Société

Publié le

24/11/2025

Les femmes qui ne veulent pas se reproduire, est-ce que ça vous dérange ?

Résultats ajustés

du 13/09/2026 à 07:48

Depuis toujours

Réponses

1212

Oui

8%

Non

92%

Synthèse des résultats

Le choix de ne pas avoir d'enfant demeure un sujet de débat dans les sphères sociales et culturelles françaises. Longtemps encadré par des normes implicites de parentalité, ce choix est aujourd'hui de plus en plus revendiqué, notamment par le mouvement dit « childfree ». La question posée ici invite à mesurer le regard que portent les Français sur cette décision, et à évaluer dans quelle mesure elle est perçue comme légitime ou dérangeante. Le résultat global est particulièrement net : 92 % des répondants sur Politês déclarent que les femmes qui ne souhaitent pas avoir d'enfant ne les dérangent pas. Seuls 8 % expriment le contraire. On est donc face à un consensus très large, qui traverse l'ensemble des segments de population. Le premier enseignement est d'ordre générationnel. Si la tendance au non-dérangement est partagée par toutes les tranches d'âge, elle n'est pas uniforme. Chez les 25-34 ans, le « non » atteint 97 %, et se maintient à 96 % chez les 18-24 ans. À l'inverse, chez les 50-64 ans, la proportion de réponses « oui » monte à 11 %, et atteint 21 % chez les 65 ans et plus. Cet écart générationnel pourrait suggérer que les représentations liées à la maternité comme norme sociale sont davantage ancrées chez les générations plus âgées, sans qu'il soit possible d'en tirer une conclusion définitive. Deuxième enseignement : un écart notable selon le genre. Les femmes répondent « oui » à seulement 4 %, contre 12 % chez les hommes. Ce résultat pourrait aller dans le sens d'une appropriation plus forte, chez les femmes, du droit à disposer de leur corps et à ne pas être jugées sur leur choix en matière de maternité. Il suggère également que la question peut résonner différemment selon que l'on est directement concernée ou non par ce choix. Concernant les catégories socioprofessionnelles, les CSP+ affichent un taux de « oui » légèrement plus élevé (10 %) que les CSP- (5 %) et les inactifs (7 %). Cet écart reste difficile à interpréter avec certitude, mais il pourrait refléter des différences dans les représentations de la parentalité selon les milieux socioprofessionnels. Ce résultat s'inscrit dans un contexte plus large de sécularisation des mentalités et d'affirmation progressive de l'autonomie reproductive. La légalisation de la contraception en 1967, puis de l'IVG en 1975, ont progressivement ancré dans le droit français l'idée que les femmes sont libres de leurs choix reproductifs. La baisse continue de la natalité, avec un taux de fécondité désormais en deçà du seuil de renouvellement des générations, témoigne d'une transformation profonde des aspirations individuelles, sans que cela suscite, d'après ces données, de rejet majoritaire. Les résultats ont été redressés pour refléter au mieux la population française, ce qui en renforce la robustesse. On notera toutefois que l'effectif des 65 ans et plus est limité, ce qui invite à interpréter leurs résultats avec davantage de prudence. Au final, ces données dessinent le portrait d'une population française largement acquise à l'idée que le choix de ne pas avoir d'enfant relève de la sphère personnelle et n'a pas à être jugé. La question qui demeure ouverte est de savoir si cette tolérance déclarée se traduit également dans les interactions sociales quotidiennes, là où les injonctions à la maternité peuvent encore se manifester de manière plus diffuse.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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