Politique

Publié le

19/07/2025

La suppression de 2 jours fériés: bonne ou mauvaise idée?

Résultats ajustés

du 22/10/2026 à 03:40

Depuis toujours

Réponses

240

Oui bonne idée

11%

Non mauvaise idée

89%

Synthèse des résultats

La question de la suppression de deux jours fériés s'est invitée dans le débat public français ces derniers mois, portée par des considérations budgétaires. Derrière la mesure, l'enjeu est double : dégager des marges de manœuvre financières pour l'État tout en touchant à des repères culturels, historiques et sociaux auxquels les Français sont profondément attachés. Les résultats recueillis par Politês sont sans ambiguïté. Neuf Français sur dix considèrent la suppression de deux jours fériés comme une mauvaise idée, contre seulement 9 % qui y voient une bonne idée. On est ici face à un rejet très large, qui dépasse les clivages habituels de l'opinion. Premier enseignement : un écart de genre marqué. Les femmes interrogées rejettent la mesure à 98 %, contre 84 % chez les hommes. Si les deux groupes s'accordent sur le fond, l'intensité du rejet diffère sensiblement — ce qui pourrait suggérer que la question du temps libéré et de l'équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle résonne différemment selon le genre. Deuxième enseignement : une variation générationnelle notable. Les 18-24 ans et les 25-34 ans rejettent massivement la mesure, à 95 % chacun. Le rejet reste très majoritaire chez les 35-49 ans (90 %), mais s'atténue chez les 50-64 ans, où il tombe à 74 %. Ce groupe est le seul à afficher un soutien dépassant le quart des répondants (26 %). Cette nuance générationnelle pourrait aller dans le sens d'une sensibilité plus forte aux arguments économiques chez les actifs seniors, sans qu'il soit possible d'en tirer de conclusion définitive. Troisième enseignement : des différences selon la catégorie socioprofessionnelle. Les CSP- rejettent la mesure plus fortement que les CSP+ (95 % contre 89 %). Cela pourrait s'interpréter comme un attachement particulièrement marqué aux jours de repos chez les actifs aux conditions de travail potentiellement plus contraintes, pour qui les jours fériés représentent une protection concrète. Ce résultat s'inscrit dans un contexte où la proposition avait déjà suscité une opposition nette de la part des syndicats, de plusieurs partis politiques et d'une partie de la classe politique elle-même. Les jours fériés français, au nombre de onze, sont perçus non seulement comme des jours de repos, mais aussi comme des marqueurs historiques et culturels. Certaines analyses évoquent par ailleurs leur rôle positif pour des secteurs comme le tourisme, ce qui nuance les arguments purement comptables. La mesure a d'ailleurs été retirée du projet de budget 2026. Les résultats présentés sont redressés afin de refléter au mieux la diversité de la population française. Le segment des résidents des DOM-TOM présente un effectif insuffisant pour en tirer des conclusions fiables ; il n'est donc pas commenté ici. Au fond, ce que ces résultats donnent à voir, c'est moins un débat sur les jours fériés en tant que tels qu'une question plus large sur ce que les Français seraient prêts à concéder au nom de l'effort budgétaire. La question reste ouverte : dans quelles conditions et sous quelles formes des réformes touchant aux conditions de travail pourraient-elles recueillir une adhésion plus large ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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