Société

Publié le

09/10/2025

Pensez-vous que l´école devrait proposer aujourd'hui des cours obligatoires de: cuisine, mécanique, tricot, broderie, bricolage?

Résultats bruts

du 15/09/2026 à 19:31

Depuis toujours

Réponses

3307

Oui

61%

Non

34%

Sans opinion

5%

Synthèse des résultats

La question de la place des savoir-faire pratiques à l'école revient régulièrement dans le débat public. Enseigner la cuisine, le bricolage ou encore la mécanique au même titre que d'autres matières soulève des enjeux qui dépassent le seul cadre des programmes scolaires : autonomie des élèves, préparation à la vie quotidienne, articulation entre école et société. C'est dans ce contexte que les répondants sur Politês ont été interrogés sur l'opportunité de rendre ces enseignements obligatoires. Le résultat est net : six répondants sur dix se déclarent favorables à l'introduction de ces cours obligatoires à l'école. Le « Oui » rassemble 60 % des répondants, le « Non » 34 %, et seulement 6 % sont sans opinion. Cette majorité indique une adhésion large à l'idée, même si un tiers des personnes interrogées s'y oppose. Premier enseignement notable : la dimension de genre. Les femmes se montrent sensiblement plus favorables que les hommes, avec 68 % de réponses positives contre 55 % chez ces derniers. Cet écart de treize points pourrait suggérer que les femmes perçoivent davantage ces apprentissages comme utiles ou légitimes dans le cadre scolaire, peut-être en lien avec une familiarité plus fréquente avec certains de ces savoir-faire. Les personnes se déclarant non binaires affichent quant à elles un taux d'approbation de 71 %, bien que cet effectif demeure modeste et invite à la prudence dans l'interprétation. Deuxième enseignement : la dimension générationnelle. L'adhésion varie selon les tranches d'âge, avec un pic chez les 25-34 ans et les 35-49 ans (63 % chacun), et des niveaux plus modérés aux deux extrémités de l'échelle : 51 % chez les 15-17 ans et 50 % chez les 65 ans et plus. On notera que ce sont les jeunes scolarisés ou récemment sortis du système scolaire qui expriment le plus de réserves, ce qui pourrait inviter à s'interroger sur leur perception d'une surcharge des programmes ou de la pertinence de ces matières dans leur quotidien d'élève. Troisième enseignement : la catégorie socioprofessionnelle. Les CSP- se montrent plus favorables (67 %) que les CSP+ (60 %) et les inactifs (56 %). Cela pourrait aller dans le sens d'une valorisation plus forte des compétences pratiques dans les milieux où l'apprentissage par la pratique est davantage ancré dans la culture familiale ou professionnelle. Cette aspiration à réintroduire des savoir-faire concrets à l'école s'inscrit dans une histoire longue. Depuis les lois Ferry du XIXe siècle, qui intégraient déjà des enseignements manuels différenciés selon le genre, jusqu'aux débats contemporains portés par diverses figures politiques autour de la cuisine ou du bricolage obligatoires, la question de l'équilibre entre savoirs théoriques et compétences pratiques traverse l'éducation française. Des enjeux actuels tels que la santé publique, l'autonomie face à l'inflation ou encore la distance croissante des jeunes générations avec les savoir-faire manuels donnent à ces propositions une résonance renouvelée. Ces résultats étant bruts et non redressés, une certaine prudence s'impose dans leur lecture, notamment en raison de la surreprésentation possible de certains profils au sein de l'échantillon. Au fond, les répondants sur Politês semblent attachés à l'idée que l'école ne prépare pas seulement aux diplômes, mais aussi à la vie. La question qui reste ouverte est peut-être moins celle du principe que celle de la mise en œuvre : comment intégrer ces enseignements sans alourdir des programmes déjà denses, et avec quels enseignants ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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