Société
Publié le
12/10/2025
Résultats ajustés
du 07/07/2026 à 16:07
Depuis toujours
Réponses
676
J'y passe trop de temps
31%
J'y vais pour partager et interagir
17%
Je regarde, mais je poste très peu
45%
J'ai autre chose à faire, ça ne m'intéresse pas
7%
Les réseaux sociaux occupent une place centrale dans les débats publics contemporains, entre opportunités de connexion, questionnements sur la santé mentale et enjeux démocratiques. Interrogés sur leur rapport personnel à ces plateformes, les répondants sur Politês livrent un portrait nuancé, loin d'un récit unique. Le résultat le plus saillant est la prédominance d'un usage passif : 45% des répondants déclarent regarder les réseaux sociaux sans presque jamais publier. C'est la modalité la plus fréquemment choisie, devant le sentiment de surinvestissement en temps, qui concerne 31% des répondants. Seuls 17% se définissent comme des utilisateurs actifs, venant partager et interagir, et 7% se tiennent à l'écart, estimant avoir autre chose à faire. Premier enseignement : l'écart générationnel est particulièrement marqué autour du sentiment de passer trop de temps sur ces plateformes. Chez les 18-24 ans, cette perception atteint 56%, contre 24% chez les 50-64 ans. Cela pourrait suggérer que les plus jeunes intègrent davantage une forme de regard critique sur leur propre usage — ce qui pourrait aller dans le sens d'une prise de conscience croissante des effets de la consommation numérique intensive, sans que l'on puisse en déduire une volonté de déconnexion. Deuxième enseignement : le profil des utilisateurs actifs, ceux qui partagent et interagissent, semble évoluer avec l'âge de manière inattendue. Chez les 65 ans et plus, cette modalité rassemble 44% des répondants, un niveau nettement supérieur à toutes les autres tranches d'âge. On pourrait y lire une appropriation différente des réseaux sociaux par les seniors, peut-être davantage tournée vers le lien social et le maintien de connexions personnelles, là où les plus jeunes adopteraient plutôt une posture de consommation. Ces résultats portent toutefois sur un nombre limité de répondants dans cette tranche d'âge et méritent d'être lus avec prudence. Troisième enseignement : les inactifs au sens socioprofessionnel se distinguent également. 26% d'entre eux déclarent utiliser les réseaux pour partager et interagir, soit un niveau presque double par rapport aux CSP+ (13%) et aux CSP- (13%). Ce résultat pourrait s'expliquer par le fait que les réseaux sociaux constituent, pour certaines personnes sans emploi ou inactives, un espace de socialisation et d'expression plus central que pour des actifs en emploi. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte de débat public et législatif en France sur le temps passé en ligne. Des travaux scientifiques récents, notamment une revue de littérature publiée en 2023 dans le Journal of Adolescent Health, établissent un lien entre usage intensif des réseaux sociaux et dégradation de la santé mentale chez les adolescents. Des initiatives réglementaires cherchent par ailleurs à encadrer l'accès des mineurs à ces plateformes. Le fait qu'une majorité de jeunes reconnaissent eux-mêmes un usage qu'ils jugent excessif pourrait résonner avec ces préoccupations. Les résultats présentés sont redressés pour refléter la population française, ce qui renforce leur robustesse globale. Au-delà des chiffres, ce sondage réalisé sur Politês dessine un rapport aux réseaux sociaux à la fois ambivalent et différencié selon les générations et les situations de vie. La question reste ouverte : dans quelle mesure cette conscience d'un usage perçu comme excessif, particulièrement présente chez les jeunes, se traduit-elle ou pourrait-elle se traduire par de nouvelles pratiques numériques ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours
MayMay
a demandé
Réponses
8117
Aztek21
a demandé
Réponses
7710
Lisa
a demandé
Réponses
7552