Société

Publié le

20/10/2025

Peut-on être amoureux de plusieurs personnes à la fois ?

Résultats ajustés

du 17/08/2026 à 14:40

Depuis toujours

Réponses

808

Oui

54%

Non

32%

Ne sais pas

14%

Synthèse des résultats

La question de savoir si l'on peut être amoureux de plusieurs personnes à la fois dépasse le simple cadre de la vie sentimentale individuelle. Elle interroge des normes sociales profondément ancrées, la définition même de l'amour, et la manière dont les sociétés organisent les relations affectives. L'enjeu est à la fois intime et collectif : il touche à la liberté individuelle, aux structures familiales et aux représentations culturelles de la vie amoureuse. Face à cette question, les répondants sur Politês se prononcent en majorité par l'affirmative. 54 % estiment qu'il est possible d'être amoureux de plusieurs personnes à la fois, contre 32 % qui s'y opposent, et 14 % déclarent ne pas savoir. On n'est donc pas face à un consensus écrasant, mais à une adhésion majoritaire sur un sujet qui reste clivant pour près d'un tiers des répondants. Premier enseignement, la variable de genre dessine un écart notable. Les hommes sont 58 % à répondre oui, contre 51 % des femmes, soit un écart de sept points. Cela pourrait suggérer des représentations différenciées de l'amour et de l'exclusivité selon le genre, même si une majorité des deux groupes penche dans le même sens. Deuxième enseignement, la variable d'âge révèle une configuration intéressante. Les 35-49 ans sont les plus nombreux à répondre oui, avec 61 %, devant les 25-34 ans à 55 % et les 18-24 ans à 47 %. Ce résultat peut paraître contre-intuitif : on pourrait s'attendre à ce que les plus jeunes, supposément plus exposés aux évolutions des normes relationnelles, soient les plus affirmatifs. Cette configuration invite à la prudence dans l'interprétation et suggère que l'expérience de vie ou d'autres facteurs pourraient également jouer un rôle. Troisième enseignement, la catégorie socioprofessionnelle introduit également un écart. Les CSP+ répondent oui à 57 %, contre 49 % pour les CSP-, soit huit points d'écart. Les inactifs, à 55 %, se situent dans une position intermédiaire. Ces résultats pourraient aller dans le sens d'une sensibilité différenciée selon le milieu social, sans qu'il soit possible d'en tirer une conclusion définitive. Ce résultat s'inscrit dans un contexte plus large d'évolution des normes relationnelles. Le concept de polyamour, qui désigne la capacité à entretenir des relations amoureuses avec plusieurs personnes simultanément, avec le consentement de toutes les parties, a progressivement gagné en visibilité dans les débats publics et la culture populaire. Des penseurs et militantes — de Charles Fourier au XIXe siècle à Alexandra Kollontaï au début du XXe — ont théorisé des formes d'amour non exclusif bien avant que ces débats n'investissent les médias contemporains. Aujourd'hui, la non-monogamie consensuelle est un sujet discuté en psychologie, dans les médias et dans certains espaces juridiques, même si le cadre légal français reste fondé sur la relation dyadique et la monogamie. Les résultats sont redressés pour refléter la structure de la population française, ce qui renforce la robustesse de la lecture d'ensemble. Certains sous-groupes reposant sur des effectifs plus réduits, les écarts observés entre segments doivent être interprétés avec une prudence supplémentaire. En définitive, une majorité des répondants sur Politês semble ouverte à l'idée que l'amour n'est pas nécessairement exclusif, tout en laissant une place significative au doute et au refus. Une question reste ouverte : cette ouverture traduit-elle une évolution durable des représentations, ou reflète-t-elle avant tout une distinction entre ce qui est jugé théoriquement possible et ce qui est vécu ou souhaité en pratique ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

Téléchargez Politês, l’application qui questionne autrement.

Phone

Nos différences sont notre force.