Politique

Publié le

31/08/2025

La France doit-elle instaurer 2 % d’impôts sur le patrimoine des ultra riches?

Résultats ajustés

du 17/08/2026 à 08:33

Depuis toujours

Réponses

897

Pour

79%

Contre

17%

Ne sais pas

4%

Synthèse des résultats

La taxation du patrimoine des grandes fortunes figure parmi les sujets les plus récurrents du débat fiscal français. Depuis la suppression de l'Impôt de Solidarité sur la Fortune en 2018 et son remplacement par un impôt limité au seul patrimoine immobilier, la question d'une contribution plus large des ménages les plus aisés demeure présente dans l'espace public. C'est dans ce contexte que les répondants sur Politês ont été interrogés sur l'opportunité d'instaurer un impôt de 2 % sur le patrimoine des plus fortunés. Le résultat est net : 79 % des répondants se déclarent favorables à cette mesure, contre 17 % opposés et 4 % sans opinion. Cette adhésion très majoritaire traduit une disposition généralement favorable à une plus grande contribution fiscale des patrimoines les plus élevés. Premier enseignement : un écart selon le genre mérite attention. Les femmes se montrent nettement plus favorables à cette mesure (88 %) que les hommes (68 %), soit un écart de vingt points qui constitue l'une des lignes de partage les plus marquées de l'ensemble des résultats. Cet écart pourrait refléter des sensibilités différenciées à l'égard des enjeux de redistribution ou d'équité fiscale, sans qu'il soit possible d'en identifier précisément les ressorts. Deuxième enseignement : l'adhésion est présente dans toutes les tranches d'âge, mais elle varie selon les générations. Les 35-49 ans affichent le niveau de soutien le plus élevé (80 %), tandis que les 65 ans et plus expriment proportionnellement davantage de réserves (69 % de favorables, 29 % d'opposés). Ce gradient générationnel pourrait aller dans le sens d'une préoccupation plus marquée, chez les personnes plus âgées, pour les effets économiques ou successoraux d'une telle mesure. Troisième enseignement : la catégorie socioprofessionnelle introduit également un écart mesurable. Les CSP- soutiennent la mesure à 86 %, contre 76 % chez les CSP+. Cette différence, bien que non négligeable, ne remet pas en cause le consensus global. Elle pourrait refléter des perceptions différentes quant à la légitimité ou à l'utilité d'une telle imposition selon la position dans l'échelle des revenus. Ce résultat s'inscrit dans une histoire fiscale longue. La France a expérimenté plusieurs formes de taxation du patrimoine depuis les années 1980, et le débat sur leur pertinence économique reste ouvert. Les partisans d'un tel impôt invoquent la justice redistributive ; ses détracteurs soulèvent des questions de compétitivité et de risques de délocalisation des capitaux. Le niveau d'adhésion observé ici s'inscrit également dans un contexte où les inégalités de patrimoine constituent un sujet de préoccupation croissante dans le débat public français. Les résultats ont été redressés pour refléter au mieux la population française dans son ensemble, ce qui renforce la robustesse des tendances observées. Au-delà des chiffres, ces résultats illustrent une disposition durable d'une large part des Français en faveur d'une contribution accrue des plus grands patrimoines. La question des modalités concrètes d'une telle mesure et de ses effets réels sur l'économie et les finances publiques reste ouverte — un débat que les opinions exprimées ici n'ont pas vocation à trancher.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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