Économie
Publié le
21/10/2025
Résultats ajustés
du 29/09/2026 à 02:31
Depuis toujours
Réponses
675
Oui
59%
Non
34%
Ne sais pas
7%
La fiscalité successorale est l'un des sujets les plus sensibles du débat fiscal français. Elle touche à la fois à la transmission familiale du patrimoine, à l'équité intergénérationnelle et au financement des services publics. La question de sa suppression totale cristallise des visions opposées de la justice sociale et de la liberté économique. Sur l'ensemble des répondants, une majorité nette se prononce en faveur de la suppression totale des impôts sur la succession : 59 % répondent oui, contre 34 % qui s'y opposent. Les indécis représentent 7 % des participants. On observe une adhésion majoritaire claire plutôt qu'une polarisation équilibrée, même si plus d'un tiers des répondants exprime un désaccord. Premier enseignement : un écart de genre notable. Les femmes soutiennent la suppression à 65 %, soit 14 points de plus que les hommes, qui se situent à 51 %. Chez ces derniers, le refus atteint 43 %, contre seulement 26 % chez les femmes. Cela pourrait suggérer que les femmes perçoivent davantage les droits de succession comme une contrainte pesant sur la transmission familiale, même si cette lecture reste hypothétique. Deuxième enseignement : une progression de l'adhésion avec l'âge. Les répondants de moins de 35 ans se montrent plus partagés, avec un soutien oscillant entre 37 % et 48 % selon la tranche. À partir de 50 ans, la proportion favorable monte à 67 %, soit 20 points de plus que chez les 25-34 ans. Ce résultat pourrait aller dans le sens d'une sensibilité plus forte à la transmission patrimoniale à mesure que l'on approche de l'âge où la question devient concrète. Troisième enseignement : les CSP- soutiennent davantage la suppression que les CSP+. Avec 65 % de oui chez les catégories socioprofessionnelles moins favorisées, contre 53 % chez les plus favorisées, ce résultat interroge. On pourrait s'attendre à l'inverse, la suppression bénéficiant théoriquement davantage aux patrimoines importants. Ce constat pourrait s'expliquer par la perception de l'impôt comme une ponction supplémentaire sur un patrimoine familial déjà modeste, ou par un rejet plus général de certaines taxes. Ces résultats méritent d'être mis en perspective. En France, le régime fiscal successoral est souvent perçu comme complexe et contraignant, avec un taux marginal parmi les plus élevés d'Europe. Pourtant, environ 79 % des successions ne sont pas taxées en raison des abattements existants. Le décalage entre la perception et la réalité fiscale pourrait contribuer à nourrir une adhésion à la suppression plus large que ce que la situation effective justifierait. Les résultats collectés via Politês ont été redressés pour refléter au mieux la population française, ce qui renforce leur robustesse d'ensemble. Au final, la demande de suppression totale des droits de succession exprimée par une majorité de répondants semble davantage portée par une logique de ressenti fiscal que par une connaissance précise du système en vigueur. On peut émettre l'hypothèse que ce sentiment reflète une aspiration à réformer en profondeur la fiscalité du patrimoine, ou simplement à alléger une charge perçue comme injuste, indépendamment de son ampleur réelle.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours