Politique

Publié le

20/10/2025

Pensez-vous que la démocratie française fonctionne bien ?

Résultats ajustés

du 13/09/2026 à 10:56

Depuis toujours

Réponses

1780

Oui

8%

Non

88%

Ne sais pas

4%

Synthèse des résultats

La question du bon fonctionnement de la démocratie est l'une des plus structurantes du débat politique contemporain. Elle touche à la légitimité des institutions, à la qualité de la représentation et au lien entre citoyens et pouvoirs publics. Interroger les Français sur ce sujet permet de mesurer un sentiment d'appartenance, ou au contraire de distance, vis-à-vis du système politique dans son ensemble. Le résultat est net : 88 % des répondants sur Politês estiment que la démocratie française ne fonctionne pas bien, contre seulement 8 % d'un avis contraire. La proportion de réponses indécises reste marginale, à 4 %. On se trouve face à un rejet très largement partagé, qui transcende les clivages habituels et dessine un constat commun à une écrasante majorité des personnes interrogées. Premier enseignement notable : la critique du fonctionnement de la démocratie française est partagée par les femmes comme par les hommes, avec respectivement 90 % et 87 % de réponses négatives. L'écart est faible, ce qui pourrait suggérer que la défiance envers le fonctionnement démocratique ne se distribue pas selon le genre, mais relève d'un sentiment plus transversal. Deuxième enseignement : les seniors expriment le rejet le plus marqué. Chez les 65 ans et plus, 98 % répondent que la démocratie ne fonctionne pas bien, un chiffre qui se distingue nettement des autres tranches d'âge. À l'inverse, les 15-17 ans et les 50-64 ans affichent les proportions de réponses positives les plus élevées, autour de 13 à 14 %, ce qui reste très minoritaire mais témoigne d'une légère variation générationnelle. On peut émettre l'hypothèse que les plus jeunes, encore en phase de socialisation politique, ou les actifs en milieu de carrière, entretiennent une relation légèrement moins tranchée à l'égard des institutions, sans que cela ne remette en cause la tendance générale. Troisième enseignement : les catégories socioprofessionnelles supérieures, les CSP+, ne font pas exception à ce rejet. Avec 91 % de réponses négatives, elles affichent même une proportion légèrement supérieure à la moyenne. Ce résultat pourrait indiquer que la désillusion ne se limite pas aux franges les moins intégrées au système économique, mais traverserait également les milieux a priori les mieux dotés pour y participer. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte plus large de questionnement sur la vitalité démocratique en France. Les débats autour de la crise de la représentation politique, de la hausse de l'abstentionnisme aux élections, ou encore du recours à des mécanismes constitutionnels perçus par une partie de l'opinion comme des contournements du débat parlementaire ont alimenté, au fil des années, un sentiment de déconnexion entre élus et citoyens. Des initiatives comme la Convention citoyenne pour le climat, lancée en 2019, ou les discussions récurrentes sur l'introduction d'outils de démocratie directe témoignent d'une recherche de nouvelles formes de participation, sans que celles-ci n'aient, jusqu'ici, suffi à restaurer pleinement la confiance. Il convient de noter que le segment des 65 ans et plus repose sur un effectif de 44 répondants ; si la direction du résultat est cohérente avec les autres tranches d'âge, ce chiffre invite à une lecture prudente. Au-delà des chiffres, ce qui ressort de ces résultats, c'est leur homogénéité. Quelle que soit la région, la tranche d'âge ou le profil socioprofessionnel, la perception négative du fonctionnement démocratique s'impose comme une donnée largement partagée. La question qui reste ouverte est celle des attentes sous-jacentes : ce rejet exprime-t-il une aspiration à une autre forme de démocratie, ou une désaffection plus profonde à l'égard de la politique en général ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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