Société

Publié le

21/10/2025

Pensez vous que la majorité des êtres humains est bienveillante ?

Résultats ajustés

du 01/07/2026 à 14:21

Depuis toujours

Réponses

553

Oui

33%

Non

56%

Ne sais pas

11%

Synthèse des résultats

La question de la bienveillance humaine touche à quelque chose de fondamental : notre rapport à l'autre, notre confiance dans la société et, plus largement, la vision que nous avons de la nature humaine. Elle interroge à la fois la psychologie individuelle et le lien social, dans un contexte où la confiance interpersonnelle et institutionnelle fait régulièrement l'objet de débats. Les résultats recueillis sur Politês sont clairs dans leur orientation : 56 % des répondants estiment que la majorité des êtres humains n'est pas bienveillante, contre 33 % qui répondent par l'affirmative. 11 % déclarent ne pas savoir. Ce résultat reflète une forme de scepticisme majoritaire, sans pour autant dessiner un consensus absolu. Plus d'un tiers des répondants conserve une vision positive de la nature humaine, ce qui témoigne d'une opinion divisée, même si elle penche clairement vers la défiance. L'enseignement le plus saillant concerne le genre. Les femmes expriment un scepticisme nettement plus prononcé que les hommes : 71 % d'entre elles répondent « non », contre 43 % chez les hommes. À l'inverse, 45 % des hommes considèrent la majorité des êtres humains comme bienveillante, soit plus du double de la proportion observée chez les femmes (20 %). Cet écart, particulièrement marqué, pourrait suggérer des expériences sociales différenciées selon le genre, notamment en matière de rapport à l'altérité ou d'exposition à certaines formes de violence ou d'hostilité. Il convient toutefois de rester prudent sur toute interprétation causale. On observe également une tendance générationnelle notable. Les tranches d'âge les plus jeunes — 15-17 ans et 18-24 ans — affichent les niveaux d'adhésion les plus élevés à l'idée de bienveillance humaine, respectivement 42 % et 43 %. Ce niveau diminue progressivement avec l'âge, pour atteindre 27 % chez les 65 ans et plus. On peut émettre l'hypothèse que l'accumulation des expériences de vie jouerait un rôle dans cette évolution des perceptions, même si cette lecture reste à ce stade spéculative. Cette perception relativement pessimiste de la nature humaine s'inscrit dans un débat ancien. Dès le XVIIe siècle, des penseurs comme Hobbes et Rousseau s'opposaient sur la bonté naturelle de l'homme. Si Hobbes voyait dans l'état de nature un terrain de compétition et de conflit, Rousseau défendait l'idée d'un homme fondamentalement bon, corrompu par la société. Les résultats observés pourraient résonner avec l'hypothèse hobbesienne, même si des facteurs contemporains — tels que la prépondérance des événements négatifs dans la couverture médiatique ou un sentiment de défiance croissant envers les institutions — pourraient également contribuer à façonner une perception sombre de l'autre. Ces résultats sont issus d'un échantillon de 553 répondants, redressé pour mieux refléter la population française. Les segments dont la taille ne permettait pas une analyse statistiquement robuste n'ont pas été commentés. Au fond, ce sondage pose une question qui dépasse le simple état d'opinion : dans quelle mesure notre rapport à la bienveillance est-il le reflet de ce que nous vivons, ou de ce que nous observons du monde ? Et que révèle cet écart entre les genres sur les conditions dans lesquelles chacun fait l'expérience de l'autre au quotidien ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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