Politique

Publié le

19/07/2025

La suppression de 2 jours fériés: bonne ou mauvaise idée?

Résultats ajustés

du 20/08/2026 à 06:01

Depuis toujours

Réponses

555

Oui bonne idée

10%

Non mauvaise idée

90%

Synthèse des résultats

La question de la suppression de deux jours fériés s'est invitée dans le débat public français dans le cadre de la préparation du budget 2026. Le gouvernement, sous la conduite de François Bayrou, a évoqué la suppression du lundi de Pâques et du 8 mai comme levier d'économie budgétaire, estimant le gain potentiel à environ 4,2 milliards d'euros par an. Cette proposition, récurrente dans le paysage politique, cristallise des tensions entre impératifs économiques et attachement aux acquis sociaux. Les résultats recueillis par Politês sont particulièrement nets : neuf Français sur dix jugent cette suppression comme une mauvaise idée, contre seulement 10 % qui y voient une bonne idée. Ce rejet est largement partagé et traverse l'ensemble des groupes sociaux et démographiques interrogés. Premier enseignement, le genre introduit un écart notable. Les répondantes s'opposent à la mesure à 96 %, contre 84 % chez les répondants masculins. Si les deux groupes rejettent majoritairement la proposition, cet écart de douze points pourrait suggérer une sensibilité différenciée aux questions de conditions de travail et de temps libre, sans qu'il soit possible d'en déterminer la cause précise. Deuxième enseignement, l'âge fait apparaître une différence significative. Les répondants âgés de 50 à 64 ans sont le seul groupe à exprimer un soutien relativement plus marqué à la mesure, avec 26 % d'avis favorables, contre seulement 5 % chez les 18-24 ans et les 25-34 ans. Les actifs proches de la retraite pourraient entretenir un rapport différent à la valeur travail ou à l'équilibre budgétaire, mais cette lecture reste spéculative. Troisième enseignement, la catégorie socioprofessionnelle révèle également un écart. Les répondants appartenant aux CSP+ soutiennent la mesure à 12 %, contre 5 % pour les CSP-. Bien que les deux groupes la rejettent très majoritairement, les actifs à revenus plus élevés semblent légèrement plus ouverts à cette idée, ce qui pourrait aller dans le sens d'une perception différente du rapport coût-bénéfice selon la position professionnelle. Ce résultat s'inscrit dans un contexte où la proposition se heurte, depuis son annonce, à une opposition syndicale quasi unanime. Des organisations telles que la CGT ou la CFE-CGC ont dénoncé une remise en cause d'acquis sociaux, percevant la mesure comme une augmentation du temps de travail sans compensation salariale. Du côté patronal, des nuances ont également émergé : le MEDEF a lui-même exprimé des réserves dans l'hypothèse où des contributions supplémentaires seraient imposées aux entreprises. Ce contexte de rejet multipartite trouve un écho dans les chiffres présentés. Les résultats sont redressés pour refléter au mieux la diversité de la population française. Au fond, ce que révèlent ces données, c'est moins un débat ouvert qu'une adhésion très faible à l'idée de travailler davantage pour des raisons budgétaires. La question qui reste posée est de savoir si, dans un contexte de contrainte fiscale forte, d'autres leviers seraient susceptibles de rencontrer une acceptabilité sociale plus grande auprès des Français.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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