Société

Publié le

20/10/2025

Pensez vous que le monde manque d’empathie ?

Résultats bruts

du 16/09/2026 à 18:34

Depuis toujours

Réponses

3167

Oui

85%

Non

10%

Ne sais pas

5%

Synthèse des résultats

L'empathie, entendue comme la capacité à comprendre et partager les émotions d'autrui, est souvent présentée comme un fondement des liens sociaux. La question de savoir si le monde en manque touche à des enjeux profonds : individualisme croissant, polarisation des débats, solitude sociale ou encore solidarité internationale. Ce que les répondants sur Politês en pensent offre un éclairage utile sur la façon dont ils perçoivent la qualité des relations humaines aujourd'hui. Le résultat est particulièrement net. Environ huit répondants sur dix estiment que le monde manque d'empathie — 85 % précisément. Seuls 10 % répondent par la négative, et 5 % déclarent ne pas savoir. On observe ici une adhésion très large, qui transcende les clivages habituels, ce qui confère à ce résultat une portée notable. Premier enseignement : l'écart entre les femmes et les hommes est l'un des plus marqués de cette enquête. Les femmes sont 93 % à estimer que le monde manque d'empathie, contre 79 % chez les hommes, soit un écart de 14 points. Les personnes non binaires se situent à 97 %, bien que l'effectif réduit de ce segment invite à la prudence dans l'interprétation. Cet écart pourrait suggérer que la sensibilité au manque d'empathie, ou la façon dont il est vécu au quotidien, ne se distribue pas de manière uniforme selon le genre. Deuxième enseignement : la conviction que le monde manque d'empathie tend à s'accentuer avec l'âge. Les 15-24 ans se situent autour de 81-82 %, quand les 35-49 ans atteignent 89 % et les 50-64 ans également 89 %. Chez les 65 ans et plus, cette proportion monte à 94 %. On pourrait émettre l'hypothèse que les générations plus âgées, disposant d'un recul plus long sur l'évolution des comportements relationnels, percevraient davantage les mutations du lien social au fil du temps. Troisième enseignement : les variations selon la catégorie socioprofessionnelle restent limitées, avec des niveaux proches entre CSP+ (84 %), inactifs (84 %) et CSP- (89 %). L'écart est modeste et n'appelle pas de lecture tranchée ; il indique en revanche que la perception d'un déficit d'empathie est partagée de façon transversale à travers les milieux sociaux. Ce résultat peut être mis en perspective avec plusieurs tendances observables dans les sociétés contemporaines. La montée de l'individualisme, la polarisation des espaces numériques, ou encore la multiplication des crises humanitaires peu couvertes médiatiquement sont autant de facteurs régulièrement évoqués dans le débat public pour expliquer un recul perçu de la solidarité et de la considération pour autrui. Des initiatives éducatives cherchent à répondre à cette préoccupation, notamment en intégrant l'empathie comme compétence à développer dès le plus jeune âge. Ce résultat s'inscrit ainsi dans un contexte où la question du lien social fait l'objet d'une attention croissante. Les résultats présentés ici sont des données brutes, sans redressement statistique. Ils reflètent la composition de l'échantillon interrogé et appellent à une interprétation mesurée, en particulier pour les segments aux effectifs les plus réduits. Au final, ce résultat traduit avant tout un sentiment très largement partagé d'une défaillance dans la qualité des relations humaines à l'échelle mondiale. La quasi-unanimité observée pose une question ouverte : cette perception commune pourrait-elle être le signe d'une prise de conscience collective, ou le reflet d'une attente déçue envers les autres et envers les institutions ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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