Culture et Loisirs

Publié le

27/10/2025

Pensez-vous que les supports physiques (CD, blu-ray, vinyle, livre) ont encore leurs places à l’heure actuelle ?

Résultats ajustés

du 19/08/2026 à 21:58

Depuis toujours

Réponses

822

Oui

80%

Non

16%

Ne sais pas

4%

Synthèse des résultats

À l'heure où le streaming musical et les plateformes de vidéo à la demande dominent les usages culturels, la question de la place des supports physiques demeure un sujet de réflexion. Les CD, vinyles, Blu-ray et livres papier conservent-ils encore une valeur aux yeux des Français, ou leur recul face à la dématérialisation semble-t-il s'accélérer ? Les résultats recueillis sur Politês sont nets : quatre Français sur cinq estiment que les supports physiques ont encore leur place aujourd'hui. Précisément, 80 % répondent "Oui", 16 % "Non" et 4 % se déclarent indécis. On est loin d'un débat également partagé entre deux camps : il s'agit davantage d'une adhésion largement majoritaire, avec une minorité sceptique et une quasi-absence d'indécision. Premier enseignement, l'attachement aux supports physiques semble transcender les générations. Les 18-24 ans affichent le taux d'adhésion le plus élevé parmi les tranches d'âge analysées, à 86 %, devant les 65 ans et plus (85 %) et les 15-17 ans (84 %). Les 25-34 ans et les 35-49 ans se situent légèrement en retrait, à 78 % et 80 % respectivement. Ce constat pourrait suggérer que les générations nées à l'ère numérique ne rejettent pas pour autant les formats matériels, et qu'elles pourraient y trouver une valeur d'usage ou symbolique que le tout-numérique ne comblerait pas entièrement. Deuxième enseignement, des écarts apparaissent selon la catégorie socioprofessionnelle. Les CSP+ expriment une adhésion légèrement plus faible (78 %) que les CSP- (83 %) et les inactifs (84 %). Cet écart, modeste mais constant, pourrait aller dans le sens d'une plus grande familiarité avec les outils numériques chez les cadres et professions intellectuelles, ou d'une sensibilité différente à la possession d'objets culturels tangibles. Il convient toutefois de rester prudent sur cette interprétation. Troisième enseignement, une variation régionale mérite d'être signalée. L'Île-de-France affiche le taux d'adhésion le plus faible (77 %) et le taux de rejet le plus élevé (21 %), tandis que les régions Nord-Ouest (83 %) et Sud-Est (84 %) se montrent davantage favorables aux supports physiques. Cette différence pourrait être lue dans un contexte où les usages culturels des grandes métropoles tendent à s'orienter plus fortement vers les formats dématérialisés. Ces résultats peuvent être mis en perspective avec plusieurs dynamiques observées sur les marchés culturels. Le vinyle connaît un regain d'intérêt documenté, et le livre papier résiste à la progression de l'ebook, qui demeure marginal en France. L'attachement aux supports physiques renverrait ainsi à des valeurs tangibles : l'expérience de possession, la qualité perçue, la valeur de collection, ou encore une certaine indépendance vis-à-vis des plateformes et de leur pérennité. En définitive, loin d'être perçus comme des reliques du passé, les supports physiques semblent conserver une légitimité culturelle forte. La question qui se pose alors est de savoir si cette adhésion déclarée se traduit effectivement dans les comportements d'achat, et pour quels types de supports cette résistance au tout-numérique est la plus marquée.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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