Société
Publié le
06/06/2025
Résultats ajustés
du 07/07/2026 à 16:08
Depuis toujours
Réponses
523
Meilleure
34%
Pire
49%
Similaire
14%
Ne sais pas
3%
La question du déclassement intergénérationnel occupe une place récurrente dans le débat public en France. En demandant aux répondants de comparer leur situation actuelle à celle de leurs parents au même âge, on interroge à la fois le ressenti sur la mobilité sociale et la perception d'un progrès ou d'une régression dans les conditions de vie. Les résultats sont nets : près d'un répondant sur deux estime que sa situation est pire que celle de ses parents au même âge (49 %), tandis que 34 % jugent leur situation meilleure et 14 % la perçoivent comme similaire. Seuls 3 % déclarent ne pas savoir. Ces chiffres traduisent une perception majoritairement pessimiste de l'évolution intergénérationnelle, même si une part significative des répondants conserve un regard positif sur sa trajectoire. Premier enseignement : un écart de perception marqué selon le genre. Les hommes sont 46 % à estimer leur situation meilleure que celle de leurs parents, contre 24 % des femmes. Ces dernières sont à l'inverse 57 % à se considérer dans une situation pire, contre 39 % des hommes. Cet écart pourrait suggérer que les femmes perçoivent leur trajectoire socio-économique comme moins favorable, ce qui irait dans le sens d'inégalités persistantes dans les parcours professionnels et les niveaux de vie. Deuxième enseignement : une perception qui évolue sensiblement selon l'âge. Les 25-34 ans se montrent les plus pessimistes, avec 54 % estimant leur situation pire que celle de leurs parents et seulement 27 % la jugeant meilleure. À l'opposé, les 65 ans et plus affichent un bilan plus favorable — 45 % estiment leur situation meilleure, 32 % pire —, tout comme les 50-64 ans (43 % meilleure). On pourrait émettre l'hypothèse que les générations plus âgées, ayant connu des périodes de croissance économique soutenue et une plus grande stabilité du marché du travail, aient davantage le sentiment d'avoir progressé par rapport à leurs parents. Troisième enseignement : une dimension socio-professionnelle significative. Les répondants se classant en CSP- sont 61 % à estimer leur situation pire, contre 46 % pour les CSP+. À l'inverse, seuls 24 % des CSP- jugent leur situation meilleure, contre 37 % des CSP+. Cela pourrait indiquer que le sentiment de déclassement est plus fortement ressenti dans les catégories populaires, où les marges de progression par rapport à la génération précédente seraient perçues comme plus limitées. Ces résultats peuvent être lus à la lumière des travaux académiques sur la mobilité sociale en France, qui pointent une stabilisation du taux de mobilité sociale depuis le milieu des années 1980 et des trajectoires professionnelles jugées moins fluides qu'auparavant. Le ralentissement de la mobilité ascendante et la stagnation salariale ressentie par certaines catégories pourraient contribuer à alimenter ce sentiment de stagnation ou de recul. Les données collectées par Politês, redressées pour être représentatives de la population française, offrent une lecture fiable des tendances générales. La taille de certains sous-groupes, notamment les 65 ans et plus, reste modeste et invite à la prudence dans leur interprétation. Au fond, ces résultats donnent à voir une perception du progrès intergénérationnel qui n'est pas partagée de façon uniforme. Le sentiment d'avoir fait mieux que ses parents demeure minoritaire dans l'ensemble, et se distribue inégalement selon le genre, la génération et la position socio-professionnelle. La question qui en découle est de savoir si ce ressenti reflète des réalités objectives mesurables ou si d'autres facteurs — comme l'évolution des aspirations individuelles ou des références comparatives — jouent également un rôle dans cette perception.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours
MayMay
a demandé
Réponses
8116
Aztek21
a demandé
Réponses
7707
Lisa
a demandé
Réponses
7551