Société

Publié le

20/10/2025

Les guerres vous inquiètent-elles plus que le réchauffement climatique ?

Résultats ajustés

du 13/08/2026 à 21:13

Depuis toujours

Réponses

789

Oui

56%

Non

38%

Sans opinion

6%

Synthèse des résultats

Dans un contexte marqué à la fois par le retour de conflits armés de haute intensité et par une actualité climatique de plus en plus présente, la question de savoir laquelle de ces deux menaces inquiète davantage les citoyens prend une dimension particulière. Il ne s'agit pas tant d'une opposition rationnelle entre deux problèmes distincts que d'une mesure de la résonance émotionnelle et immédiate de chacun d'eux dans l'opinion. Les résultats recueillis sur Politês montrent une tendance majoritaire, mais sans unanimité. Une majorité de 56 % des répondants se déclarent plus inquiets par les guerres que par le réchauffement climatique, contre 38 % qui font le choix inverse. 6 % ne se prononcent pas. La question divise donc davantage qu'elle ne rassemble, même si le curseur penche du côté des conflits armés. Premier enseignement : un écart notable entre les femmes et les hommes. 60 % des femmes indiquent être davantage inquiètes par les guerres, contre 52 % des hommes. Ces derniers sont également plus nombreux à désigner le réchauffement climatique comme préoccupation première, avec 42 % contre 34 % chez les femmes. Cet écart pourrait suggérer des différences dans la manière dont ces deux types de menaces sont perçus et intériorisés selon le genre, sans qu'il soit possible d'en identifier la cause précise. Deuxième enseignement : une progression avec l'âge. Les 35-49 ans constituent la tranche la plus partagée, avec 46 % pour les guerres et 47 % pour le climat, soit un résultat quasi équilibré. À partir de 50 ans, l'écart se creuse nettement : 60 % des 50-64 ans et 70 % des 65 ans et plus privilégient les guerres comme source d'inquiétude. À l'inverse, les 18-24 ans et les 25-34 ans se situent autour de 54-55 % pour les guerres, indiquant une sensibilité un peu plus partagée entre les deux enjeux. Ce gradient pourrait aller dans le sens d'une perception différente du temps long selon les générations. Troisième enseignement : les inactifs se distinguent nettement des actifs. 67 % des inactifs se disent plus préoccupés par les guerres, contre 53 % pour les CSP+ et 51 % pour les CSP-. L'écart avec les catégories actives est sensible, même s'il reste difficile d'en isoler les déterminants à partir des seules données disponibles. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où les deux types de menaces sont souvent présentés comme interconnectés. Des travaux académiques soulignent que le réchauffement climatique est identifié comme un facteur aggravant des risques de conflit, tandis que les guerres elles-mêmes contribuent aux émissions de gaz à effet de serre et aux destructions environnementales. La couverture médiatique intensive des conflits en Ukraine et au Proche-Orient depuis 2022 a pu renforcer la visibilité immédiate de la menace guerrière, quand bien même les événements climatiques extrêmes se multiplient également. Les résultats présentés sont redressés pour refléter au mieux la population française. Au fond, ce que révèle cette question, c'est moins une indifférence à l'une ou l'autre des menaces qu'une hiérarchisation personnelle, sensible à l'âge, au genre et à la situation sociale. La question reste ouverte : cette perception est-elle stable dans le temps, ou fluctue-t-elle au gré de l'actualité immédiate ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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