Société

Publié le

09/06/2025

Quels métiers sont les plus mal rémunérés compte tenu de leur responsablités?

Résultats ajustés

du 20/08/2026 à 05:59

Depuis toujours

Réponses

504

Les profs

14%

Le personnel soignant

44%

Les policiers

10%

Métiers du social (aide à domicile,,,)

26%

Ne sais pas

6%

Synthèse des résultats

La rémunération des métiers au regard de leurs responsabilités constitue un sujet structurant du débat social français. Derrière la question du salaire se profile celle de la reconnaissance, autant économique que symbolique, du travail accompli dans des secteurs qui touchent directement à la vie quotidienne des citoyens. Les résultats recueillis par Politês font apparaître une orientation assez nette. Le personnel soignant est cité par près d'un répondant sur deux (46%) comme le métier le plus mal rémunéré compte tenu de ses responsabilités. Les métiers du social, tels que les aides à domicile, arrivent en deuxième position à 25%, devant les professeurs à 14% et les policiers à 9%. Seulement 6% des répondants déclarent ne pas savoir, signe d'une opinion relativement cristallisée sur le sujet. Premier enseignement, le choix du personnel soignant comme première catégorie transcende les clivages habituels. Chez les femmes, il recueille 47% des réponses, contre 42% chez les hommes, soit un écart limité qui pourrait suggérer un consensus assez large. Par tranche d'âge, ce choix est particulièrement marqué chez les 15-24 ans, où il dépasse 57%, et tend à s'atténuer avec l'âge, tombant à 36% chez les 50-64 ans. On pourrait y lire le reflet d'une génération ayant grandi avec des représentations fortes autour des soignants, notamment depuis la période de crise sanitaire, même si cette interprétation reste à manier avec précaution. Deuxième enseignement, la variable socioprofessionnelle introduit un écart notable. Parmi les catégories socioprofessionnelles les moins favorisées (CSP-), 54% désignent le personnel soignant, soit onze points de plus que chez les CSP+ (43%). En miroir, les métiers du social sont davantage cités par les CSP- (29%) que par les CSP+ (24%). Cela pourrait aller dans le sens d'une proximité plus directe avec ces métiers pour les catégories populaires, qu'il s'agisse d'expériences professionnelles proches ou d'un recours plus fréquent à ces services. Troisième enseignement, une dimension régionale mérite d'être soulignée. L'Île-de-France se distingue par une citation plus élevée des professeurs (22%, contre 10 à 16% ailleurs) et un score plus faible pour les métiers du social (14%). Ce profil singulier pourrait refléter des dynamiques propres à la région capitale, où la question de l'attractivité du métier enseignant et les difficultés de recrutement dans l'éducation nationale font régulièrement l'actualité. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte factuel documenté. Les aides-soignants et les professionnels du soin figurent parmi les métiers les plus féminisés, dont les salaires sont historiquement proches du SMIC. Plusieurs vagues de revalorisation ont eu lieu ces dernières années dans les secteurs du soin et de l'aide à domicile, sans que le sentiment d'une reconnaissance à la hauteur des responsabilités exercées ne semble pleinement installé dans l'opinion. Au-delà des chiffres, ces résultats donnent à voir une perception largement partagée d'un décalage entre la valeur sociale attribuée à certains métiers et leur niveau de rémunération. La question qui reste ouverte est celle de savoir si ce sentiment peut, à terme, peser sur les choix politiques et les arbitrages budgétaires, ou s'il demeure une conviction diffuse sans traduction concrète.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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