Société
Publié le
15/12/2025
Résultats ajustés
du 01/09/2026 à 11:14
Depuis toujours
Réponses
1695
Oui
4%
Non
94%
Sans opinion
2%
L'orientation scolaire et professionnelle constitue un enjeu structurant pour les parcours des jeunes en France. La question de l'information sur les métiers durant les études est au cœur de nombreuses réformes et dispositifs publics depuis plusieurs décennies, des Centres d'Information et d'Orientation aux plateformes numériques comme Parcoursup ou l'Onisep. C'est dans ce contexte que les répondants sur Politês ont été interrogés sur leur sentiment d'avoir été suffisamment informés sur les différents métiers au cours de leurs études. Le résultat est d'une clarté nette : 94 % des répondants estiment ne pas avoir été suffisamment informés sur les métiers durant leurs études, contre seulement 4 % d'avis positifs et 2 % sans opinion. On se trouve face à un consensus négatif d'une ampleur peu commune, qui transcende les clivages habituels d'opinion. Premier enseignement : l'insatisfaction est partagée par toutes les tranches d'âge, avec toutefois une nuance notable chez les 15-17 ans. Si 85 % de cette tranche d'âge répondent négativement, ils sont proportionnellement un peu moins nombreux que leurs aînés à exprimer ce sentiment, et 12 % d'entre eux répondent positivement, contre 6 % ou moins pour toutes les autres tranches. Cela pourrait suggérer que les dispositifs mis en place ces dernières années pour améliorer l'information dès le collège et le lycée produisent un effet marginal auprès des plus jeunes, ou simplement que ces derniers, encore en cours d'études, ont une perception plus directe et moins rétrospective de l'information disponible. Deuxième enseignement : un léger écart entre hommes et femmes mérite d'être signalé. Les femmes expriment une insatisfaction encore plus prononcée, à 96 %, contre 92 % pour les hommes. Si cet écart reste modeste, il pourrait aller dans le sens d'une perception différenciée selon le genre quant à l'adéquation de l'information reçue sur les métiers, sans qu'il soit possible d'en identifier la cause à partir de ces seules données. Troisième enseignement : les catégories socioprofessionnelles convergent également dans ce rejet, les CSP- (95 %) et les inactifs (96 %) affichant une insatisfaction légèrement supérieure à celle des CSP+ (92 %). Cette tendance, même ténue, pourrait s'inscrire dans un contexte plus large où l'accès à l'information sur les métiers et les parcours de formation serait perçu comme inégalement distribué selon les milieux sociaux. Ces résultats peuvent être mis en perspective avec les nombreuses réformes engagées ces dernières années pour améliorer l'orientation. Des dispositifs comme le parcours Avenir, les concertations nationales entre acteurs de l'éducation, du monde économique et des régions, ou encore le plan annoncé pour 2025, témoignent d'une prise de conscience institutionnelle réelle. Pourtant, une étude du Céreq de mars 2025 relevait que 24 % des jeunes actifs ayant terminé leurs études en 2017 avaient engagé des démarches de réorientation entre 2020 et 2023, notamment en raison d'une non-concordance entre leur formation et leur emploi. Ce chiffre entre en résonance avec la très forte proportion de répondants qui déclarent ne pas avoir reçu une information suffisante sur les métiers. Les résultats ont été redressés pour refléter la population française dans son ensemble, ce qui renforce la robustesse de la lecture d'ensemble. La très faible part de répondants sans opinion (2 %) indique par ailleurs que le sujet n'est pas perçu comme abstrait ou éloigné des préoccupations quotidiennes. Au-delà des chiffres, ce qui ressort est l'homogénéité du constat : quel que soit l'âge, le genre, la catégorie socioprofessionnelle ou la région, le sentiment d'un déficit d'information sur les métiers durant les études est largement partagé. La question reste ouverte de savoir si ce sentiment reflète avant tout une attente structurellement difficile à satisfaire, dans un monde du travail en transformation rapide, ou s'il pointe vers des lacunes concrètes et améliorables des dispositifs existants.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours
MayMay
a demandé
Réponses
8721
Lisa
a demandé
Réponses
8174
Aztek21
a demandé
Réponses
8173