Politique
Publié le
20/10/2025
Résultats ajustés
du 02/10/2026 à 15:01
Depuis toujours
Réponses
1790
Oui
8%
Non
88%
Ne sais pas
4%
La question du fonctionnement de la démocratie française est l'une des plus structurantes du débat public contemporain. Au-delà du simple jugement sur des institutions, elle touche au lien de confiance entre les citoyens et le système politique qui les représente, et interroge la vitalité du contrat démocratique. Les résultats enregistrés sur Politês sont nets : 88 % des répondants estiment que la démocratie française ne fonctionne pas bien, contre seulement 8 % qui répondent par l'affirmative. La part des indécis reste marginale, à 4 %. On est en présence d'un consensus négatif particulièrement prononcé, qui transcende les clivages habituels de l'opinion. Premier enseignement : ce rejet est partagé par les hommes comme par les femmes, avec des écarts limités. Les femmes expriment un avis négatif à 90 %, les hommes à 87 %. Si l'adhésion positive est légèrement plus élevée chez les hommes (10 % contre 6 %), ces différences restent modestes au regard de l'ampleur du rejet global. Deuxième enseignement : une variation notable selon l'âge mérite attention. Les 65 ans et plus se distinguent nettement, avec 98 % de réponses négatives et seulement 2 % de réponses positives. À l'inverse, les 15-17 ans affichent le taux de satisfaction le plus élevé, à 15 %, et les 18-24 ans à 11 %. Ces écarts pourraient suggérer que les générations les plus jeunes, encore en construction de leur rapport au politique, maintiennent un niveau de jugement légèrement différent. Les plus âgés, dont l'expérience du système est plus longue, sembleraient exprimer un désenchantement plus affirmé. Troisième enseignement : les catégories socioprofessionnelles supérieures (CSP+) affichent le taux de rejet le plus élevé, à 91 %, et le plus faible taux de satisfaction (7 %). Les inactifs sont les plus nuancés, avec 13 % de réponses positives. Ce résultat pourrait aller dans le sens d'une insatisfaction qui ne serait pas uniquement liée à une situation économique personnelle difficile, mais traverserait l'ensemble du corps social. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où les enquêtes de référence sur la confiance institutionnelle en France pointent, depuis plusieurs années, une érosion continue du lien entre citoyens et institutions politiques nationales. La dissolution de l'Assemblée nationale en 2024, l'instabilité des majorités parlementaires, et une perception de déséquilibre dans le fonctionnement des pouvoirs sont autant d'éléments susceptibles d'alimenter ce sentiment de dysfonctionnement. On note par ailleurs que ce malaise coexisterait, selon les analyses disponibles, avec un attachement persistant aux principes démocratiques eux-mêmes. Les Français ne sembleraient pas rejeter la démocratie en tant qu'idéal, mais davantage la manière dont elle est mise en œuvre. Au fond, ce que ces résultats donnent à lire, c'est moins une hostilité à la démocratie qu'un sentiment largement partagé de décalage entre ses principes et sa réalité vécue. La question qui reste ouverte est de savoir si ce désenchantement, stable ou croissant, peut constituer un levier de transformation des pratiques politiques, ou s'il s'installe comme une donnée structurelle de la vie démocratique française.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours
MayMay
a demandé
Réponses
8771
chinaskih
a demandé
Réponses
7621
Victormlrt
a demandé
Réponses
6509