Société
Publié le
15/12/2025
Résultats ajustés
du 13/09/2026 à 07:10
Depuis toujours
Réponses
1700
Oui
4%
Non
94%
Sans opinion
2%
La question de l'information sur les métiers au cours du parcours scolaire et universitaire occupe une place centrale dans les réflexions sur l'orientation et l'insertion professionnelle. Elle interroge la capacité du système éducatif à préparer concrètement les jeunes aux réalités du monde du travail, dans un contexte où les carrières se diversifient et les marchés évoluent rapidement. Les résultats recueillis auprès des répondants sur Politês sont particulièrement nets. 94 % estiment ne pas avoir été suffisamment informés sur les différents métiers au cours de leurs études, contre seulement 4 % qui jugent cette information adéquate. Le taux de sans-opinion ne dépasse pas 2 %. Ce niveau de convergence est rarement observé sur ce type de question. Premier enseignement : ce sentiment d'insuffisance traverse toutes les tranches d'âge. Les 18-24 ans, pourtant les plus proches de leur parcours scolaire, expriment un avis négatif à 93 %. Les 25-34 ans confirment cette tendance, avec un taux identique de 93 %. Les 15-17 ans, encore inscrits dans le système éducatif, se distinguent légèrement avec un taux de réponse « non » de 85 %, soit le niveau le plus bas observé, mais qui demeure très élevé. Cet écart pourrait suggérer que les plus jeunes ont une perception un peu moins défavorable, peut-être en lien avec des dispositifs d'orientation récemment mis en place ; le constat reste néanmoins largement partagé quelle que soit la génération. Deuxième enseignement : une légère différence s'observe entre femmes et hommes. Les femmes répondent « non » à 96 %, contre 92 % pour les hommes. Cet écart, modeste, pourrait indiquer que les femmes ressentent de manière un peu plus prononcée les manques d'information, ce qui pourrait être mis en relation avec une représentation encore inégale de certains secteurs professionnels dans les supports d'orientation. Troisième enseignement : les catégories socio-professionnelles ne se distinguent que faiblement. Les CSP+ répondent « non » à 92 %, les CSP- à 95 % et les inactifs à 96 %. Si la hiérarchie suit un léger gradient, les écarts restent minimes et ne permettent pas de conclure à un clivage marqué selon le milieu social. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où les dispositifs d'information sur les métiers sont pourtant nombreux en France, qu'il s'agisse des ressources proposées par l'Onisep, du CIDJ ou de plateformes comme Studyrama. La multiplication de ces outils ne semble toutefois pas se traduire, dans la perception des répondants, par un sentiment d'information suffisante. Cela pourrait interroger non pas tant la quantité des ressources existantes que leur accessibilité réelle, leur intégration effective dans les parcours scolaires ou encore leur adéquation aux évolutions du marché du travail. Les résultats présentés ici sont redressés pour refléter la population française dans son ensemble, ce qui renforce leur représentativité. Au-delà de la convergence des chiffres, ces données donnent à voir un sentiment partagé et transgénérationnel d'un manque dans la préparation au monde professionnel. La question qui se pose alors n'est pas tant de savoir si les dispositifs existent, mais de comprendre pourquoi ils ne semblent pas, aux yeux d'une très large majorité, remplir pleinement leur rôle.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours
MayMay
a demandé
Réponses
8741
Aztek21
a demandé
Réponses
8197
Lisa
a demandé
Réponses
8187