Politique

Publié le

31/08/2025

La France doit-elle instaurer 2 % d’impôts sur le patrimoine des ultra riches?

Résultats ajustés

du 18/10/2026 à 15:11

Depuis toujours

Réponses

575

Pour

79%

Contre

16%

Ne sais pas

5%

Synthèse des résultats

La question d'une taxation renforcée des plus grandes fortunes revient régulièrement au cœur du débat public français. La proposition d'instaurer un impôt plancher de 2 % sur le patrimoine des ultra-riches, inspirée des travaux de l'économiste Gabriel Zucman et adoptée en première lecture à l'Assemblée nationale en février 2025, cristallise des tensions profondes entre justice fiscale, attractivité économique et réduction des inégalités. Les résultats collectés et redressés pour refléter la population française dans son ensemble sont nets : 80 % des répondants se déclarent favorables à cette mesure, contre 16 % qui s'y opposent. Seulement 4 % expriment une indécision. On observe une adhésion très large, qui traverse les catégories sociales et géographiques, sans ligne de fracture dominante. Premier enseignement, l'écart entre hommes et femmes constitue la variable la plus saillante de l'ensemble des segments analysés. Les femmes soutiennent la mesure à 88 %, contre 71 % chez les hommes. Ces 17 points d'écart ne permettent pas de conclure à une opposition masculine, puisque les hommes restent majoritairement favorables, mais ils signalent une intensité d'adhésion sensiblement différente selon le genre. Cela pourrait aller dans le sens d'une sensibilité plus marquée, chez les répondantes, aux enjeux redistributifs ou de justice sociale. Deuxième enseignement, une tendance se dessine selon la catégorie socioprofessionnelle. Les CSP- soutiennent la mesure à 87 %, soit 10 points de plus que les CSP+ (77 %). Ces derniers restent néanmoins majoritairement favorables, ce qui suggère que l'adhésion à cette proposition ne se limiterait pas aux catégories qui en bénéficieraient le plus directement. L'écart pourrait néanmoins refléter une perception différente du système fiscal selon le niveau de revenus ou de patrimoine. Troisième enseignement, l'analyse par âge révèle une légère modulation du soutien. Les 35-49 ans affichent le niveau d'adhésion le plus élevé (80 %), tandis que les 65 ans et plus se montrent un peu moins favorables (69 %) et davantage opposés (29 %). Sans qu'il s'agisse d'un clivage net, cela pourrait suggérer que les générations plus âgées, potentiellement plus proches de seuils patrimoniaux élevés ou plus sensibles aux arguments d'attractivité fiscale, expriment davantage de réserves. Cette forte adhésion s'inscrit dans un contexte où la France entretient une histoire complexe avec la taxation du patrimoine, de l'ISF supprimé en 2018 à l'IFI qui lui a succédé. Les partisans de la mesure y voient un outil de justice fiscale et de financement public dans un contexte de déficit budgétaire. Ses opposants, eux, soulèvent des risques de fuite des capitaux et d'impact sur l'attractivité du pays. Ces deux lectures coexistent dans le débat institutionnel, où la proposition a été rejetée au Sénat après son adoption à l'Assemblée nationale. Les résultats présentés ont été redressés pour mieux refléter la population française dans son ensemble, ce qui renforce leur robustesse. C'est dans ce cadre que Politês a recueilli et analysé ces données. Au-delà des chiffres, ce résultat pose une question de fond : comment articuler une demande sociale forte en faveur d'une contribution accrue des plus grandes fortunes avec les contraintes économiques et les débats sur l'attractivité fiscale de la France ? La réponse appartient au débat démocratique et politique, qui reste ouvert.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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