Société

Publié le

01/06/2026

Pensez-vous qu'un traumatisme puisse se transmettre entre générations ?

Résultats ajustés

du 26/10/2026 à 04:58

Depuis toujours

Réponses

658

Oui

77%

Non

16%

Ne sais pas

7%

Synthèse des résultats

La transmission intergénérationnelle des traumatismes est un sujet qui traverse à la fois la recherche scientifique, la clinique psychologique et les représentations collectives. Longtemps cantonné aux milieux académiques, ce concept suscite désormais une interrogation plus large : les expériences douloureuses vécues par une génération peuvent-elles laisser des traces durables chez leurs descendants, qu'ils les aient ou non directement vécues ? Sur ce sujet, les répondants sur Politês expriment une adhésion majoritaire et claire. Près de huit répondants sur dix, soit 77 %, estiment qu'un traumatisme peut effectivement se transmettre entre générations. Seuls 16 % rejettent cette idée, et 7 % déclarent ne pas savoir. On est davantage en présence d'un large consensus que d'une opinion partagée, même si une minorité non négligeable maintient une posture sceptique. Premier enseignement notable : un écart selon le genre. Les femmes adhèrent à cette idée à hauteur de 82 %, contre 72 % chez les hommes, soit dix points d'écart. Ce différentiel pourrait s'inscrire dans un contexte où les femmes sont, de manière générale, davantage exposées aux discours thérapeutiques et plus enclines à exprimer une sensibilité aux questions de santé mentale, sans qu'on puisse pour autant en inférer une conviction plus ou moins éclairée. Deuxième enseignement : une variation selon la catégorie socioprofessionnelle. Les CSP+ adhèrent à cette idée à 84 %, soit douze points de plus que les CSP- (72 %) et quatorze points de plus que les inactifs (70 %). Cela pourrait suggérer que l'exposition à ce concept — notamment via des pratiques thérapeutiques ou des environnements professionnels en lien avec la psychologie ou les sciences humaines — joue un rôle dans la formation de cette opinion. La diffusion inégale de ces savoirs dans la population pourrait ainsi se refléter dans les résultats. Troisième enseignement : les 18-24 ans se distinguent légèrement à la hausse, avec 81 % de réponses positives, tandis que les 25-34 ans et les 65 ans et plus marquent un léger recul, respectivement à 69 % et 68 %. Ces variations restent contenues et ne dessinent pas un clivage générationnel tranché. Elles pourraient néanmoins aller dans le sens d'une appropriation plus prononcée du sujet chez les jeunes adultes, peut-être en lien avec une exposition plus marquée aux débats sur la santé mentale dans l'espace public au cours de la dernière décennie. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte scientifique en évolution. Les recherches en épigénétique, notamment depuis les années 1960 avec les études portant sur les descendants de survivants de l'Holocauste, ont progressivement posé des bases empiriques à l'idée que des expériences traumatiques pourraient laisser des traces transmissibles. Si les mécanismes précis — biologiques, psychologiques ou comportementaux — font encore l'objet de débats au sein de la communauté scientifique, le concept a acquis une légitimité croissante dans les milieux cliniques et académiques. Cette évolution du discours savant aurait vraisemblablement contribué à façonner les représentations collectives. Les résultats présentés sont redressés et portent sur un échantillon de 658 personnes. La prudence reste de mise pour les sous-groupes les plus restreints, dont les résultats sont à lire à titre indicatif. Au final, la transmission intergénérationnelle des traumatismes apparaît comme une idée largement intégrée dans les représentations des Français, au-delà des clivages habituels. Ce qui reste ouvert, c'est la question du degré de compréhension de ce phénomène : adhère-t-on à une intuition partagée, ou à un concept dont les contours scientifiques sont réellement connus ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

Téléchargez Politês, l’application qui questionne autrement.

Phone

Nos différences sont notre force.