Société

Publié le

15/12/2025

Pensez-vous que nous sommes suffisamment informé sur les différents métiers aux cours de nos études

Résultats ajustés

du 19/07/2026 à 16:19

Depuis toujours

Réponses

1668

Oui

4%

Non

94%

Sans opinion

2%

Synthèse des résultats

La question de l'orientation professionnelle occupe une place centrale dans les débats sur l'éducation. Savoir si les élèves et étudiants sont suffisamment informés sur les métiers au cours de leur scolarité touche à la fois à l'efficacité du système éducatif et aux trajectoires individuelles. C'est dans ce contexte que les répondants sur Politês ont été interrogés sur leur perception de cette information. Le résultat est d'une clarté marquée : 94 % des répondants estiment ne pas avoir été suffisamment informés sur les différents métiers au cours de leurs études. Seuls 4 % répondent par l'affirmative, et 2 % se déclarent sans opinion. Ce niveau de convergence témoigne d'un sentiment très largement partagé, qui traverse les principaux clivages démographiques. Premier enseignement, le consensus est présent dans toutes les générations. Toutes les tranches d'âge expriment une insatisfaction très marquée, avec des taux de réponse négative oscillant entre 85 % et 93 % selon les groupes. Seuls les 15-17 ans se distinguent légèrement, avec 12 % de réponses positives contre 85 % de négatives, ce qui reste néanmoins une minorité nette. Ce résultat pourrait suggérer que les plus jeunes, encore dans le système scolaire, perçoivent un effort d'information légèrement plus présent, sans pour autant le juger suffisant. Deuxième enseignement, la perception est encore plus critique chez les femmes. Les répondantes font état d'un taux de réponse négative de 96 %, contre 92 % chez les hommes. Cet écart, bien que modéré, est cohérent sur l'ensemble de la distribution et pourrait aller dans le sens d'une exposition inégale aux dispositifs d'orientation selon le genre, ou d'attentes différenciées vis-à-vis du système éducatif. Troisième enseignement, l'insatisfaction est partagée entre les catégories socioprofessionnelles. Les CSP- et les inactifs affichent respectivement 95 % et 96 % de réponses négatives, légèrement au-dessus des CSP+ à 92 %. Ce résultat pourrait indiquer que l'accès à l'information sur les métiers, ou du moins sa perception, varie selon les ressources disponibles pour compléter l'offre institutionnelle. Cette perception rejoint un débat de fond sur l'orientation scolaire en France. Le cadre institutionnel n'est pas inexistant : la loi LRU de 2007 a inscrit l'orientation et l'insertion professionnelle parmi les missions du service public de l'enseignement supérieur, des bureaux d'aide à l'insertion ont été créés dans les universités, et des plateformes comme l'Onisep ou Parcoursup proposent des ressources dédiées. Pourtant, l'existence de ces dispositifs ne semble pas se traduire, dans la perception des répondants, par un sentiment d'information suffisante. Cela pourrait inviter à s'interroger sur l'accessibilité réelle de ces outils, leur lisibilité ou encore leur adéquation aux besoins concrets des jeunes. Les résultats sont redressés pour refléter la population française dans son ensemble, ce qui renforce leur solidité. Le très faible taux de sans-opinion limite par ailleurs les marges d'incertitude sur la lecture principale. Au-delà des chiffres, ces résultats soulèvent une question de fond sur la nature de l'information attendue par les jeunes sur le monde professionnel : entre quantité d'information disponible et qualité de l'accompagnement ressenti, où pourrait se situer le manque ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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