Société

Publié le

04/11/2025

Pensez-vous que les hommes déclenchent plus de guerres que les femmes ?

Résultats ajustés

du 09/09/2026 à 09:35

Depuis toujours

Réponses

1347

Oui

78%

Non

13%

Sans opinion

9%

Synthèse des résultats

La question de savoir si les hommes déclenchent plus de guerres que les femmes touche à des représentations profondes sur le genre, le pouvoir et la violence. Au-delà de l'anecdote, elle interroge la manière dont les répondants sur Politês perçoivent les dynamiques de genre dans les décisions politiques et militaires les plus lourdes de conséquences. Le résultat est sans ambiguïté sur sa tendance générale : 78 % des répondants estiment que les hommes déclenchent davantage de guerres que les femmes. Seuls 13 % y répondent par la négative, et 9 % se déclarent sans opinion. On est ici face à une adhésion très majoritaire à une représentation du conflit armé comme affaire principalement masculine. Premier enseignement, et sans doute le plus saillant : un écart marqué entre hommes et femmes. Les femmes approuvent cette affirmation à 86 %, contre 70 % chez les hommes. Cet écart de 16 points pourrait suggérer que les femmes s'approprient davantage cette lecture genrée des conflits, tandis qu'une part non négligeable d'hommes — 19 % d'entre eux — la conteste. On peut émettre l'hypothèse que les femmes se reconnaissent peut-être moins dans les dynamiques d'agression politique ou militaire, là où certains hommes pourraient percevoir cette formulation comme une généralisation réductrice. Deuxième enseignement : la relative stabilité des résultats selon l'âge. Toutes les tranches d'âge se situent entre 75 % et 80 % d'opinions favorables, sans qu'aucune ne se distingue nettement. On ne note pas, sur cette question, de clivage générationnel particulier. La représentation d'une guerre portée par les hommes semble partagée de manière assez homogène à travers les générations. Troisième enseignement : une convergence entre catégories socioprofessionnelles. CSP+, CSP- et inactifs affichent respectivement 79 %, 77 % et 79 % d'approbation, ce qui ne laisse apparaître aucun clivage social significatif sur cette question. L'adhésion à cette représentation transcende les appartenances socio-économiques. Ce résultat peut être lu à la lumière d'un contexte plus large. L'histoire du pouvoir politique et militaire est effectivement dominée par des figures masculines, et les représentations associant virilité et guerre sont profondément ancrées dans les cultures occidentales. Des travaux académiques nuancent pourtant ce tableau : des femmes dirigeantes ont historiquement été impliquées dans des décisions de conflit, et la guerre ne saurait se réduire à une seule variable de genre. Les représentations médiatiques, qui tendent à présenter les hommes comme protagonistes principaux dans les récits de conflits, pourraient contribuer à entretenir cette perception. Les résultats sont redressés pour être représentatifs de la population française. Les répondants issus des DOM-TOM affichent un score de 89 %, mais leur nombre trop faible ne permet pas d'en tirer des conclusions fiables ; ce segment n'est donc pas commenté. En définitive, les Français partagent très largement l'idée que les hommes sont davantage à l'origine des guerres que les femmes. Cette conviction, robuste et transversale, est avant tout portée par les femmes elles-mêmes. On peut s'interroger, en creux, sur la part respective que tient la réalité historique et la construction culturelle dans la formation de cette perception.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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