Politique

Publié le

08/10/2025

Pensez vous que changer encore de premier ministre changera quelque chose ?

Résultats ajustés

du 22/07/2026 à 17:43

Depuis toujours

Réponses

1877

Oui

7%

Non

93%

Synthèse des résultats

La France traverse depuis 2024 une période d'instabilité gouvernementale marquée, avec plusieurs Premiers ministres qui se sont succédé en l'espace de quelques mois. Dans ce contexte, la question de savoir si un nouveau changement à la tête du gouvernement pourrait modifier la situation cristallise une interrogation de fond sur la confiance accordée aux institutions et à leur capacité à produire des résultats tangibles. La réponse des Français interrogés sur Politês sur ce point est d'une netteté rarement observée. À l'échelle nationale, 93 % des répondants estiment qu'un nouveau changement de Premier ministre ne changerait rien, contre seulement 7 % d'avis contraires. Ce niveau de consensus, proche de l'unanimité, dessine moins une polarisation qu'une convergence très large de l'opinion autour d'un même sentiment de doute quant à l'efficacité de ces alternances à Matignon. Premier enseignement : ce scepticisme transcende les clivages habituels. Que l'on examine les résultats par genre, par catégorie socioprofessionnelle ou par région, les écarts demeurent minimes. Les femmes se montrent légèrement plus sceptiques que les hommes, avec 94 % de réponses négatives contre 91 %, mais la différence reste marginale. Les CSP- expriment un rejet encore plus net (94 %) que les CSP+ (93 %), et les inactifs, à 90 % de réponses négatives, s'inscrivent très largement dans la même tendance. Dans l'ensemble, aucun segment ne se distingue réellement, ce qui renforce l'idée d'une opinion particulièrement homogène sur ce sujet. Deuxième enseignement : les variations générationnelles, bien que mesurées, méritent d'être relevées. Les 15-17 ans et les 25-34 ans affichent le même niveau de scepticisme que la moyenne nationale (93 % de réponses négatives), tandis que les 50-64 ans et les 65 ans et plus se montrent très légèrement moins catégoriques, avec 90 % de réponses négatives. Les 18-24 ans et les 50-64 ans concentrent les taux les plus élevés de réponses positives, à respectivement 9 % et 10 %. Ces nuances restent toutefois très limitées et ne remettent pas en cause le tableau d'ensemble. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où la Ve République a connu depuis 2024 une succession inédite de gouvernements : Gabriel Attal, Michel Barnier censuré en moins de trois mois, François Bayrou, puis Sébastien Lecornu dont le premier gouvernement a duré moins de 24 heures. Cette accélération des alternances, sans précédent sous la Cinquième République, pourrait nourrir le sentiment que les changements de personnes à Matignon ne modifient pas en profondeur les équilibres politiques, contraints par une Assemblée nationale fragmentée et des majorités difficiles à constituer. Le fait que 7 répondants sur 100 seulement croient encore à l'effet d'un tel changement pourrait également témoigner d'une forme de lassitude à l'égard de ce que certains analystes qualifient d'instabilité structurelle. Les résultats présentés ici sont redressés et portent sur un échantillon de 1 877 répondants, ce qui confère une solidité satisfaisante à la lecture globale. Certains sous-groupes, notamment les répondants des DOM-TOM ou ceux se définissant comme non binaires, présentent des effectifs insuffisants pour permettre une interprétation fiable et ne sont donc pas commentés. Au fond, ces chiffres décrivent moins un jugement sur un Premier ministre en particulier qu'une interrogation plus large sur la capacité du système à se renouveler par de simples remplacements à sa tête. La question qui reste ouverte est celle de savoir ce que les répondants attendent réellement pour percevoir un changement : une autre personne, d'autres règles du jeu institutionnelles, ou autre chose encore ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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