Culture et Loisirs
Publié le
19/06/2025
du 24/10/2026 à 14:37
Depuis toujours
Réponses
488
Oui, une fois par semaine
14%
Oui, mais occasionnellement
70%
Non jamais
16%
Le jeu de société occupe une place particulière dans les loisirs des Français. Longtemps perçu comme une activité familiale circonscrite aux moments festifs, il s'est progressivement imposé comme une pratique culturelle à part entière, portée par un marché en croissance et une offre diversifiée. Cette question vise à mesurer la réalité et la fréquence de cette pratique au sein de la population. Les résultats recueillis par Politês témoignent d'une pratique largement répandue. Près de quatre Français sur cinq déclarent jouer aux jeux de société, au moins de façon ponctuelle. Plus précisément, 69 % y jouent occasionnellement et 13 % au moins une fois par semaine, tandis que 18 % déclarent ne jamais y jouer. La pratique régulière reste donc minoritaire, mais la pratique globale est nettement majoritaire. Premier enseignement, l'écart selon l'âge mérite attention. Les 18-24 ans et les 25-34 ans affichent les taux de pratique hebdomadaire les plus élevés, respectivement 18 % et 16 %, contre 6 % chez les 50-64 ans et 7 % chez les 65 ans et plus. Parallèlement, la proportion de non-joueurs augmente avec l'âge : 11 % chez les 18-24 ans, 24 % chez les 50-64 ans, et 33 % chez les 65 ans et plus. Ces écarts pourraient suggérer que la dynamique de renouveau du jeu de société a davantage touché les générations plus jeunes, sans pour autant exclure les seniors de la pratique occasionnelle. Deuxième enseignement, les différences selon la catégorie socioprofessionnelle sont plus modestes mais perceptibles. Les CSP+ présentent un taux de pratique hebdomadaire légèrement supérieur (16 %) à celui des CSP- (9 %) et des inactifs (9 %). Ces derniers enregistrent également le taux de non-pratique le plus élevé (24 %), ce qui pourrait aller dans le sens d'un accès ou d'un intérêt variable selon le contexte social et économique. Troisième enseignement, les différences entre hommes et femmes sont relativement limitées. Les femmes jouent légèrement plus souvent de façon occasionnelle (73 % contre 66 % chez les hommes), tandis que les hommes sont un peu plus nombreux à ne jamais jouer (20 % contre 16 %). Ces écarts, bien que présents, restent contenus. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte de fort développement du secteur. Le marché français du jeu de société est décrit comme le premier d'Europe, avec un chiffre d'affaires en croissance et une offre qui s'est considérablement diversifiée, notamment autour de formats courts, de jeux thématiques ou coopératifs. Cette diversification de l'offre pourrait contribuer à expliquer la large diffusion de la pratique, y compris sous une forme occasionnelle. L'échantillon porte sur 680 répondants redressés, ce qui confère une robustesse satisfaisante à la lecture globale. Les résultats relatifs aux 65 ans et plus (n=30) sont à interpréter avec prudence compte tenu de la taille réduite de ce sous-groupe. Au total, le jeu de société apparaît comme une pratique bien ancrée dans les habitudes des Français, davantage de façon ponctuelle que régulière. La question de savoir si cette pratique occasionnelle est appelée à se densifier, ou si elle constitue un plafond naturel lié aux contraintes du quotidien, reste ouverte.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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