Société

Publié le

09/10/2025

Pensez-vous que l´école devrait proposer aujourd'hui des cours obligatoires de: cuisine, mécanique, tricot, broderie, bricolage?

Résultats bruts

du 25/07/2026 à 00:48

Depuis toujours

Réponses

3274

Oui

61%

Non

34%

Sans opinion

5%

Synthèse des résultats

La place des enseignements pratiques dans l'école française fait l'objet de débats récurrents. Longtemps associés à des filières spécifiques ou à des rôles sociaux genrés, des savoir-faire comme la cuisine, le bricolage, la mécanique, le tricot ou la broderie peinent à trouver leur place dans un curriculum général déjà dense. La question posée aux répondants sur Politês invitait à se prononcer sur l'opportunité de les rendre obligatoires. Le résultat global penche nettement en faveur d'une telle évolution : 61 % des répondants se déclarent favorables à l'introduction de ces cours obligatoires, contre 34 % qui s'y opposent. Seulement 5 % n'expriment pas d'opinion. Il s'agit d'une adhésion majoritaire, même si un tiers des répondants exprime un désaccord notable. Premier enseignement, et sans doute le plus saillant : l'écart entre femmes et hommes est marqué. Les femmes approuvent cette idée à 68 %, contre 55 % des hommes, soit un écart de 13 points. Cet écart pourrait suggérer que les femmes, historiquement plus concernées par certains de ces savoir-faire dans leur socialisation, en perçoivent davantage la valeur éducative ou l'utilité quotidienne. Il pourrait également refléter une sensibilité plus prononcée à la question des stéréotypes de genre que ces cours, rendus obligatoires pour tous, pourraient contribuer à déconstruire. Deuxième enseignement : les tranches d'âge intermédiaires sont les plus favorables. Les 25-34 ans et les 35-49 ans soutiennent l'idée à respectivement 63 % et 64 %, tandis que les 15-17 ans et les 65 ans et plus n'atteignent que 52 % et 50 % d'adhésion. La relative réserve des plus jeunes, qui sont actuellement scolarisés, pourrait indiquer une perception différente de la surcharge de programme ou de la pertinence de ces matières dans leur quotidien d'élève. Troisième enseignement : les catégories socioprofessionnelles inférieures (CSP-) affichent un soutien plus élevé (68 %) que les catégories supérieures (CSP+, 60 %) ou les inactifs (56 %). Cette différence pourrait aller dans le sens d'une valorisation plus forte des compétences pratiques et manuelles dans les milieux où ces savoir-faire présentent une utilité concrète et quotidienne plus directe. Cette adhésion majoritaire s'inscrit dans un contexte plus large. Les savoir-faire manuels ont longtemps été relégués aux filières professionnelles ou perçus comme secondaires face aux disciplines académiques. Des initiatives associatives et pédagogiques cherchent depuis plusieurs années à revaloriser ces compétences, notamment au nom de l'autonomie et du patrimoine culturel. La tension avec les contraintes structurelles du système scolaire — volume horaire, ressources disponibles, infrastructures — reste néanmoins entière. Au final, l'idée d'intégrer ces enseignements pratiques dans le tronc commun recueille un soutien qui dépasse les clivages habituels, même s'il n'est pas uniforme. La question qui demeure est de savoir si cette aspiration peut trouver une traduction concrète dans un système éducatif dont les marges de manœuvre curriculaires restent étroites. *Note méthodologique : les résultats présentés sont des données brutes, sans redressement statistique. Certains segments aux effectifs insuffisants, comme les DOM-TOM ou les agriculteurs exploitants, ont été écartés de l'analyse.*

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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