Politique

Publié le

06/06/2025

Pensez-vous que le recours au référendum devrait être plus fréquent en France ?

Résultats ajustés

du 20/08/2026 à 06:18

Depuis toujours

Réponses

471

Oui

87%

Non

10%

Ne sais pas

3%

Synthèse des résultats

La question du référendum occupe une place particulière dans le débat démocratique français. Inscrit dans la Constitution comme l'un des deux modes d'expression de la souveraineté nationale, cet outil reste pourtant d'un usage rare sous la Ve République. Son éventuel élargissement, notamment sous la forme d'un référendum d'initiative citoyenne, cristallise des positions politiques et institutionnelles très diverses. Sur ce sujet, les Français interrogés dans le cadre de l'enquête Politês expriment une adhésion nette. À 85%, ils se déclarent favorables à un recours plus fréquent au référendum. Seuls 12% s'y opposent, et 3% ne se prononcent pas. La dynamique d'ensemble est donc celle d'un large consensus, avec une minorité d'opposition modeste et un taux d'indécision très faible. Premier enseignement, l'âge structure sensiblement les réponses. Les 18-24 ans affichent le soutien le plus fort avec 93% de réponses favorables, contre 80% chez les 50-64 ans. Cet écart d'environ treize points entre ces deux tranches d'âge pourrait suggérer une appétence plus marquée pour les formes de démocratie directe chez les plus jeunes, sans qu'il soit possible d'en établir la cause de manière certaine. Deuxième enseignement, la catégorie socioprofessionnelle introduit également une variation notable. Les CSP- se montrent plus favorables à 92%, contre 82% pour les CSP+. Cet écart de dix points pourrait aller dans le sens d'une demande d'expression directe plus forte parmi les catégories qui se sentent moins bien représentées par les institutions classiques, mais cette lecture reste une hypothèse à considérer avec prudence. Mis en perspective, ce résultat s'inscrit dans un contexte où les demandes de participation directe ont pris une visibilité croissante ces dernières années. Le mouvement des Gilets Jaunes avait notamment popularisé la revendication d'un référendum d'initiative citoyenne, soutenu à l'époque par des enquêtes faisant état d'un soutien compris entre 70 et 80% des Français selon les modalités envisagées. L'expérience de la Convention Citoyenne pour le Climat, dont les propositions n'ont finalement pas donné lieu à un référendum malgré des engagements initiaux, a pu également alimenter une attente non satisfaite quant aux mécanismes de consultation populaire. Par ailleurs, le référendum d'initiative partagée, introduit dans la Constitution en 2008, n'a jamais abouti à une consultation nationale, ce qui pourrait contribuer à entretenir un sentiment de distance entre les aspirations citoyennes et les pratiques institutionnelles. Les résultats présentés sont redressés pour refléter la population française, ce qui renforce la robustesse des tendances globales. Au fond, ce que ces résultats donnent à voir, c'est moins une remise en cause du principe représentatif qu'une aspiration à disposer de davantage de canaux d'expression directe. La question qui reste ouverte est celle des conditions concrètes qui rendraient cet élargissement à la fois légitime, opérationnel et protecteur des équilibres démocratiques.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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