Sciences et Technologies

Publié le

29/11/2025

Pensez-vous que la Terre est plate ?

Résultats ajustés

du 04/08/2026 à 19:53

Depuis toujours

Réponses

565

Oui

1%

Non

98%

Ne sais pas

1%

Synthèse des résultats

La question de la forme de la Terre peut sembler anecdotique, mais elle constitue un indicateur utile pour mesurer la réception des savoirs scientifiques établis et la perméabilité à des discours alternatifs. Dans un contexte où les théories complotistes bénéficient d'une visibilité accrue via les réseaux sociaux, interroger les Français sur ce sujet offre un éclairage concret sur leur rapport à la science et à l'information. Le résultat global est sans ambiguïté : 98 % des répondants sur Politês rejettent l'idée d'une Terre plate, tandis que 1 % seulement y adhère et 1 % déclare ne pas savoir. Ce consensus quasi-total, rare dans les sondages d'opinion, témoigne d'une adhésion très large aux fondements scientifiques les plus établis. L'analyse par segments révèle néanmoins quelques nuances dignes d'attention. Du côté du genre, un écart est perceptible : 3 % des hommes répondent « oui » contre 0 % des femmes. L'écart reste très faible en valeur absolue, mais il est notable au regard du consensus général. Par catégorie socioprofessionnelle, les inactifs affichent un taux d'adhésion de 4 % contre 1 % pour les CSP+ et 0 % pour les CSP-. Cela pourrait suggérer un lien entre éloignement des milieux professionnels et une légèrement plus grande perméabilité à des croyances alternatives, même si la prudence s'impose face à des proportions aussi marginales. Géographiquement, la région Sud-Est se distingue avec 3 % de réponses « oui » et 3 % de « ne sais pas », soit un total de 6 % de répondants n'adhérant pas à la vision scientifique établie, contre 1 % en Île-de-France ou dans le Nord-Ouest. Ces résultats peuvent être lus dans un contexte plus large. Des enquêtes sur le complotisme en France ont indiqué, au cours des dernières années, qu'une part de la population estimait possible que la Terre soit plate, avec des chiffres oscillant autour de 9 % dans certaines études et atteignant 16 % chez les jeunes adultes selon d'autres. Les chiffres obtenus ici semblent sensiblement inférieurs, ce qui pourrait tenir aux caractéristiques de l'échantillon ou aux effets du redressement. Quoi qu'il en soit, la persistance d'une minorité, même infime, adhérant à cette croyance invite à ne pas considérer la question comme définitivement close. Le mouvement platiste s'articule souvent autour d'un rejet plus global des institutions et des savoirs officiels, nourri par les dynamiques des plateformes numériques. Ces résultats sont issus d'un échantillon redressé de 565 répondants. Les proportions en jeu restant très faibles, il convient de ne pas surinterpréter les écarts observés entre sous-groupes. L'enseignement principal de ce sondage est celui d'un consensus scientifique très solidement ancré. Les légères variations observées selon le genre, la catégorie socioprofessionnelle ou la région dessinent toutefois des pistes de réflexion sur les conditions dans lesquelles une minorité peut rester réceptive à des discours alternatifs. Cela pose une question plus large : dans quelle mesure ce consensus résiste-t-il sur des sujets où le doute scientifique est moins tranché ou davantage instrumentalisé ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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