Société

Publié le

01/06/2026

Pensez-vous qu'un traumatisme puisse se transmettre entre générations ?

Résultats ajustés

du 15/07/2026 à 16:18

Depuis toujours

Réponses

572

Oui

77%

Non

16%

Ne sais pas

7%

Synthèse des résultats

La question de la transmission intergénérationnelle des traumatismes occupe une place croissante dans les débats scientifiques et sociétaux. Elle touche à la fois aux mécanismes biologiques, aux dynamiques familiales et à la mémoire collective, et interroge notre compréhension de l'héritage psychique transmis aux générations suivantes. Sur ce sujet, les répondants sur Politês expriment une adhésion nette et cohérente : 77 % estiment qu'un traumatisme peut effectivement se transmettre entre générations. Seuls 16 % s'y opposent, tandis que 7 % déclarent ne pas savoir. On est davantage face à un consensus relatif qu'à une opinion divisée, même si une minorité significative maintient une position sceptique. Premier enseignement, le genre constitue la ligne de clivage la plus nette dans ces résultats. Les femmes adhèrent à cette idée dans une proportion de 82 %, soit dix points de plus que les hommes, qui se situent à 72 %. Cet écart pourrait refléter une sensibilité différenciée à la thématique du traumatisme et de ses effets, possiblement liée à des expériences personnelles ou à une exposition plus importante à des récits de souffrance familiale. Il serait toutefois aventureux d'en tirer des conclusions définitives. Deuxième enseignement, les variations selon la catégorie socioprofessionnelle méritent attention. Les CSP+ affichent le taux d'adhésion le plus élevé parmi les groupes comparables, à 83 %, contre 72 % pour les CSP- et 70 % pour les inactifs. Cela pourrait aller dans le sens d'un accès plus large aux discours scientifiques, psychologiques ou médiatiques sur ce sujet au sein des catégories les plus diplômées, sans qu'il soit possible d'établir un lien causal direct. Troisième enseignement, la région Sud-Ouest se distingue par un taux d'adhésion plus faible, à 63 %, et un taux de refus plus élevé, à 28 %, par rapport aux autres grandes régions françaises, qui oscillent entre 76 % et 80 % de réponses positives. Cette singularité régionale demeure difficile à interpréter au regard des seules données disponibles, mais elle mérite d'être signalée. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où la recherche scientifique sur la transmission intergénérationnelle des traumatismes connaît un développement important. L'épigénétique, notamment, suggère que des expériences traumatiques intenses pourraient laisser des empreintes biologiques transmissibles aux générations suivantes, via des modifications de l'expression des gènes. Parallèlement, la psychologie transgénérationnelle explore depuis plusieurs décennies les mécanismes psychiques de cette transmission, à travers les non-dits familiaux, les deuils non résolus ou les loyautés invisibles. La convergence entre ces deux champs de recherche semble résonner dans l'opinion publique, même si les mécanismes précis font encore l'objet de débats au sein de la communauté scientifique. Ces résultats sont issus d'un échantillon redressé de 572 répondants. L'interprétation des données relatives à la région Sud-Ouest doit être abordée avec prudence, compte tenu des effectifs limités de ce sous-groupe. Sept Français sur dix, et davantage encore parmi certains groupes, considèrent que le traumatisme ne s'arrête pas à celui qui l'a vécu. Cette conviction, largement partagée, soulève une question de fond : dans quelle mesure la reconnaissance sociale de ce phénomène peut-elle influencer la façon dont les familles, les professionnels de santé et les politiques publiques appréhendent la souffrance héritée ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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