Société

Publié le

21/10/2025

Pensez vous que la majorité des êtres humains est bienveillante ?

Résultats ajustés

du 09/10/2026 à 08:53

Depuis toujours

Réponses

578

Oui

34%

Non

56%

Ne sais pas

10%

Synthèse des résultats

La question de la bienveillance humaine touche à quelque chose de fondamental dans la façon dont nous percevons nos semblables. Au-delà de la philosophie ou de la psychologie, elle dit aussi quelque chose de la confiance que les citoyens accordent à la société dans laquelle ils vivent. Interroger les Français sur ce sujet, c'est prendre le pouls d'un rapport collectif à l'autre, dans un contexte marqué par de nombreuses tensions. Le résultat est sans ambiguïté dans sa direction : une majorité des répondants sur Politês ne croit pas à la bienveillance de leurs semblables. 56 % répondent non à la question posée, contre 34 % qui répondent oui, et 10 % qui expriment une incertitude. Ces résultats, redressés pour refléter la population française, dessinent un tableau plutôt sceptique, sans pour autant atteindre un consensus absolu. Premier enseignement saillant : le genre constitue la ligne de partage la plus marquée de cette enquête. Les hommes sont 49 % à estimer que la majorité des humains est bienveillante, contre seulement 20 % des femmes. Ces dernières sont 71 % à répondre non, soit un écart de plus de 30 points avec leurs homologues masculins. Ce résultat invite à la prudence dans l'interprétation, mais il pourrait suggérer que l'expérience vécue du rapport à l'autre diffère sensiblement selon le genre, peut-être en lien avec des réalités sociales distinctes. Deuxième enseignement : les catégories socioprofessionnelles dessinent également des variations notables. Les CSP+ sont 39 % à répondre oui, contre 30 % pour les CSP-, un écart de 9 points qui pourrait aller dans le sens d'une corrélation entre capital social ou économique et perception positive d'autrui. Les inactifs affichent quant à eux le taux le plus faible de réponses positives (27 %) et, fait notable, le taux d'indécision le plus élevé (19 %), ce qui pourrait traduire une relation plus distante ou plus incertaine au collectif. Cette méfiance généralisée à l'égard de la bienveillance humaine s'inscrit dans un contexte documenté. La France figure parmi les pays européens les moins confiants envers autrui, un phénomène régulièrement observé dans les enquêtes internationales sur la confiance interpersonnelle, notamment l'European Social Survey ou l'Eurobaromètre. Les débats de fond sur la nature humaine, entre bienveillance innée et méfiance acquise, traversent la philosophie depuis des siècles, de Rousseau à Stirner. Ces résultats pourraient également être lus dans un contexte où la multiplication des crises — sociales, politiques ou sanitaires — et la façon dont les médias les restituent tendent à renforcer les représentations négatives d'autrui plutôt qu'à les nuancer. Les résultats portent sur un échantillon de 578 répondants, redressés pour être représentatifs de la population française. Les segments dont la taille ne permettait pas une analyse statistiquement solide n'ont pas été commentés. Au fond, ces résultats révèlent moins un jugement sur l'humanité en général qu'un indicateur du rapport que les Français entretiennent avec leur environnement social immédiat. La question demeure ouverte : cette méfiance reflète-t-elle une expérience vécue, un récit médiatique dominant, ou une tendance culturelle plus profonde ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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