Politique

Publié le

20/10/2025

Pensez-vous que la démocratie française fonctionne bien ?

Résultats ajustés

du 23/07/2026 à 22:16

Depuis toujours

Réponses

1770

Oui

8%

Non

88%

Ne sais pas

4%

Synthèse des résultats

La démocratie constitue l'un des piliers fondateurs de la République française. Pourtant, la question de son fonctionnement concret fait l'objet d'un débat qui s'intensifie depuis plusieurs années. Ce sondage, réalisé auprès d'un échantillon représentatif de la population française via la plateforme Politês, mesure la perception qu'ont les Français du bon fonctionnement de leur démocratie, à un moment où les institutions et la représentation politique sont régulièrement interrogées. Les résultats font apparaître une très large convergence. Seuls 8 % des répondants estiment que la démocratie française fonctionne bien, tandis que 88 % répondent par la négative. La part des indécis reste marginale, à 4 %. On se trouve donc face à un consensus négatif particulièrement affirmé, qui transcende les clivages habituels. Premier enseignement : cette désapprobation est remarquablement homogène selon le genre. Les femmes sont 90 % à répondre non, les hommes 87 %. L'écart est faible, ce qui pourrait suggérer que le sentiment de dysfonctionnement démocratique ne se structure pas selon cette variable et relèverait davantage d'une conviction partagée. Deuxième enseignement : les seniors se distinguent nettement par leur sévérité. Chez les 65 ans et plus, 98 % répondent non, et aucun répondant de cette tranche d'âge n'exprime d'incertitude. À l'autre extrémité, les 15-17 ans et les 18-24 ans sont légèrement moins catégoriques, avec respectivement 81 % et 82 % de réponses négatives, et une part d'indécision un peu plus élevée. Cet écart générationnel, sans remettre en cause la tendance dominante, pourrait indiquer que les plus jeunes maintiennent une forme d'hésitation ou de distance critique vis-à-vis du jugement global, là où les générations plus âgées expriment une conviction plus arrêtée. Troisième enseignement : les CSP+ se montrent les plus critiques parmi les catégories socioprofessionnelles renseignées. Ils sont 91 % à estimer que la démocratie ne fonctionne pas bien, contre 88 % pour les CSP- et 83 % pour les inactifs. Ce résultat pourrait aller dans le sens d'une désillusion particulièrement marquée chez les catégories les mieux dotées en capital culturel et politique, catégories généralement supposées entretenir un rapport plus direct aux institutions. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte de défiance institutionnelle documentée depuis plusieurs années. Les enquêtes disponibles sur la confiance dans les partis politiques et les institutions françaises font état de niveaux historiquement bas. Des événements politiques récents, tels que la dissolution de l'Assemblée nationale en juin 2024, ont pu alimenter un sentiment d'instabilité. Les débats sur les limites de la Ve République, la représentativité des élus et les aspirations à des formes de démocratie plus directe constituent autant d'éléments de contexte qui permettent d'éclairer, sans l'expliquer mécaniquement, l'ampleur de ce rejet. D'un point de vue méthodologique, les résultats présentés sont redressés, ce qui renforce leur robustesse. La taille de l'échantillon global est satisfaisante, bien que certains segments — notamment les 65 ans et plus ou les répondants des DOM-TOM — soient de taille plus modeste, invitant à une lecture prudente de leurs résultats spécifiques. Au-delà des chiffres, ces résultats donnent à voir moins un rejet de l'idéal démocratique qu'une insatisfaction profonde et largement partagée face à sa mise en œuvre concrète. La question qui se pose alors est celle des voies — institutionnelles ou citoyennes — par lesquelles cette attente pourrait trouver une réponse.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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