Politique

Publié le

13/10/2025

Pensez-vous que les médias manipulent l’opinion publique ?

Résultats bruts

du 17/07/2026 à 17:25

Depuis toujours

Réponses

5737

Oui

91%

Non

6%

Sans opinion

3%

Synthèse des résultats

La question de la confiance envers les médias et de leur influence sur l'opinion publique occupe une place centrale dans le débat démocratique contemporain. Elle touche à la liberté d'information, à la concentration des groupes de presse, ainsi qu'aux relations entre pouvoir économique, politique et journalistique. Interroger les répondants sur Politês sur la perception d'une manipulation de l'opinion publique par les médias revient à sonder un rapport à l'information qui dépasse la simple évaluation d'un secteur professionnel. La réponse est très largement partagée. 91 % des répondants estiment que les médias manipulent l'opinion publique, contre 6 % qui s'y opposent et 3 % sans opinion. Ce niveau de consensus est particulièrement élevé et laisse peu de place à l'ambivalence. Premier enseignement : cet accord transcende les différences de genre, même si des nuances méritent d'être relevées. Les femmes expriment cette conviction à 94 %, contre 89 % chez les hommes, soit un écart de cinq points. Sans être décisif, cet écart pourrait suggérer une méfiance légèrement plus affirmée chez les répondantes. Les personnes se déclarant non binaires partagent ce sentiment à 95 %. Aucun sous-groupe genré ne remet en question la tendance générale. Deuxième enseignement : les variations selon l'âge restent contenues. Les répondants âgés de 25 à 34 ans expriment un accord à 93 %, et ceux de 65 ans et plus à 95 %. À l'inverse, les 35-49 ans et les 50-64 ans affichent les niveaux les plus bas, à 88 % chacun — ce qui demeure très élevé. Il est intéressant de noter que les seniors, souvent présentés comme plus attachés aux médias traditionnels, n'expriment pas pour autant une confiance accrue à leur égard. Troisième enseignement : la catégorie socioprofessionnelle ne suffit pas à différencier significativement les répondants. Les CSP- répondent à 94 %, les CSP+ à 90 %. Cet écart de quatre points pourrait aller dans le sens d'une légère corrélation entre position sociale et degré de méfiance, mais les données disponibles ne permettent pas d'en tirer une conclusion ferme. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où les débats sur la concentration des médias, les conflits d'intérêts et la désinformation occupent une place croissante dans l'espace public français. La création de l'Arcom en 2022, héritière du CSA, et la loi du 22 décembre 2018 relative à la lutte contre la manipulation de l'information témoignent d'une reconnaissance institutionnelle de ces enjeux. Des organisations professionnelles comme le Syndicat national des journalistes (SNJ) alertent régulièrement sur les risques pesant sur l'indépendance éditoriale, tandis que différentes formations politiques soulèvent la question des liens entre propriété des médias et orientations journalistiques. Ce contexte pourrait contribuer à une perception largement partagée d'une information partiale ou orientée. Il convient de rappeler que ces résultats sont bruts et n'ont pas fait l'objet d'un redressement statistique. La population ayant répondu à cette question peut ne pas être strictement représentative de l'ensemble des Français, ce qui invite à la prudence dans toute généralisation. Au fond, ces données révèlent moins une opinion ciblée sur tel ou tel titre de presse qu'un rapport général de défiance envers le système médiatique dans son ensemble. La question qui reste ouverte est de savoir si cette défiance s'accompagne d'une recherche active de sources d'information alternatives, ou si elle coexiste avec une consommation quotidienne de médias perçus comme peu fiables.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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