvement des Gilets jaunes et les propositions législatives récentes, elle cristallise des tensions profondes autour de la justice fiscale, de la redistribution et de la compétitivité économique. La position des répondants sur Politês est nette : 80 % se déclarent favorables à l'imposition des ultra-riches, contre 14 % d'opposants et 6 % sans opinion. On est ici face à une adhésion très large, qui laisse peu de place à l'ambiguïté sur l'orientation générale de l'opinion. Premier enseignement : un écart de genre notable. Les femmes soutiennent cette mesure à 84 %, contre 77 % chez les hommes, soit un écart de 7 points. Les hommes expriment également une opposition plus marquée (17 % contre 10 %). Sans qu'il soit possible d'en tirer une conclusion causale, cet écart pourrait aller dans le sens d'une sensibilité différenciée aux enjeux de redistribution et de justice sociale selon le genre. Deuxième enseignement : une variation selon l'âge qui mérite attention. Les tranches 25-34 ans et 35-49 ans affichent les niveaux de soutien les plus élevés, à 85 % et 87 % respectivement. À l'inverse, les 15-17 ans se distinguent par un soutien plus modéré (65 %) et une opposition plus marquée (24 %), ce qui pourrait suggérer une appropriation encore partielle des enjeux fiscaux chez les plus jeunes. Les répondants de 50 à 64 ans et de 65 ans et plus se situent en retrait par rapport aux actifs du milieu de vie, avec des niveaux de soutien compris entre 73 % et 77 %. Troisième enseignement : une convergence entre catégories socioprofessionnelles. Les CSP+ soutiennent la mesure à 83 % et les CSP- à 82 %, des niveaux très proches. Ce résultat peut paraître contre-intuitif, dans la mesure où l'on pourrait s'attendre à ce que les catégories plus aisées se montrent davantage réservées. Une hypothèse serait que la question de l'imposition des ultra-riches est perçue comme suffisamment éloignée des situations personnelles de la grande majorité des répondants, y compris parmi les catégories supérieures. Cette adhésion très large s'inscrit dans un contexte politique particulièrement actif. La proposition de loi instaurant un impôt plancher de 2 % sur le patrimoine des foyers dépassant 100 millions d'euros, dite « taxe Zucman », a été adoptée par l'Assemblée nationale en février 2025 avant d'être rejetée par le Sénat en juin 2025. Le débat reste ouvert, et ces résultats pourraient illustrer une demande sociale de longue date en faveur d'une fiscalité perçue comme plus équitable, demande qui s'exprimait déjà lors des revendications des Gilets jaunes en 2018. Ces résultats sont issus de données brutes, sans redressement de l'échantillon. La composition de la population répondante, avec une surreprésentation possible de certaines tranches d'âge ou profils, invite à lire ces chiffres avec prudence, notamment pour les segments de taille réduite. Au final, le constat principal de cette consultation est une adhésion très large et transversale à l'idée d'imposer davantage les ultra-riches, qui traverse les genres, les générations et les catégories socioprofessionnelles. La vraie question que ce résultat pose n'est peut-être pas tant celle du principe que celle des modalités concrètes : à partir de quel seuil, à quel taux, et selon quelles garanties d'efficacité et d'équité ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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