Société
Publié le
20/10/2025
Résultats ajustés
du 29/09/2026 à 01:24
Depuis toujours
Réponses
812
Oui
54%
Non
32%
Ne sais pas
14%
La question de l'amour multiple touche à des représentations profondes de la vie affective et des modèles relationnels. Dans une société où la monogamie reste la norme juridique et culturelle dominante, elle invite à explorer ce que les Français pensent réellement de la nature du sentiment amoureux, au-delà des cadres institutionnels. Une majorité se dégage nettement : 54 % des répondants sur Politês répondent par l'affirmative à la question de savoir s'il est possible d'être amoureux de plusieurs personnes à la fois, contre 32 % qui le réfutent et 14 % qui expriment une incertitude. Ce résultat dessine une adhésion majoritaire, sans pour autant traduire un consensus : près d'un tiers des répondants rejettent cette idée, ce qui signale une opinion publique partagée, même si elle penche clairement dans un sens. Premier enseignement : un écart entre hommes et femmes mérite attention. Les hommes se montrent plus enclins à répondre oui (57 %) que les femmes (50 %), ces dernières exprimant également un refus plus marqué (35 % contre 30 %). Cet écart, modéré, pourrait suggérer que les représentations de l'exclusivité amoureuse restent différenciées selon le genre, sans qu'il soit possible d'en déterminer les ressorts précis. Deuxième enseignement : c'est la tranche des 35-49 ans qui exprime le plus fort taux d'adhésion, avec 62 % de réponses positives, devant les 65 ans et plus (59 %) et les 15-17 ans (58 %). À l'inverse, les 18-24 ans affichent le taux le plus bas (47 %) ainsi que le plus fort taux d'indécision (18 %). Ce résultat, contre-intuitif au regard des représentations habituelles, pourrait indiquer que la question de l'amour multiple ne se pose pas avec la même clarté selon les étapes de la vie affective. Troisième enseignement : des disparités apparaissent selon le milieu socioprofessionnel. Les CSP+ approuvent à 57 %, les inactifs à 54 %, tandis que les CSP- se montrent plus réservées avec 48 % d'opinions favorables et un taux de refus de 42 %. Cet écart pourrait aller dans le sens d'une réception différenciée des nouvelles formes relationnelles selon les contextes sociaux, même si cette lecture reste spéculative. Ces résultats peuvent être replacés dans un contexte plus large. La notion de polyamour, apparue dans les débats publics à partir des années 1990, désigne la capacité à entretenir plusieurs relations affectives simultanées avec le consentement de toutes les parties. Si le cadre juridique français ne reconnaît que les unions monogames, la recherche en psychologie confirme que la capacité à ressentir de l'amour pour plusieurs personnes est une réalité humaine documentée. Le fait qu'une majorité de répondants sur Politês se montre ouverte à cette possibilité pourrait s'inscrire dans une évolution plus large des représentations, portée par une visibilité accrue de ces modèles relationnels dans les médias et la culture. Ces résultats sont redressés pour refléter au mieux la population française. L'effectif global de 812 répondants permet une lecture solide des grandes tendances, même si certains sous-groupes appellent à la prudence dans l'interprétation. Si une majorité se montre ouverte à l'idée que l'amour peut s'éprouver pour plusieurs personnes à la fois, la question de ce que cela implique concrètement — pour les individus comme pour les normes sociales — reste entière. Entre représentation et pratique, l'écart pourrait s'avérer significatif.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours
MayMay
a demandé
Réponses
8777
Aztek21
a demandé
Réponses
8237
Lisa
a demandé
Réponses
8220