Société
Publié le
24/05/2026
Résultats ajustés
du 08/07/2026 à 00:50
Depuis toujours
Réponses
584
Oui
33%
Non
57%
Ne sais pas
10%
La question posée est en apparence hypothétique, mais elle révèle quelque chose de bien réel : le rapport que les Français entretiennent avec leur pays et avec l'idée de richesse extrême. Devenir milliardaire du jour au lendemain, resterait-on en France ? À une large majorité, les répondants sur Politês répondent non au départ : 57 % affirment qu'ils ne quitteraient pas la France, contre 33 % qui le feraient. Un répondant sur dix se déclare indécis. La dynamique est donc celle d'une adhésion majoritaire au territoire, sans pour autant relever du plébiscite : un tiers des répondants envisage l'expatriation, ce qui n'est pas négligeable. Premier enseignement, les femmes et les hommes ne répondent pas tout à fait de la même façon. Les hommes sont 34 % à dire qu'ils partiraient, contre 32 % des femmes — un écart modeste. Ce qui distingue davantage les deux groupes, c'est le niveau d'hésitation : 13 % des femmes se déclarent sans opinion, contre seulement 6 % des hommes. Cette incertitude plus marquée chez les femmes pourrait suggérer une réflexion plus ouverte sur la question, ou une difficulté plus grande à la trancher. Deuxième enseignement, les plus jeunes semblent légèrement plus enclins à envisager le départ. Les 15-17 ans sont 36 % à répondre qu'ils partiraient, un chiffre qui diminue pour atteindre 25 % chez les 25-34 ans, avant de remonter progressivement dans les tranches d'âge plus élevées. Cet écart entre générations pourrait aller dans le sens d'une relation différente à la mobilité selon les âges, mais aussi d'une perception plus ou moins favorable de la France comme environnement de vie à long terme. Troisième enseignement, les inactifs se distinguent des actifs. Parmi eux, 38 % envisageraient de quitter la France, contre 32 % chez les CSP+ et 30 % chez les CSP-. Cet écart pourrait suggérer que l'ancrage dans une trajectoire professionnelle et sociale tend à renforcer l'attachement au territoire, quand bien même la richesse deviendrait illimitée. Cette mise en perspective prend tout son sens dans un contexte où la fiscalité des grandes fortunes est régulièrement débattue en France. La suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune en 2018 et son remplacement par un impôt centré sur le patrimoine immobilier ont alimenté des discussions récurrentes sur l'attractivité du territoire pour les hauts patrimoines. La France applique par ailleurs une exit tax sur les plus-values latentes au moment d'un départ à l'étranger, ce qui témoigne d'une tension législative réelle autour de la mobilité des grandes fortunes. Ces éléments de contexte ne permettent pas d'établir un lien de causalité direct avec les réponses obtenues, mais ils dessinent un environnement dans lequel la question prend une résonance particulière. Les résultats ont été redressés afin de mieux refléter la diversité de la population française. Au final, ces résultats brossent le portrait d'une population majoritairement attachée à son territoire, même dans l'hypothèse d'une richesse soudaine et illimitée. Mais le tiers qui envisage le départ rappelle que cet attachement n'est pas universel. La question reste ouverte : est-ce la France que l'on quitterait, ou une certaine idée de ce que la richesse impose d'y vivre ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours
MayMay
a demandé
Réponses
8116
Aztek21
a demandé
Réponses
7705
Lisa
a demandé
Réponses
7551