Société
Publié le
26/04/2026
Résultats ajustés
du 13/07/2026 à 11:20
Depuis toujours
Réponses
492
Oui
41%
Non
50%
Sans opinion
9%
La question du féminisme contemporain occupe une place significative dans les débats sociétaux français. Dans le prolongement de mouvements comme #MeToo ou #BalanceTonPorc, et après plusieurs décennies de transformations législatives, la perception du mouvement féministe suscite des réactions contrastées selon les profils. C'est dans ce contexte que la question portant sur l'éventuel excès du féminisme actuel prend tout son sens. Au niveau global, une majorité des répondants sur Politês se prononce contre l'idée que le féminisme actuel irait trop loin : 50 % répondent non, contre 39 % qui répondent oui, et 11 % sans opinion. Il ne s'agit pas d'un consensus large, mais d'une orientation majoritaire dans un paysage d'opinions relativement divisé. Le premier enseignement saillant est l'écart selon le genre. Parmi les hommes, 54 % estiment que le féminisme actuel va trop loin, tandis que seulement 24 % des femmes partagent cet avis. Ces dernières sont au contraire 67 % à répondre non. Cet écart de plus de 30 points entre hommes et femmes constitue l'un des clivages les plus structurants de ce sondage. On pourrait émettre l'hypothèse que les femmes, en tant que premières concernées par les enjeux d'égalité, percevraient différemment les limites et les nécessités du mouvement féministe — mais cette interprétation demeure à ce stade une piste de lecture parmi d'autres. Le deuxième enseignement notable concerne la dimension générationnelle. On observe une progression sensible de l'adhésion à l'idée que le féminisme va trop loin à mesure que l'âge augmente. Chez les 25-34 ans, 31 % répondent oui, contre 66 % chez les 50-64 ans. Cette différence pourrait aller dans le sens d'une perception différenciée selon les générations : les plus jeunes ayant grandi dans un environnement où les revendications féministes contemporaines sont davantage normalisées pourraient y adhérer plus naturellement, même si d'autres facteurs pourraient également expliquer cet écart. Un troisième point mérite attention : les inactifs représentent le segment le plus indécis, avec 16 % de sans-opinion, un taux supérieur à celui des autres catégories socioprofessionnelles. Par ailleurs, parmi les CSP+ et les CSP-, les résultats sont proches, avec respectivement 38 % et 39 % estimant que le féminisme va trop loin. Ces données ne laissent pas apparaître d'écart notable lié au niveau socioprofessionnel. Ces résultats peuvent être lus à la lumière des débats qui traversent le féminisme français depuis plusieurs décennies. La diversité des courants — du féminisme libéral à l'intersectionnel, en passant par le féminisme radical — contribue à rendre le mouvement difficile à appréhender dans son ensemble. La tribune publiée en janvier 2018 par des personnalités dont Catherine Deneuve, dénonçant ce qu'elle qualifiait de puritanisme excessif, illustre le fait que les critiques adressées au féminisme ne proviennent pas uniquement de milieux hostiles à l'égalité, mais également de voix proches ou internes au mouvement. Cette pluralité des perceptions pourrait expliquer, au moins partiellement, la division observée dans les résultats. Les résultats présentés sont redressés pour refléter la population française dans sa diversité et portent sur 361 participants. Au-delà des chiffres, ce sondage révèle une opinion publique partagée sur les contours du féminisme contemporain. Les clivages les plus marqués se dessinent selon le genre et l'âge, davantage que selon la géographie ou la catégorie socioprofessionnelle. La question qui demeure ouverte est celle des représentations : ce que chacun entend par « féminisme actuel » conditionne sans doute largement la réponse donnée.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours
MayMay
a demandé
Réponses
8126
Aztek21
a demandé
Réponses
7720
Lisa
a demandé
Réponses
7557