Société

Publié le

20/10/2025

Pensez-vous que les entreprises devraient + ouvrir leur postes aux personnes sans diplômes (grâce à l’expérience, la motivation, les qualités…)

Résultats ajustés

du 09/09/2026 à 19:55

Depuis toujours

Réponses

1352

Oui

91%

Non

5%

Ne sais pas

4%

Synthèse des résultats

La question du diplôme comme critère d'accès à l'emploi s'invite régulièrement au cœur des discussions sur le marché du travail. Dans un contexte où les tensions sur le recrutement poussent de nombreuses entreprises à repenser leurs critères de sélection, l'opinion des Français sur ce sujet revêt une portée particulière. Les résultats recueillis sur Politês sont nets : 91 % des répondants se prononcent en faveur d'une plus grande ouverture des postes aux personnes sans diplôme, contre seulement 5 % d'avis contraires et 4 % d'indécis. Ce niveau d'adhésion, rare dans les enquêtes d'opinion, traverse les catégories sociales, les genres et les régions. Premier enseignement : l'adhésion croît avec l'âge. Elle s'établit à 79 % chez les 18-24 ans, 84 % chez les 25-34 ans, 91 % chez les 35-49 ans, et 94 % chez les 50-64 ans. Cet écart générationnel mérite attention. On peut formuler l'hypothèse que les répondants les plus jeunes, encore proches du système scolaire et en quête de validation de leurs parcours académiques, entretiendraient un rapport plus ambigu à la question. À l'inverse, les générations plus avancées, davantage confrontées au monde du travail dans la durée, pourraient davantage mesurer la valeur de l'expérience et des compétences pratiques, indépendamment des titres obtenus. Deuxième enseignement : les femmes expriment une adhésion légèrement plus forte que les hommes, à 94 % contre 87 %. L'écart, bien que modéré, est cohérent et stable. Il pourrait suggérer une sensibilité différenciée aux questions d'accès à l'emploi et d'équité dans les parcours professionnels, sans qu'il soit possible d'en préciser les ressorts à partir des seules données disponibles. Troisième enseignement : la variable socioprofessionnelle révèle peu de divergences. Les CSP+ approuvent à 89 %, les CSP- à 93 %, les inactifs à 91 %. Ce resserrement des positions entre catégories habituellement contrastées pourrait suggérer que le sujet transcende les clivages de classe et d'intérêt économique immédiat. Cette adhésion très large s'inscrit dans un mouvement de fond documenté. En France, environ 30 % des offres d'emploi ne mentionneraient plus de prérequis académiques spécifiques selon certaines études récentes. Des dispositifs comme la Validation des Acquis de l'Expérience témoignent par ailleurs d'une reconnaissance institutionnelle croissante des compétences acquises hors du système scolaire. Les tensions de recrutement dans des secteurs comme le BTP, la logistique ou les services à la personne pourraient également nourrir, dans l'opinion, une représentation plus pragmatique des critères d'embauche. Les résultats présentés ici sont redressés pour refléter au mieux la diversité de la population française, et invitent à une lecture nuancée des variations observées sur certains segments aux effectifs plus limités. Au total, ces résultats illustrent une aspiration largement partagée à une conception plus ouverte et pragmatique du recrutement. La question qui demeure est celle du passage à l'acte : entre une opinion favorable et une évolution effective des pratiques des entreprises, le chemin à parcourir reste difficile à mesurer.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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