Société

Publié le

22/10/2025

L'homosexualité vous dérange ?

Résultats bruts

du 18/07/2026 à 00:58

Depuis toujours

Réponses

5748

Oui

7%

Non

91%

Ne sais pas

2%

Synthèse des résultats

La question de savoir si l'homosexualité dérange constitue un marqueur sensible des évolutions sociétales, dans un pays où la dépénalisation remonte à 1982 et l'ouverture du mariage à 2013. Elle invite à mesurer, au-delà du cadre légal, les représentations qui persistent dans la société française. Sur l'ensemble des répondants, le résultat est net : 91 % déclarent que l'homosexualité ne les dérange pas, contre 7 % qui affirment le contraire et 2 % qui ne se prononcent pas. Cette adhésion très large constitue la dynamique dominante du résultat et fournit un premier repère clair. Trois enseignements méritent d'être soulignés. Le premier concerne le genre : les femmes expriment un rejet nettement plus faible, avec seulement 4 % déclarant être dérangées, contre 9 % chez les hommes. Cet écart pourrait suggérer des représentations différenciées selon le genre, sans qu'il soit possible d'en déterminer les causes précises à partir de ces seules données. Le deuxième enseignement est d'ordre générationnel. Les tranches d'âge intermédiaires affichent les niveaux d'acceptation les plus élevés : les 25-34 ans et les 35-49 ans enregistrent respectivement 94 % et 93 % de réponses négatives. Les deux extrémités de la pyramide des âges présentent des profils différents. Les 65 ans et plus sont les plus nombreux à se déclarer dérangés, à 16 %, tandis que les 15-17 ans suivent à 14 %. Pour les premiers, cet écart pourrait refléter des représentations forgées dans un contexte historique plus restrictif ; pour les seconds, on peut émettre l'hypothèse d'une plus grande exposition à des débats sociaux encore en cours, qui n'aurait pas encore conduit à une stabilisation des opinions. Troisième enseignement : la variable géographique. Les répondants des DOM-TOM se distinguent sensiblement du reste du territoire, avec 19 % indiquant que l'homosexualité les dérange, contre une fourchette de 6 % à 8 % pour les régions métropolitaines. Cet écart invite à la prudence dans toute lecture uniformisante des opinions françaises. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où la France a connu des évolutions législatives importantes au cours des quatre dernières décennies, tout en continuant de faire face à des manifestations d'homophobie documentées. Les associations spécialisées signalent une progression des infractions à caractère homophobe enregistrées ces dernières années, ce qui rappelle que la tolérance déclarée et les comportements effectifs ne se recoupent pas nécessairement. Par ailleurs, les débats autour de la gestation pour autrui (GPA) ou de la visibilité des personnes LGBT+ dans l'espace public continuent d'alimenter des positionnements clivants dans certains segments de la société. Les données collectées par Politês étant brutes et non redressées, une lecture prudente s'impose, en particulier pour les segments dont les effectifs sont plus réduits, comme les DOM-TOM ou les tranches d'âge extrêmes. Au total, le tableau qui se dessine est celui d'une acceptation largement majoritaire, traversée par des nuances notables selon le genre, la génération et la géographie. La question qui reste ouverte est celle de l'écart entre opinion déclarée et comportements réels, dans un contexte où plusieurs associations et observateurs institutionnels font état d'un regain des actes et propos homophobes enregistrés.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

Téléchargez Politês, l’application qui questionne autrement.

Phone

Nos différences sont notre force.