Sciences et Technologies
Publié le
29/11/2025
du 24/10/2026 à 19:31
Depuis toujours
Réponses
572
Oui
1%
Non
98%
Ne sais pas
1%
La question de la forme de la Terre peut paraître anodine, voire ludique. Elle touche pourtant à un enjeu de fond : la manière dont les citoyens se positionnent face aux consensus scientifiques, dans un contexte où les théories alternatives circulent avec une facilité croissante. Mesurer l'adhésion à l'une des certitudes les mieux établies de l'histoire des sciences constitue ainsi un indicateur indirect du rapport à la connaissance et à la désinformation. Le résultat est sans équivoque : 98 % des répondants sur Politês estiment que la Terre n'est pas plate, tandis que 1 % répondent par l'affirmative et 1 % déclarent ne pas savoir. On se trouve ici face à un consensus quasi-total, rare dans les enquêtes d'opinion, qui traduit une adhésion très large au savoir scientifique établi sur ce sujet précis. Deux enseignements méritent néanmoins d'être soulignés. Le premier concerne le genre : si l'adhésion au consensus scientifique est universelle chez les femmes (100 % répondent non), elle est très légèrement inférieure chez les hommes, où 3 % répondent oui et 1 % ne se prononcent pas. Cet écart, bien que marginal en valeur absolue, est cohérent avec d'autres observations sur la réception différenciée des théories alternatives selon le genre, sans qu'il soit possible d'en tirer une conclusion causale directe. Le second enseignement porte sur la catégorie socioprofessionnelle : parmi les inactifs, 4 % répondent que la Terre est plate, contre 1 % chez les CSP+ et 0 % chez les CSP-. Cet écart, modeste en chiffres absolus, pourrait suggérer des différences dans l'exposition à certains types de contenus numériques ou dans les dynamiques d'accès à l'information, sans qu'il soit possible d'affirmer quoi que ce soit de définitif sur ce point. Ce résultat peut être lu dans un contexte plus large. La sphéricité de la Terre est une connaissance scientifique documentée depuis l'Antiquité, et les preuves en ont été accumulées sur des millénaires, des éclipses observées par Aristote aux images satellites contemporaines. Une frange minoritaire de la population, désignée sous le terme de « platistes », persiste néanmoins dans l'adhésion à une vision alternative. Ce mouvement, amplifié par les réseaux sociaux et leur tendance à favoriser les contenus engageants, s'inscrit dans une dynamique plus large de scepticisme envers les institutions scientifiques et gouvernementales. Le 1 % observé ici reste très en deçà des estimations évoquées dans certaines études internationales, ce qui pourrait aller dans le sens d'une population française globalement ancrée dans le consensus scientifique sur ce sujet. Les résultats présentés sont redressés, ce qui renforce leur fiabilité. On notera toutefois que certains sous-groupes affichent des effectifs très faibles, ce qui invite à ne pas surinterpréter les variations observées dans ces segments. Au-delà de l'anecdote, ce résultat confirme que la grande majorité des Français interrogés sur Politês maintient une adhésion forte aux connaissances scientifiques fondamentales. La question qui demeure ouverte est celle du 2 % restant : s'agirait-il d'une posture identitaire, d'une méfiance envers les institutions, ou d'une simple incertitude ? La compréhension de ce phénomène minoritaire, aussi modeste soit-il, pourrait éclairer des dynamiques plus larges sur le rapport à la vérité dans nos sociétés.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours
EricCantonnais
a demandé
Réponses
4754
matauxfrites
a demandé
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4585
Cysiboul
a demandé
Réponses
4395