Société

Publié le

20/10/2025

Pensez-vous que les entreprises devraient + ouvrir leur postes aux personnes sans diplômes (grâce à l’expérience, la motivation, les qualités…)

Résultats bruts

du 15/07/2026 à 21:37

Depuis toujours

Réponses

1416

Oui

84%

Non

9%

Ne sais pas

7%

Synthèse des résultats

L'accès à l'emploi sans diplôme touche à la fois aux inégalités sociales, aux tensions du marché du travail et à l'évolution des pratiques de recrutement. Derrière cette question se joue un arbitrage fondamental : faut-il maintenir le diplôme comme critère de sélection, ou lui substituer, au moins partiellement, une évaluation des compétences réelles et du potentiel des candidats ? Sur ce sujet, les répondants sur Politês expriment une adhésion très large à l'idée d'une plus grande ouverture. Huit Français sur dix se déclarent favorables à ce que les entreprises ouvrent davantage leurs postes aux personnes sans diplôme, contre seulement 9 % d'avis contraires et 7 % d'indécis. La dynamique d'ensemble est celle d'un consensus marqué, avec peu de résistance visible. Premier enseignement, l'adhésion progresse nettement avec l'âge. Si les 18-24 ans sont déjà largement favorables (79 %), ce soutien monte à 91 % chez les 35-49 ans, puis à 94 % chez les 50-64 ans. Cet écart générationnel pourrait suggérer que les personnes les plus avancées dans leur parcours professionnel, ayant peut-être elles-mêmes expérimenté ou observé la valeur de l'expérience accumulée, accordent davantage de crédit aux compétences non académiques. Deuxième enseignement, un écart entre hommes et femmes mérite d'être relevé. Les femmes se montrent plus favorables (91 %) que les hommes (80 %), soit un différentiel de onze points. Cette divergence pourrait s'inscrire dans un contexte où les femmes sont statistiquement plus exposées à certaines formes de sélection discriminante à l'embauche, ce qui pourrait les rendre plus sensibles aux logiques alternatives au diplôme. Troisième enseignement, les catégories socioprofessionnelles dites moins favorisées (CSP-) affichent un soutien plus élevé (91 %) que les CSP+ (84 %) ou les inactifs (80 %). On peut émettre l'hypothèse que les personnes dont les trajectoires sont moins liées aux titres académiques valorisent davantage d'autres formes de reconnaissance des compétences. Ces résultats s'inscrivent dans un mouvement de fond qui traverse le monde du travail. La montée en importance des compétences comportementales — souvent désignées sous le terme de « soft skills » — dans les pratiques de recrutement illustre cette évolution : selon des données citées par des observateurs du secteur, une large majorité de responsables RH considérerait ces compétences comme aussi importantes que les savoirs techniques. Des dispositifs publics, comme la Validation des Acquis de l'Expérience (VAE), témoignent d'une volonté institutionnelle de reconnaître des parcours construits hors des voies académiques classiques. Le contexte de tensions sur certains segments du marché du travail pourrait par ailleurs rendre cette demande d'ouverture plus audible. Au-delà du consensus apparent, la question reste ouverte : entre adhésion de principe à une plus grande ouverture et mise en œuvre concrète dans les pratiques de recrutement, comment les entreprises et les acteurs sociaux pourraient-ils traduire cette aspiration en évolutions tangibles ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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