Société

Publié le

07/11/2025

Pensez-vous qu'il y ait une vie après la mort ?

Résultats ajustés

du 22/08/2026 à 03:42

Depuis toujours

Réponses

575

Oui

35%

Non

43%

Ne sais pas

22%

Synthèse des résultats

La question de l'existence d'une vie après la mort est l'une des plus anciennes qui soit. Elle touche à la fois aux convictions religieuses et spirituelles, aux avancées scientifiques sur la conscience, et aux débats contemporains sur la fin de vie. Mesurer ce que les Français en pensent aujourd'hui, c'est prendre le pouls d'une société traversée par des évolutions culturelles profondes et une sécularisation croissante. Dans les résultats recueillis auprès de 571 répondants sur Politês, c'est le scepticisme qui domine, sans pour autant s'imposer sans partage. 43 % des répondants estiment qu'il n'existe pas de vie après la mort, tandis que 34 % y croient. Un répondant sur quatre, soit 23 %, déclare ne pas savoir, ce qui témoigne d'une incertitude réelle et non négligeable face à cette question fondamentale. L'enseignement le plus saillant est sans doute le clivage entre hommes et femmes. Chez les hommes, 58 % répondent non, contre seulement 22 % qui croient en une vie après la mort. Chez les femmes, la dynamique s'inverse presque complètement : 45 % répondent oui, et 30 % non. Cet écart considérable pourrait suggérer des rapports différenciés à la spiritualité et à la croyance religieuse selon le genre, une tendance qui s'observe dans de nombreux contextes culturels. Un second enseignement concerne la dimension générationnelle. Les 50-64 ans se distinguent nettement du reste de l'échantillon : 45 % d'entre eux croient en une vie après la mort, contre 29 % des 25-34 ans et 28 % des 18-24 ans. Cette corrélation entre avancée en âge et ouverture à la croyance en l'au-delà pourrait s'expliquer par une réflexion plus présente sur la mort à mesure que l'on s'en rapproche, ou par un attachement plus fort aux repères religieux dans les générations plus anciennes. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte de long mouvement de laïcisation de la société française. Depuis la loi de 1905 séparant l'Église et l'État, les pratiques et croyances religieuses ont progressivement évolué, laissant place à une pluralité de visions du monde. La question de la vie après la mort n'échappe pas à cette recomposition. Par ailleurs, les débats sur la fin de vie portés par la Convention Citoyenne en 2023 rappellent que la manière dont une société envisage la mort dit aussi beaucoup de sa façon de concevoir la vie et ce qui lui donne sens. Les résultats présentés ici sont redressés pour mieux refléter la population française dans son ensemble, ce qui renforce leur robustesse globale. Certains segments, comme les répondants résidant dans les DOM-TOM ou se déclarant non-binaires, ne comptent pas suffisamment de répondants pour permettre une interprétation fiable de leurs résultats spécifiques. Face à cette question fondamentale, les répondants français apparaissent partagés, avec une tendance au scepticisme qui n'efface ni une croyance significative ni une incertitude prononcée. Ce tableau nuancé invite à s'interroger sur l'évolution de ces convictions dans le temps, et sur la manière dont elles pourraient façonner les attitudes collectives face à la mort, à la fin de vie et au deuil.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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