Société

Publié le

15/12/2025

Pensez-vous que la religion devrait occupé une place plus importante au sein de la société ?

Résultats ajustés

du 16/07/2026 à 19:41

Depuis toujours

Réponses

1716

Oui

8%

Non

88%

Ne sais pas

4%

Synthèse des résultats

La place de la religion dans la société française est un sujet qui traverse les débats publics depuis plus d'un siècle. Ancrée dans la loi de 1905 instaurant la séparation des Églises et de l'État, la laïcité constitue un pilier du modèle républicain français. Pourtant, la question de savoir si la religion devrait y occuper une place plus importante reste d'actualité, dans un contexte de diversification du paysage religieux et de débats récurrents sur la visibilité des signes religieux dans l'espace public. Les résultats recueillis par Politês sont particulièrement nets. Les Français interrogés se prononcent à une large majorité contre une place plus importante de la religion dans la société : 88 % répondent non, 8 % oui, et 4 % se déclarent sans opinion. Il s'agit de l'un des rares sujets sur lesquels une position aussi large et aussi peu contestée se dégage, avec un niveau d'incertitude exprimée très faible. Premier enseignement : les différences entre hommes et femmes sont inexistantes sur cette question. Les deux groupes partagent exactement la même distribution de réponses, à 8 % de oui et 88 % de non. Les personnes s'identifiant comme non binaires expriment un rejet légèrement plus marqué, à 94 % de non, bien que cet effectif reste limité et appelle à la prudence dans l'interprétation. Deuxième enseignement : un écart générationnel se dessine, même s'il demeure relatif. Les 15-17 ans et les 18-24 ans sont les plus nombreux à répondre oui, à respectivement 15 % et 14 %, contre 7 % chez les 25-34 ans et les 35-49 ans. Les 65 ans et plus reviennent à un niveau légèrement plus élevé, à 13 %. Ces écarts pourraient suggérer une plus grande ouverture de certaines tranches d'âge — les plus jeunes comme les plus âgées — à l'idée d'une présence accrue du religieux dans la société, sans que cette tendance ne remette en cause le rejet majoritaire commun à l'ensemble des générations. Troisième enseignement : les inactifs se distinguent des autres catégories socioprofessionnelles. Parmi eux, 14 % répondent oui, contre 6 % pour les CSP+ et 8 % pour les CSP-. Cet écart, modeste en valeur absolue, pourrait aller dans le sens d'une sensibilité différenciée selon la position dans la société, sans qu'il soit possible d'en préciser les ressorts à partir des seules données disponibles. Ce résultat peut être lu à la lumière d'un attachement profond et durable des Français au modèle laïc. La loi de 1905 et ses principes semblent continuer à structurer les représentations collectives, y compris parmi les jeunes générations. Dans un contexte où des débats persistent sur la visibilité des signes religieux dans l'espace public ou sur l'adaptation des institutions à la diversité confessionnelle, cette position majoritaire n'apporte pas de réponse sur la manière dont la laïcité doit être appliquée au quotidien, mais exprime un attachement au principe de neutralité de la sphère publique. Au final, ce résultat dessine une société française dans laquelle la séparation du religieux et du politique fait l'objet d'un large accord de principe, toutes catégories confondues. La question qui reste ouverte est celle de la traduction concrète de cet attachement : comment la société française entend-elle articuler ce refus d'une religion plus présente avec la gestion pratique d'une diversité confessionnelle croissante ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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