Société
Publié le
20/11/2025
Résultats ajustés
du 18/08/2026 à 19:58
Depuis toujours
Réponses
1029
Oui
41%
Non
56%
Sans opinion
3%
L'expression « Quand on veut, on peut » est l'une des maximes les plus répandues dans la culture populaire française. Elle condense un idéal méritocratique selon lequel la volonté individuelle constitue la condition première de la réussite. Dans un contexte de débats persistants sur la mobilité sociale et les inégalités, la question de sa véracité perçue mérite d'être posée. Les résultats recueillis sur Politês indiquent que cette maxime divise les Français, avec une tendance nette au scepticisme. Une majorité de 56 % estime que l'expression n'est pas vraie, contre 41 % qui y adhèrent. Les sans-opinions restent marginaux, à 3 %, ce qui suggère que le sujet mobilise des convictions assez arrêtées dans l'ensemble. Premier enseignement : le scepticisme vis-à-vis de la maxime se retrouve dans toutes les tranches d'âge, à une exception notable. Chez les 25-34 ans (n=393), le rejet atteint 61 %, et chez les 15-17 ans (n=88), il s'établit à 63 %. À l'inverse, les 65 ans et plus constituent le seul groupe où les avis s'équilibrent, avec 48 % de « oui » contre 44 % de « non ». Ce résultat pourrait suggérer que les générations plus jeunes, davantage confrontées à des parcours d'insertion incertains, perçoivent avec plus d'acuité les limites d'un discours fondé sur la seule volonté individuelle. Les seniors, dont les trajectoires professionnelles se sont souvent construites dans un contexte de mobilité sociale plus favorable, pourraient pour leur part conserver une adhésion plus forte à cet idéal. Il convient toutefois de noter que le segment des 65 ans et plus repose sur un effectif limité (n=27), ce qui invite à une lecture prudente des chiffres le concernant. Deuxième enseignement : le statut d'activité introduit un écart notable. Les inactifs (n=262) sont sensiblement plus nombreux à répondre « oui » (46 %) que les CSP+ (38 %) ou les CSP- (39 %). Ce résultat est à première vue contre-intuitif : on pourrait s'attendre à ce que les personnes éloignées de l'emploi rejettent davantage cette maxime. Sa lecture demeure incertaine et doit être abordée avec prudence ; elle pourrait notamment refléter la diversité des profils regroupés sous la catégorie « inactifs », incluant des retraités ou des étudiants aux situations très distinctes. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte plus large. Les données disponibles sur la mobilité sociale en France indiquent que l'ascenseur social, s'il existe, progresse lentement. Certaines estimations avancent qu'il faudrait plusieurs générations pour qu'un descendant issu d'une famille modeste atteigne le revenu médian national. Le modèle méritocratique, bien qu'ancré dans les principes républicains, est régulièrement questionné par des travaux en sociologie qui soulignent le rôle du capital culturel et des déterminismes structurels dans les trajectoires individuelles. Le fait qu'une majorité des répondants rejette cette maxime pourrait témoigner d'une conscience croissante de ces réalités. Les résultats présentés sont redressés pour mieux refléter la population française dans son ensemble. Au-delà des chiffres, ce résultat soulève une question de fond : si une majorité des répondants doute que la volonté suffise, cela interroge leur rapport à la responsabilité individuelle d'un côté, et à la capacité des structures collectives à garantir l'égalité des chances de l'autre. La tension entre ces deux visions demeure l'un des axes structurants du débat social en France.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours
MayMay
a demandé
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8672
Lisa
a demandé
Réponses
8130
Aztek21
a demandé
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8105