Société

Publié le

24/11/2025

Les femmes qui ne veulent pas se reproduire, est-ce que ça vous dérange ?

Résultats ajustés

du 31/10/2026 à 06:44

Depuis toujours

Réponses

1248

Oui

8%

Non

92%

Synthèse des résultats

Le choix de ne pas avoir d'enfants est, en France, une réalité de plus en plus visible, portée par des évolutions législatives majeures qui ont progressivement consacré le droit des femmes à disposer de leur corps. Ce choix continue néanmoins d'interroger les représentations collectives. La question posée aux répondants sur Politês, « les femmes qui ne veulent pas se reproduire, est-ce que ça vous dérange ? », invite à sonder ce que les normes sociales autour de la maternité suscitent encore comme adhésion ou résistance. Le résultat global est net : 92 % des répondants déclarent que cela ne les dérange pas, contre 8 % qui répondent par l'affirmative. On est en présence d'un consensus très large, qui transcende les grandes lignes de clivage habituelles. Trois enseignements méritent cependant d'être relevés. Le premier concerne le genre. Les femmes expriment un refus d'être dérangées à 96 %, contre 88 % chez les hommes. Cet écart de huit points, bien que les deux groupes restent très majoritairement du même avis, pourrait suggérer que les hommes sont légèrement plus susceptibles de porter un regard normatif sur les choix reproductifs féminins. Ce résultat, s'il ne désigne aucune hostilité généralisée, invite néanmoins à s'interroger sur une possible persistance de représentations différenciées selon le genre. Le deuxième enseignement est générationnel. Les répondants les plus jeunes, entre 18 et 34 ans, sont quasi unanimes : 96 à 97 % déclarent ne pas être dérangés. La proportion augmente progressivement avec l'âge, pour atteindre 21 % de réponses « oui » chez les 65 ans et plus — un écart notable avec les autres tranches d'âge. Cet écart générationnel pourrait aller dans le sens d'une évolution des normes sociales autour de la maternité, les générations plus anciennes ayant évolué dans des contextes culturels et législatifs différents. Il convient toutefois de noter que la tranche des 65 ans et plus ne compte que 24 répondants dans cet échantillon, ce qui invite à la prudence dans l'interprétation de ce chiffre spécifique. Troisième observation, plus modeste : les CSP+, avec 10 % de réponses « oui », se situent légèrement au-dessus de la moyenne nationale, là où les CSP- et les inactifs affichent 6 %. Cette différence reste faible et doit être interprétée avec prudence. Ce résultat s'inscrit dans un contexte plus large. Le droit à la contraception et à l'interruption volontaire de grossesse, acquis respectivement en 1967 et 1975, a profondément reconfiguré le rapport des Français à la procréation. L'inscription de l'IVG dans la Constitution en 2024 renforce cette trajectoire. Parallèlement, les débats récents sur le « réarmement démographique » et la baisse de la natalité — l'indice de fécondité s'établissant à un niveau historiquement bas de 1,62 enfant par femme en 2024 — montrent que la question du choix reproductif demeure un enjeu public, même si, aux yeux d'une très grande majorité des répondants, il relève avant tout de la sphère privée. Les données sont redressées et portent sur un échantillon de 1 227 répondants, ce qui assure une lecture globale fiable. Au fond, ce que révèle ce résultat, c'est une adhésion très largement partagée à l'autonomie reproductive des femmes, tout en laissant entrevoir des nuances générationnelles et de genre qui méritent attention. La question qui demeure ouverte est celle de savoir si cette tolérance déclarée se traduit de la même façon dans les attitudes concrètes et les jugements du quotidien.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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