Société
Publié le
20/10/2025
Résultats ajustés
du 22/07/2026 à 23:07
Depuis toujours
Réponses
1329
Oui
90%
Non
6%
Ne sais pas
4%
La place du diplôme dans les critères de recrutement est un sujet qui traverse les entreprises françaises depuis plusieurs années. À mesure que le marché du travail évolue et que la reconnaissance des compétences non académiques gagne du terrain, cette question touche à la fois à l'équité d'accès à l'emploi et aux stratégies des organisations. La position des répondants sur Politês est nette : neuf sur dix estiment que les entreprises devraient davantage ouvrir leurs postes aux personnes sans diplôme. Avec 90 % de réponses favorables, 6 % d'avis contraires et seulement 4 % d'indécis, on est en présence d'un consensus particulièrement large, qui transcende la plupart des lignes de partage habituelles. Premier enseignement : un écart générationnel notable, mais orienté dans le même sens. Les répondants de 18 à 24 ans sont 79 % à répondre favorablement, contre 94 % chez les 50-64 ans et 97 % chez les 65 ans et plus. Cet écart pourrait suggérer que les plus jeunes, encore en phase de construction de leur parcours académique ou tout juste diplômés, entretiennent un rapport différent à la valeur du titre scolaire. Les générations plus expérimentées, elles, auraient peut-être davantage vécu l'écart entre ce que l'on sait faire et ce que l'on a formellement appris. Deuxième enseignement : une légère différence selon le genre. Les femmes soutiennent cette ouverture à 94 %, contre 87 % chez les hommes. L'écart est modéré mais constant. Il serait hasardeux d'en tirer une conclusion définitive, mais on peut émettre l'hypothèse que cet écart traduit une sensibilité potentiellement plus forte des femmes aux mécanismes d'exclusion liés aux critères formels de recrutement. Troisième enseignement : une légère variation selon la catégorie socioprofessionnelle. Les CSP- soutiennent cette ouverture à 93 %, contre 89 % pour les CSP+. L'adhésion est forte dans les deux groupes, mais cet écart pourrait suggérer que les personnes dont les parcours sont moins linéairement académiques perçoivent plus directement les effets des critères d'embauche fondés sur le diplôme. Cette orientation s'inscrit dans un mouvement plus large. En France, des dispositifs comme la Validation des Acquis de l'Expérience (VAE) visent précisément à reconnaître officiellement des compétences acquises hors formation classique. Par ailleurs, selon des données citées par France Travail, près de 30 % des offres d'emploi en 2024 ne mentionneraient plus de prérequis académiques spécifiques, ce qui suggère que les pratiques de recrutement évolueraient déjà dans ce sens. Les débats autour des soft skills, de plus en plus valorisées par les recruteurs, illustrent également cette tendance de fond. Les résultats sont redressés pour refléter la structure de la population française dans son ensemble, ce qui en renforce la robustesse. Au final, la position des Français sur cette question est remarquablement convergente : l'ouverture des recrutements au-delà du seul critère du diplôme recueille une adhésion très large, quelle que soit la tranche d'âge, le genre ou la catégorie sociale. La question qui demeure ouverte est peut-être celle des conditions concrètes de cette ouverture : comment évaluer et garantir les compétences lorsque le diplôme ne fait plus office de référence commune ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours
MayMay
a demandé
Réponses
8142
Aztek21
a demandé
Réponses
7737
Lisa
a demandé
Réponses
7567