Politique
Publié le
09/07/2025
du 22/10/2026 à 18:55
Depuis toujours
Réponses
331
Pour
3%
Contre
91%
Sans opinion
6%
La perspective d'une troisième candidature d'Emmanuel Macron à l'élection présidentielle de 2035 pose d'emblée une question constitutionnelle de fond : la révision de 2008 limite à deux mandats consécutifs l'exercice de la fonction présidentielle. Toute candidature en 2035 supposerait donc une modification préalable de la Constitution. C'est dans ce cadre que les Français sur Politês ont été interrogés sur leur position. Le résultat est d'une netteté rare. Neuf répondants sur dix se déclarent opposés à une telle candidature, soit 93 % de réponses contre, pour seulement 3 % de soutiens et 4 % de sans-opinion. On se trouve face à un consensus négatif particulièrement marqué, qui laisse peu de place à l'ambiguïté dans la distribution des réponses. Premier enseignement : le rejet transcende les lignes de genre. Les femmes expriment une opposition encore plus prononcée que les hommes, à 97 % contre 89 %. Si cet écart mérite d'être noté, il ne remet pas en cause la direction générale du résultat : dans les deux cas, l'opposition est écrasante. Cela pourrait suggérer que le refus d'une telle candidature ne se concentre pas dans un sous-groupe particulier, mais relèverait d'un sentiment largement partagé. Deuxième enseignement : la tranche des 50-64 ans se distingue légèrement comme le segment le plus favorable, avec 8 % de soutiens. C'est le seul groupe où le « pour » dépasse significativement la moyenne nationale. On peut émettre l'hypothèse, avec prudence, d'une sensibilité peut-être un peu plus marquée à une forme de continuité politique dans cette tranche d'âge, sans pour autant que ce groupe constitue un vivier de soutien réel : son taux d'opposition demeure à 90 %. Troisième enseignement : la répartition géographique ne révèle pas d'écart structurant. L'Île-de-France enregistre le taux de soutien le plus élevé parmi les régions, à 6 %, mais l'opposition y dépasse néanmoins 88 %. Les autres régions oscillent entre 90 % et 92 % d'opposition. Aucune zone ne se distingue comme un territoire d'adhésion ou de résistance significativement différent du reste du pays. Ce résultat peut être replacé dans un contexte plus large. La limitation à deux mandats consécutifs, inscrite dans la Constitution depuis 2008, a été présentée lors des débats parlementaires comme une garantie républicaine contre une présidentialisation excessive du pouvoir. Remettre en cause ce principe nécessiterait une révision constitutionnelle, elle-même soumise à un processus parlementaire ou référendaire exigeant. Dans ce cadre, une opinion aussi unanimement défavorable constituerait un signal politique difficile à ignorer pour tout acteur qui envisagerait une telle démarche. Les résultats ont été redressés pour refléter la population française dans son ensemble, ce qui renforce la robustesse de la lecture globale. Au fond, ce que ce résultat donne à voir ne se réduirait pas simplement à une appréciation du bilan d'Emmanuel Macron : il pourrait également témoigner d'un attachement diffus au principe de l'alternance et à la règle de limitation des mandats. La question qui reste ouverte est de savoir si ce consensus reflète une position de principe sur les institutions, ou s'il est davantage associé à la perception de la personnalité politique concernée.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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MayMay
a demandé
Réponses
8969
chinaskih
a demandé
Réponses
7752
Victormlrt
a demandé
Réponses
6631