Société
Publié le
12/07/2025
Résultats ajustés
du 02/07/2026 à 10:47
Depuis toujours
Réponses
578
Pour
51%
Contre
43%
Ne sais pas
6%
L'ouverture des magasins le dimanche constitue l'un des débats récurrents de la vie économique et sociale française. Entre défenseurs du repos dominical comme acquis social et partisans d'une plus grande flexibilité commerciale, la question touche à la fois aux conditions de travail, aux habitudes de consommation et à l'organisation collective du temps. Au global, une courte majorité des répondants se déclare favorable à cette ouverture : 51 % y sont pour, contre 43 % contre, et 6 % ne se prononcent pas. Le résultat est serré, ce qui traduit une opinion publique divisée plutôt que tranchée, sans qu'un camp ne s'impose nettement. Premier enseignement notable : un écart sensible selon le genre. Les hommes sont 59 % à se déclarer favorables, tandis que 49 % des femmes s'y opposent, contre seulement 45 % d'entre elles qui y sont favorables. Cet écart pourrait refléter une perception distincte des enjeux selon le genre : les femmes étant statistiquement plus représentées dans les emplois du commerce de détail, secteur directement concerné par cette question, on peut émettre l'hypothèse que cette réalité influe sur leur rapport au sujet. Deuxième enseignement : la tranche d'âge des 50-64 ans se distingue nettement, avec 69 % de réponses favorables — le niveau le plus élevé observé parmi les segments d'âge. À l'inverse, les 18-24 ans sont les seuls à afficher une majorité relative contre l'ouverture dominicale, à 48 %, pour seulement 42 % en faveur. Cet écart générationnel marqué pourrait suggérer des attentes différentes vis-à-vis du temps libre et de la vie sociale, les actifs en milieu et fin de carrière se montrant nettement plus favorables que les jeunes adultes. Troisième enseignement : le profil socioprofessionnel dessine également une ligne de partage. Les CSP+ sont 58 % à soutenir l'ouverture dominicale, quand les CSP- s'y opposent majoritairement à 53 %. Ce clivage pourrait s'expliquer, en partie, par le fait que les catégories socioprofessionnelles moins favorisées occupent plus fréquemment des postes dans la distribution et le commerce — secteurs où le travail dominical impacte directement les conditions de vie. Enfin, la région Île-de-France se distingue très nettement du reste du territoire, avec 76 % de répondants favorables, contre des niveaux proches de 49 à 50 % dans la plupart des autres régions. Ce résultat pourrait s'expliquer en partie par le poids des zones touristiques et commerciales dans la capitale, où l'ouverture dominicale est déjà une réalité pour de nombreux commerces. Ces résultats s'inscrivent dans un débat structurel. Le cadre législatif français autorise déjà des dérogations au repos dominical, notamment dans les zones touristiques internationales et pour certains secteurs d'activité. Des évolutions réglementaires successives ont progressivement élargi ces possibilités, tout en maintenant un principe général de repos le dimanche. Les résultats présentés sont redressés pour refléter au mieux la population française. Les données ont été collectées auprès des répondants sur Politês. Au fond, ce résultat traduit moins un consensus qu'un équilibre fragile entre deux logiques : celle de la flexibilité économique et celle de la protection du temps collectif. La question de savoir si cet équilibre est appelé à évoluer — notamment sous l'effet de l'essor du commerce en ligne ou des pressions économiques — reste entière.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours
MayMay
a demandé
Réponses
8116
Aztek21
a demandé
Réponses
7705
Lisa
a demandé
Réponses
7551