Environnement

Publié le

13/07/2025

Mangera-t-on encore de la viande dans 60 ans?

Résultats ajustés

du 14/08/2026 à 09:47

Depuis toujours

Réponses

478

Oui

67%

Non

33%

Synthèse des résultats

La question de l'avenir de la viande dans nos assiettes dépasse depuis longtemps le seul champ de la nutrition ou du militantisme. Elle s'inscrit désormais au cœur de débats qui articulent impératifs climatiques, évolutions culturelles et promesses technologiques. Interroger les Français sur la présence de la viande dans les assiettes dans soixante ans, c'est, en creux, les inviter à se prononcer sur la trajectoire de nos modes de vie et sur la capacité de transformation de nos sociétés. La direction de la réponse est nette : deux tiers des répondants sur Politês (67 %) estiment que la viande aura toujours sa place dans les assiettes en 2086. Le tiers restant (33 %) anticipe au contraire sa disparition ou son effacement significatif. On se situe davantage face à une adhésion majoritaire que devant un consensus, une minorité substantielle jugeant ce scénario possible ou probable. Premier enseignement, et parmi les plus structurants : un écart de genre prononcé traverse les réponses. Les hommes sont 79 % à répondre oui, contre 57 % chez les femmes, soit un écart de 22 points. Les femmes se montreraient ainsi nettement plus ouvertes à l'hypothèse d'un monde sans viande, ou du moins plus réceptives aux arguments qui en interrogent la pérennité. Cet écart pourrait également s'inscrire dans une tendance plus large documentée par plusieurs études, selon laquelle les femmes accordent une attention plus marquée aux dimensions éthiques et environnementales de l'alimentation. Deuxième enseignement : la catégorie socioprofessionnelle introduit une lecture distincte. Les CSP+ sont 75 % à estimer que la viande restera présente, contre 59 % pour les CSP-, soit un écart de 16 points. Cette différence pourrait refléter un rapport différencié à la tradition culinaire et à la stabilité des habitudes de consommation, ou, à l'inverse, une exposition plus forte des catégories moins favorisées aux discours portant sur une transformation radicale des modes de vie. Troisième enseignement : les 18-24 ans se distinguent par une proportion de réponses positives plus élevée que la moyenne, à 83 %. Ce résultat pourrait sembler contre-intuitif au regard des représentations associant la jeunesse à une plus grande sensibilité au végétarisme. Il inviterait cependant à distinguer prévision et préférence : même des jeunes ayant réduit leur propre consommation de viande peuvent anticiper que celle-ci demeurera présente dans les pratiques collectives. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte de transformations documentées. La progression des régimes végétariens, le développement des substituts végétaux et l'essor de la viande cultivée en laboratoire dessinent des trajectoires alternatives à l'élevage conventionnel. La consommation de viande reste néanmoins profondément ancrée dans les traditions culinaires françaises, et les évolutions réglementaires engagées n'ont pas encore modifié les comportements à grande échelle. Les résultats présentés ici sont redressés afin de mieux refléter la population française dans son ensemble. En définitive, les Français envisagent majoritairement un futur où la viande conserve sa place, sans que cette perspective fasse l'unanimité. Ce que ce sondage révèle peut-être avant tout, c'est moins une certitude sur l'avenir qu'une tension entre le poids des habitudes et la conscience que les pratiques alimentaires sont en mutation. La question reste ouverte : la viande demeurera-t-elle dans les assiettes par choix, par tradition, ou parce que les alternatives n'auront pas suffi à modifier durablement les comportements ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

Téléchargez Politês, l’application qui questionne autrement.

Phone

Nos différences sont notre force.