Société
Publié le
20/10/2025
Résultats bruts
du 23/07/2026 à 07:24
Depuis toujours
Réponses
3136
Oui
85%
Non
11%
Ne sais pas
4%
L'empathie, entendue comme la capacité à ressentir les émotions d'autrui et à se préoccuper de leur bien-être, est régulièrement présentée comme un pilier du lien social. La question de son érosion dans les sociétés contemporaines traverse aussi bien les débats académiques que les préoccupations du quotidien. Ce sondage invite à mesurer dans quelle mesure les répondants sur Politês partagent ce sentiment d'un monde qui en manquerait. Le constat global est celui d'une adhésion très large : 85 % des répondants estiment que le monde manque d'empathie. Seuls 11 % s'y opposent, et 4 % déclarent ne pas savoir. Cette convergence de vues, toutes catégories confondues, dessine un sentiment partagé bien au-delà des clivages habituels. Premier enseignement : un écart de genre marqué. Les femmes expriment cette perception à 94 %, contre 79 % chez les hommes, soit un écart de 15 points. Sans qu'il soit possible d'en inférer une causalité directe, cela pourrait suggérer que les femmes se montrent, en moyenne, plus attentives aux dimensions relationnelles et émotionnelles, ou qu'elles en font davantage l'expérience dans leurs interactions sociales. Deuxième enseignement : une progression avec l'âge. Les 18-24 ans sont les moins nombreux à partager ce diagnostic (81 %), tandis que les 65 ans et plus y adhèrent à 94 %. Les tranches intermédiaires — 35-49 ans et 50-64 ans — se situent à 89 %. Cette gradation pourrait refléter une accumulation d'expériences sociales au fil du temps, ou une lecture du monde plus désenchantée à mesure que l'on avance en âge. Elle pourrait aussi traduire des différences dans la manière dont chaque génération perçoit et valorise l'empathie comme norme sociale. Troisième enseignement : une relative homogénéité socioprofessionnelle et géographique. Qu'il s'agisse des CSP+, des CSP- ou des inactifs, les écarts restent faibles, de l'ordre de 5 points au maximum. De même, les variations régionales sont peu significatives, oscillant entre 83 % et 87 %. La perception d'un déficit d'empathie semble donc transcender les appartenances sociales et territoriales. Ce résultat s'inscrit dans un contexte plus large où chercheurs, psychologues et sociologues s'interrogent depuis plusieurs années sur un possible affaiblissement de l'empathie collective, notamment sous l'effet de l'individualisme, de la polarisation des débats publics ou de la montée des interactions numériques. Des initiatives cherchent d'ailleurs à y répondre, à l'image du programme d'éducation aux compétences psychosociales déployé dans les établissements scolaires français. Ces résultats étant bruts, sans redressement de l'échantillon, une certaine prudence s'impose dans leur interprétation, notamment en ce qui concerne la représentativité exacte de chaque sous-groupe. Au-delà des chiffres, ce qui retient l'attention ici, c'est moins l'ampleur du consensus que sa transversalité. Le sentiment d'un monde qui manque d'empathie ne semble pas être l'apanage d'un groupe particulier. Une question demeure ouverte : ce diagnostic partagé se traduit-il par une attente d'action, et si oui, de la part de qui ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours
MayMay
a demandé
Réponses
8142
Aztek21
a demandé
Réponses
7737
Lisa
a demandé
Réponses
7567