Société

Publié le

18/05/2026

Pensez vous qu'une femme peut devenir présidente en France ?

Résultats ajustés

du 16/08/2026 à 00:26

Depuis toujours

Réponses

805

Oui

93%

Non

7%

Synthèse des résultats

La question de l'accession d'une femme à la présidence de la République française est l'une des plus symboliques du débat sur la place des femmes en politique. Elle touche à la fois aux représentations collectives, aux normes culturelles et à l'évolution concrète des institutions. Interroger les répondants sur Politês sur ce sujet revient à sonder leur perception de l'état du plafond de verre dans la plus haute fonction de l'État. Les résultats sont nets : 93 % des répondants estiment qu'une femme peut devenir présidente de la République, contre 7 % qui considèrent que ce n'est pas le cas. Cette adhésion très large traduit un consensus fort sur le principe de l'accessibilité de la fonction présidentielle aux femmes. Premier enseignement, le consensus traverse les lignes de genre. Hommes et femmes répondent de façon identique : 93 % dans chaque groupe estiment qu'une femme peut accéder à la présidence. L'absence d'écart entre les deux catégories pourrait suggérer que cette conviction est partagée de façon symétrique, indépendamment du genre des répondants. Deuxième enseignement, un écart générationnel mérite attention. Les répondants de 15 à 49 ans affichent des taux d'adhésion compris entre 94 et 96 %, tandis que les 50-64 ans descendent à 92 % et les 65 ans et plus à 84 %. Ce dernier groupe est le seul à afficher un taux de réponses négatives à deux chiffres, avec 16 %, tout en restant largement majoritairement favorable. L'écart entre la tranche d'âge la plus jeune et la plus âgée atteint environ onze points, ce qui pourrait aller dans le sens d'une différence de socialisation politique entre générations, sans qu'il soit possible d'en tirer une conclusion définitive. À noter que l'effectif des 65 ans et plus reste modeste (n=32), ce qui invite à une lecture prudente des chiffres de ce groupe. Troisième enseignement, une légère variation selon la catégorie socioprofessionnelle est observable. Les CSP- affichent un taux de 97 %, légèrement supérieur à celui des CSP+ établi à 93 %, tandis que les inactifs se situent à 89 %. Cet écart, modeste, pourrait refléter des nuances dans la perception de l'accessibilité des femmes au sommet du pouvoir selon les trajectoires sociales, sans qu'il soit possible d'en préciser les ressorts. Ces résultats peuvent être lus à la lumière d'une évolution historique longue. La France a connu un mouvement progressif d'intégration des femmes dans le champ politique, depuis l'obtention du droit de vote en 1944 jusqu'à la loi sur la parité de 2000, en passant par la nomination d'Édith Cresson comme première femme Premier ministre en 1991. Plusieurs femmes ont brigué la présidence, de Ségolène Royal au second tour de 2007 à Valérie Pécresse en 2022. Ce cheminement historique pourrait éclairer la forte adhésion observée : le principe de l'éligibilité féminine à la présidence semble aujourd'hui largement intériorisé. À noter que les résultats présentés sont redressés afin de mieux refléter la population française dans son ensemble. Au fond, ces résultats illustrent un consensus de principe fort sur l'accessibilité théorique de la présidence aux femmes. La question ouverte reste celle de l'écart entre cette conviction largement partagée et la réalité de la compétition politique : pourquoi, malgré ce consensus, aucune femme n'a encore été élue présidente de la République française ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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