Politique

Publié le

20/10/2025

Sans parler politique, seriez-vous indifférent de voir une femme accéder au poste de Cheffe de l’Etat (Présidente de la République française) ?

Résultats bruts

du 16/09/2026 à 18:35

Depuis toujours

Réponses

2465

Une femme comme un homme, je suis indifférent(e) : pourquoi pas !

99%

Non, une femme n’y a pas sa place

1%

Synthèse des résultats

La France n'a jamais connu de Présidente de la République. Si deux femmes ont accédé à la fonction de Première ministre, la question d'une cheffe de l'État à l'Élysée reste un horizon encore inédit. Interroger l'indifférence déclarée des Français à cette perspective permet de mesurer dans quelle mesure le genre du chef de l'État demeure, ou non, une variable perçue comme pertinente par l'opinion. Le résultat global est particulièrement homogène : 99 % des répondants sur Politês se déclarent indifférents au genre d'un chef de l'État, choisissant la réponse « Une femme comme un homme, pourquoi pas ! ». Seul 1 % estime qu'une femme n'y a pas sa place. Ce consensus traverse l'ensemble des segments étudiés sans exception notable. Premier enseignement : la convergence entre hommes et femmes. Les répondantes expriment une indifférence à 100 %, contre 99 % pour les répondants masculins. L'écart est infime, mais il va dans le sens d'une acceptation légèrement plus marquée chez les femmes, ce qui pourrait suggérer une identification ou un investissement symbolique plus direct à cette question. Chez les hommes, l'adhésion à l'indifférence reste néanmoins très élevée, signalant que le genre du chef de l'État ne constituerait pas, dans cet échantillon, une ligne de clivage entre hommes et femmes. Deuxième enseignement : une légère variation générationnelle mérite d'être signalée. Les 50-64 ans affichent le taux d'indifférence le plus bas, à 98 %, avec 2 % estimant qu'une femme n'y a pas sa place. À l'autre extrémité, les 65 ans et plus atteignent 100 %. Cette distribution ne dessine pas de rupture générationnelle, mais elle invite à ne pas conclure à une homogénéité parfaite : une légère réticence résiduelle serait davantage associée à la tranche d'âge intermédiaire qu'aux plus âgés, ce qui pourrait aller à l'encontre des représentations habituelles. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où la présence des femmes dans les hautes fonctions de l'État a considérablement progressé au cours des cinquante dernières années : de la nomination de Simone Veil en 1974 aux gouvernements paritaires des années 2010-2020, en passant par le passage d'Édith Cresson à Matignon en 1991. Cette normalisation progressive de la présence féminine dans les exécutifs pourrait avoir contribué à diffuser une perception plus neutre du genre dans l'exercice du pouvoir. Pour autant, l'indifférence déclarée n'équivaut pas nécessairement à une demande active, ni à l'absence de représentations implicites qui pourraient s'activer au moment d'un choix électoral concret. Les résultats présentés ici sont des données brutes, non redressées. Compte tenu de la forte homogénéité des réponses, cela n'altère pas la lecture générale, bien que la prudence reste de mise pour les segments aux effectifs plus réduits. Au fond, le principal enseignement de cette question tient peut-être moins dans le 1 % de réticence que dans ce que masque le consensus déclaré. L'indifférence affichée au genre d'un chef de l'État témoigne d'une norme sociale solidement installée dans les discours. La question de savoir si cette norme se traduit pleinement dans les comportements électoraux réels reste, elle, entière.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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