Société
Publié le
09/10/2025
du 01/11/2026 à 00:01
Depuis toujours
Réponses
3396
Oui
60%
Non
34%
Sans opinion
6%
La place des savoir-faire manuels et pratiques dans l'enseignement scolaire est une question récurrente dans les débats éducatifs. L'idée de rendre obligatoires des cours de cuisine, mécanique, tricot, broderie ou bricolage touche à la fois aux finalités de l'école, à la transmission de compétences utiles à la vie quotidienne, et à la représentation que la société se fait de ce que les jeunes devraient savoir faire en sortant du système éducatif. Sur l'ensemble des répondants, une majorité se dégage en faveur de cette proposition : 60 % des Français interrogés sur Politês y sont favorables, contre 34 % qui s'y opposent. Les sans-opinion restent peu nombreux, à 6 %. L'adhésion est donc majoritaire, sans être unanime, et l'opposition représente un tiers des répondants — ce qui traduit un vrai débat de fond plutôt qu'un consensus tranquille. Premier enseignement notable : un écart marqué selon le genre. Les femmes sont 68 % à soutenir l'idée, contre 55 % chez les hommes, soit un écart de 13 points. Les personnes se définissant comme non binaires expriment un soutien encore plus élevé, à 72 %. Ce résultat pourrait suggérer que ces disciplines, historiquement associées à des rôles genrés, sont perçues différemment selon les expériences vécues et les représentations sociales de chaque groupe. Deuxième enseignement : une variation selon l'âge. Les tranches d'âge intermédiaires — 25-34 ans et 35-49 ans — affichent les taux de soutien les plus élevés, autour de 63-64 %. À l'inverse, les plus jeunes (15-17 ans) et les plus âgés (65 ans et plus) sont les moins convaincus, avec respectivement 51 % et 49 % de soutien. Chez les 15-17 ans notamment, l'opposition atteint 45 %, un niveau proche du soutien. On pourrait y lire une certaine résistance des premiers concernés — les élèves eux-mêmes — à une extension du périmètre des cours obligatoires. Troisième enseignement : une différence selon la catégorie socioprofessionnelle. Les CSP- soutiennent davantage la mesure, à 68 %, que les CSP+ (60 %) ou les inactifs (56 %). Ce résultat pourrait aller dans le sens d'une valorisation plus forte des compétences pratiques dans les milieux moins diplômés, où ces savoir-faire seraient peut-être perçus comme plus directement utiles au quotidien. Cette proposition s'inscrit dans une histoire longue. En France, l'enseignement des arts ménagers et des travaux manuels a existé dès la IIIe République, avant d'être progressivement marginalisé avec la généralisation de la mixité dans les années 1970. Aujourd'hui, les débats autour de la voie professionnelle et des compétences non académiques remettent à l'agenda la question de ce que l'école doit transmettre, au-delà des savoirs strictement théoriques. Ces résultats s'inscrivent dans ce questionnement de fond sur les finalités éducatives. Ces résultats sont issus de données brutes, sans redressement statistique. La surreprésentation de certaines catégories dans l'échantillon invite à lire ces chiffres avec prudence, notamment pour les segments les plus fins. Au fond, ce sondage révèle une aspiration assez largement partagée à ce que l'école transmette également des compétences concrètes — mais une aspiration dont l'intensité varie sensiblement selon les profils. La question de fond demeure ouverte : quelles compétences pratiques l'école devrait-elle enseigner, et à qui reviendrait cette décision — aux élèves, aux familles ou aux institutions ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours
MayMay
a demandé
Réponses
9015
Aztek21
a demandé
Réponses
8495
Lisa
a demandé
Réponses
8410