Société
Publié le
21/10/2025
Résultats ajustés
du 16/08/2026 à 11:52
Depuis toujours
Réponses
567
Oui
34%
Non
55%
Ne sais pas
11%
La confiance en la bienveillance d'autrui est l'une des questions les plus anciennes de la philosophie morale. Elle interroge non seulement notre rapport à l'autre, mais aussi la manière dont nous percevons le tissu collectif qui nous relie. Dans un contexte marqué par des tensions sociales et une défiance croissante envers les institutions, savoir si les Français croient encore à la bienveillance de la majorité humaine constitue un indicateur utile du climat de confiance ambiant. Les résultats recueillis sur Politês sont sans ambiguïté sur le plan directionnel : une majorité de 55 % des répondants répond non à la question, contre 34 % qui répondent oui. 11 % déclarent ne pas savoir. L'ensemble traduit un regard plutôt pessimiste sur la nature humaine, sans pour autant effacer une part significative d'optimisme. Premier enseignement : l'écart entre hommes et femmes est l'un des plus marqués de l'enquête. Chez les hommes, 48 % estiment que la majorité des êtres humains est bienveillante, contre seulement 20 % chez les femmes, qui sont 70 % à répondre non. Cet écart de près de 28 points pourrait suggérer des vécus différenciés du rapport à autrui, la perception de la bienveillance pouvant être influencée par l'expérience quotidienne des interactions sociales, qui ne sont pas identiques selon le genre. Deuxième enseignement : la variable socioprofessionnelle dessine également des différences notables. Les CSP+ sont 39 % à répondre oui, contre 29 % chez les CSP-. Ces deux segments montrent que les catégories socioprofessionnelles moins favorisées tendent à exprimer un regard plus sceptique sur la bienveillance humaine. On pourrait émettre l'hypothèse d'un lien entre situation sociale perçue et confiance accordée à autrui, sans qu'il soit possible d'en établir une causalité directe. Troisième enseignement : les jeunes adultes se distinguent légèrement du reste de la population. 42 % des 18-24 ans et 41 % des 25-34 ans répondent oui, contre 35 % pour les 35-49 ans et les 50-64 ans. Si la majorité reste sceptique dans toutes les tranches d'âge, les plus jeunes semblent conserver une vision un peu plus ouverte sur la bienveillance humaine. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte plus large documenté par les chercheurs en psychologie sociale. La défiance envers les institutions, la circulation d'informations anxiogènes et la médiatisation des conflits constituent autant de facteurs susceptibles d'alimenter une représentation plus sombre de la nature humaine. La tension classique entre deux grandes lectures philosophiques — celle de Hobbes, pour qui l'état naturel de l'homme est un état de guerre de tous contre tous, et celle de Rousseau, pour qui la bonté originelle est corrompue par la société — conserve ici toute sa pertinence. Les données présentées sont redressées pour refléter au mieux la population française. L'effectif global de 567 répondants permet une lecture robuste des résultats d'ensemble et des principaux sous-groupes. Au fond, ces résultats décrivent une vision majoritairement prudente, voire méfiante, de la nature humaine. La bienveillance n'est pas perçue comme allant de soi, et cette perception varie sensiblement selon le genre et la position sociale. La question reste ouverte : cette défiance reflète-t-elle une réalité vécue, ou serait-elle en partie le produit d'un environnement informationnel qui met davantage en avant les conflits que les solidarités ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours
MayMay
a demandé
Réponses
8676
Lisa
a demandé
Réponses
8133
Aztek21
a demandé
Réponses
8109