Société

Publié le

09/10/2025

Pensez-vous que l´école devrait proposer aujourd'hui des cours obligatoires de: cuisine, mécanique, tricot, broderie, bricolage?

Résultats bruts

du 04/09/2026 à 11:16

Depuis toujours

Réponses

3299

Oui

60%

Non

34%

Sans opinion

6%

Synthèse des résultats

La question de la place des compétences pratiques à l'école n'est pas nouvelle, mais elle revient régulièrement au cœur des débats éducatifs. Faut-il réserver le temps scolaire aux apprentissages académiques, ou l'école a-t-elle aussi vocation à transmettre des savoir-faire du quotidien — cuisine, bricolage, mécanique, tricot ou broderie ? C'est à cette question que les répondants sur Politês ont été invités à se prononcer. Le résultat global dessine une adhésion majoritaire : 61 % des répondants se prononcent en faveur de cours obligatoires dans ces domaines, contre 34 % qui s'y opposent. La part de sans-opinion reste modeste, à 5 %. On est loin d'un consensus total, mais la dynamique penche clairement vers le soutien à cette proposition. Premier enseignement notable : un écart de genre prononcé. Les femmes soutiennent cette proposition à 68 %, soit 13 points de plus que les hommes (55 %). Les personnes se déclarant non binaires affichent quant à elles un soutien encore plus élevé, à 71 %. Cet écart pourrait suggérer que la question est perçue différemment selon le genre — peut-être en lien avec une sensibilité plus marquée à la revalorisation de savoir-faire longtemps associés à la sphère domestique, ou à une aspiration à leur transmission désormais partagée sans distinction de genre. Deuxième enseignement : une variation générationnelle modérée mais cohérente. Les tranches d'âge centrales — 25-34 ans et 35-49 ans — affichent les soutiens les plus élevés, respectivement 63 % et 64 %, tandis que les plus jeunes (15-17 ans) et les plus âgés (65 ans et plus) se montrent moins convaincus, avec environ 50 à 52 % de soutien. On pourrait émettre l'hypothèse que les adultes en âge d'être parents perçoivent davantage l'utilité pratique de tels enseignements pour leurs enfants. Troisième enseignement : une légère sensibilité socio-professionnelle. Les CSP- soutiennent la proposition à 68 %, contre 60 % pour les CSP+ et 56 % pour les inactifs. Cet écart pourrait aller dans le sens d'une valorisation plus forte des savoir-faire manuels dans les milieux populaires, où ces compétences seraient perçues comme plus directement utiles à la vie quotidienne. Cette tendance s'inscrit dans un contexte historique plus large. L'enseignement des savoir-faire domestiques et manuels a longtemps occupé une place centrale dans l'éducation française, mais de manière fortement genrée : cuisine, couture et broderie pour les filles, travaux techniques pour les garçons. La généralisation de la mixité scolaire, consacrée par la loi Haby de 1975, a conduit à un alignement progressif des programmes, au détriment de ces enseignements pratiques. Le regain d'intérêt pour les compétences manuelles, porté notamment par les pédagogies actives et les réflexions sur l'éducation au XXIe siècle, pourrait contribuer à éclairer la réceptivité observée dans ces résultats. Il convient de noter que ces résultats sont des données brutes, sans redressement statistique, ce qui invite à une certaine prudence dans leur généralisation à l'ensemble de la population française. Au final, ces résultats révèlent un soutien clair mais non unanime à l'idée d'une école qui transmettrait aussi des compétences pratiques. La question qui reste ouverte est celle de la mise en œuvre : comment intégrer ces enseignements sans alourdir des programmes déjà denses, et en veillant à ce qu'ils ne reconduisent pas les stéréotypes de genre que l'école cherche précisément à dépasser ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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